
Aurora 1.5 : extension des modèles de fondation ouverts pour la météo et le système terrestre
Microsoft Research a dévoilé Aurora 1.5, une extension majeure de son modèle de fondation Aurora pour l'étude du système terrestre, développé initialement par Microsoft Research AI for Science et présenté pour la première fois en 2024, avant sa publication dans la revue Nature en 2025. Cette nouvelle version, portée par la division Microsoft Weather, ajoute 22 nouvelles variables météorologiques aux quatre variables d'origine, couvrant notamment les champs de surface, les niveaux de pression, le vent, la température, l'humidité, les précipitations et le rayonnement. Le modèle passe également à une résolution temporelle horaire, contre des intervalles plus larges auparavant, et intègre désormais la prévision d'ensemble probabiliste, une fonctionnalité très demandée par les utilisateurs. Cette technique consiste à exécuter plusieurs simulations simultanément pour évaluer l'éventail des résultats possibles et leur probabilité, plutôt que de produire une seule prévision déterministe. Le modèle est publié en open source sur GitHub, avec les poids disponibles sur Hugging Face, permettant à chercheurs et développeurs de l'évaluer, de l'adapter et de le déployer librement.
Cette mise à jour élargit considérablement le champ d'application d'Aurora, qui dépassait déjà la simple météo pour couvrir les vagues océaniques, la chimie atmosphérique et certaines applications climatiques via un réglage fin. Avec ses nouvelles variables et sa granularité horaire, le modèle devient pertinent pour des secteurs entiers qui dépendent de signaux terrestres intégrés : énergie, agriculture, transport et gestion des risques climatiques et de résilience des infrastructures. La résolution horaire permet par exemple d'anticiper précisément le début d'un épisode de précipitations, d'éclairer des décisions commerciales sensibles au climat, ou de suivre la trajectoire d'un cyclone tropical au moment de son atterrissage. Pour les organisations exposées aux aléas climatiques, ce niveau de précision peut directement améliorer la préparation opérationnelle et la prise de décision, dans un contexte où les risques liés au climat pèsent de plus en plus sur les communautés, les infrastructures et les économies à l'échelle mondiale.
Aurora 1.5 illustre une stratégie plus large de Microsoft consistant à faire passer la recherche de pointe vers un usage élargi : garder le modèle ouvert pour la communauté scientifique tout en construisant, autour de lui, une couche produit avec infrastructure cloud, accès géré et outils d'aide à la décision destinés aux entreprises. Cette architecture à deux niveaux, fondation ouverte d'un côté et services commerciaux Microsoft Weather de l'autre, vise à connecter les avancées de recherche aux données, à l'infrastructure et aux flux de travail opérationnels dont les organisations ont besoin. La démarche s'inscrit dans une tendance plus vaste de l'industrie vers des modèles de fondation ouverts pour l'observation de la Terre, où plusieurs acteurs technologiques cherchent désormais à concilier recherche académique publiable et exploitation commerciale à grande échelle des mêmes modèles.
Les agences meteorologiques et acteurs europeens de l'energie, l'agriculture ou la gestion des risques climatiques pourraient exploiter ce modele open source, mais aucune entite francaise ou europeenne n'est directement impliquee dans cette annonce.
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