Avec GPT-5.6, OpenAI veut faire de ChatGPT sa super app
Après la levée des restrictions imposées par le gouvernement américain, OpenAI a mis GPT-5.6 en ligne et en a profité pour réorganiser en profondeur son offre logicielle, jusque-là partagée entre trois applications distinctes : ChatGPT, Codex et le navigateur Atlas. Désormais, c'est l'application Codex qui absorbe ChatGPT, tout en étant rebaptisée ChatGPT. Les utilisateurs conservent la possibilité de garder l'icône et l'interface habituelle de Codex, l'application proposant deux vues, l'une pour Codex, l'autre pour ChatGPT Work. L'ancienne application ChatGPT ne disparaît pas totalement : elle devient ChatGPT Classic, une version native pour Mac, tandis que la nouvelle mouture unifiée tourne sous Electron. Le navigateur Atlas, lancé en octobre 2025, ferme quant à lui ses portes après une carrière très courte ; ses fonctionnalités migrent vers l'application ChatGPT. Celle-ci intègre désormais un agent baptisé Work, capable de gérer des tâches lourdes comme la création de feuilles de calcul, de présentations, de documents ou de sites web, et de se connecter à des outils tiers tels que Slack, Gmail, Google Drive, Teams ou Salesforce. OpenAI cite l'exemple d'une étude client transformée automatiquement en brief marketing, puis en supports de vente adaptés à différents marchés, l'agent conservant le contexte à chaque étape grâce à GPT-5.6. Les tâches planifiées (rappels, résumés récurrents, surveillance de changements) sont plafonnées à une exécution par heure, avec des limites variables selon les formules : trois tâches actives pour l'offre Go, cinq pour Plus, quinze pour Pro, Business et Enterprise.
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de Next INpact. Lire l'article original →
Cette fusion traduit l'ambition d'OpenAI de transformer ChatGPT en véritable « super app », capable de couvrir aussi bien les usages grand public que les besoins professionnels, en évitant de disperser ses utilisateurs entre plusieurs logiciels concurrents. En intégrant un navigateur web et un accès aux fichiers stockés localement dans ses applications macOS et Windows, disponibles gratuitement pour tous, OpenAI cherche à retenir les usages qu'elle avait imaginés pour Atlas sans avoir à maintenir un navigateur autonome coûteux à développer. Pour les entreprises, la centralisation des fonctions Work au sein d'une seule interface simplifie l'adoption et renforce la dépendance à l'écosystème OpenAI face à des concurrents comme Google ou Microsoft.
Cette réorganisation s'accompagne d'une bascule technique plus large : les modèles GPT-5.4, y compris les GPTs personnalisés, ont été retirés le 26 juin, laissant place à GPT-5.5, dont la version Instant Mini sert désormais de modèle de secours en cas de limite atteinte. L'agent Work est déjà accessible sur le web et en mobile pour les abonnés Pro, Enterprise et Edu, avant une possible extension plus large. OpenAI mise ainsi sur une consolidation rapide de son catalogue pour accélérer face à la concurrence sur le terrain des agents autonomes en entreprise.
Pas d'impact direct sur la France/UE
Atlas qui ferme neuf mois après son lancement, ça en dit long sur la vitesse à laquelle OpenAI change d'avis. Sur le papier, fusionner ChatGPT, Codex et le navigateur dans une seule appli simplifie la vie de tout le monde, mais surtout ça enferme un peu plus les entreprises dans l'écosystème OpenAI plutôt que de les laisser piocher chez la concurrence. Le vrai test, c'est l'agent Work : gérer Slack, Gmail et Salesforce depuis un seul endroit, c'est vendeur sur une démo, reste à voir si ça tient quand on multiplie les outils connectés en prod.