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Enquête Box : pourquoi les leaders de l'IA en entreprise surpassent leurs pairs
BusinessVentureBeat AI · 2 min de lecture

Enquête Box : pourquoi les leaders de l'IA en entreprise surpassent leurs pairs

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Une nouvelle étude de Box, menée auprès de 1 640 décideurs informatiques aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France et au Japon, révèle une accélération spectaculaire de la maturité des entreprises en matière d'intelligence artificielle. La part des organisations se qualifiant d'avancées ou de pionnières est passée de 8% à 64% en seulement un an, tandis que celle des entreprises encore au stade précoce ou n'ayant pas démarré s'est effondrée de 53% à 9%. Selon ce rapport intitulé "State of AI in the enterprise", 80% des organisations constatent un retour sur investissement notable, défini comme une amélioration d'au moins 10%, et plus de la moitié observent un impact business mesurable dans les six mois suivant l'approbation d'un projet. Pour Olivia Nottebohm, directrice des opérations de Box, ce basculement s'explique moins par une avancée technique isolée que par la manière dont les entreprises organisent désormais leurs usages de l'IA, passant d'expérimentations individuelles à des opérations agentiques systématisées et déployées en production de façon reproductible.

L'écart de performance entre les entreprises les plus avancées et les autres tient avant tout à la rigueur d'exécution. La moitié des entreprises pionnières affichent un ROI supérieur à 25%, contre seulement 11% des entreprises en phase précoce, les catégories intermédiaires (avancées à 33%, en développement à 16%) se situant entre les deux. Ce qui distingue les leaders, précise Nottebohm, ce sont les équipes dédiées au déploiement des agents, une gouvernance formelle pour les encadrer, et la cohérence de la couche de contenu sur laquelle ces agents s'appuient, plutôt qu'une approche expérimentale et informelle. L'accès au contenu s'impose d'ailleurs comme le principal frein à la rentabilité de l'IA en entreprise en 2026: 96% des organisations jugent indispensable que leurs agents accèdent à des contenus spécifiques à l'entreprise, mais seules 36% ont effectivement connecté leurs agents à des contenus fiables pour de nombreux usages. Un quart des organisations pointent la fragmentation des données entre systèmes, 24% des difficultés d'intégration, 21% un manque de contrôles d'accès adéquats et 18% des contenus trop désorganisés pour être exploitables.

Ce déficit de confiance dans les contenus a aussi des conséquences en matière de sécurité: près de la moitié des organisations déclarent avoir déjà subi un incident d'exposition de données lié à l'IA, une proportion qui grimpe à 60% chez les entreprises pionnières, sans doute davantage exposées du fait de leurs nombreux agents et systèmes connectés, mais aussi mieux équipées pour détecter ces incidents. La part des organisations dotées de cadres de gouvernance établis ou avancés est passée de 24% en 2025 à 73% cette année, même si des lacunes subsistent dans l'instrumentation: seules 39% disposent d'une visibilité complète sur les usages sanctionnés et non sanctionnés de l'IA, et 34% ont établi des standards formels. Parmi les organisations les plus matures, 63% considèrent désormais leurs documents non structurés, contrats et rapports comme un avantage concurrentiel plutôt qu'un poids mort archivé numériquement, illustrant un changement de regard sur la donnée d'entreprise à l'ère des agents.

Impact France/UE

L'étude inclut la France parmi les quatre marchés interrogés, ce qui donne une indication directe sur la maturité et l'adoption de l'IA en entreprise dans l'Hexagone.

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Pourquoi les entreprises chinoises de l’IA accélèrent leur expansion mondiale ?
1Le Big Data 

Pourquoi les entreprises chinoises de l’IA accélèrent leur expansion mondiale ?

En l'espace de quelques jours fin avril 2026, trois startups chinoises d'intelligence artificielle ont concentré à elles seules plus de 11 milliards de dollars de financements potentiels ou confirmés. DeepSeek, fondée en 2023 avec le soutien du fonds quantitatif HighFlyer, s'apprête à réaliser sa toute première levée de fonds externe : le tour de table, initialement envisagé à 300 millions de dollars pour une valorisation de 10 milliards, pourrait atteindre 7 milliards de dollars et valoriser l'entreprise à près de 50 milliards. Moonshot AI, créateur des modèles Kimi, a de son côté levé 2 milliards de dollars sous la conduite de Meituan, portant ses financements cumulés à 3,9 milliards en six mois et sa valorisation au-delà de 20 milliards. StepFun, basée à Shanghai, serait quant à elle proche de finaliser une levée de 2,5 milliards de dollars, selon des sources proches du dossier. Ces chiffres signalent un tournant dans la perception des acteurs chinois de l'IA par les investisseurs mondiaux. Pendant des années, le capital-risque technologique en Chine a stagné depuis 2021, les investisseurs doutant de la capacité des startups locales à transformer leurs modèles en revenus durables. Ce doute s'estompe : les entreprises chinoises ont démontré qu'elles pouvaient non seulement produire des modèles de classe mondiale, mais aussi les intégrer dans des usages concrets et monétisables. Moonshot, par son partenariat avec Meituan, déploie des agents capables de réserver des hôtels ou commander des repas, tandis que son modèle Kimi K2.6 peut orchestrer jusqu'à 300 sous-agents simultanément pour automatiser des tâches complexes en programmation. StepFun déploie déjà ses modèles sur des millions d'appareils, des smartphones aux véhicules intelligents, visant une IA embarquée à grande échelle plutôt qu'un simple chatbot. Ce regain de dynamisme s'inscrit dans un contexte de compétition mondiale accélérée avec les laboratoires américains comme OpenAI, Google DeepMind ou Anthropic. DeepSeek avait marqué les esprits début 2025 en publiant en open source ses modèles R1 puis V4, prouvant qu'un acteur chinois pouvait rivaliser techniquement avec des budgets bien inférieurs. Cette stratégie ouverte a construit une crédibilité internationale que les investisseurs valorisent aujourd'hui massivement. La question qui se pose désormais est celle de l'expansion hors de Chine : ces entreprises ne cherchent plus seulement à rattraper la Silicon Valley, elles visent à imposer leurs plateformes, leurs infrastructures et leurs standards dans les marchés asiatiques, européens et émergents, là où les acteurs américains n'ont pas encore consolidé leur position.

UELes startups chinoises de l'IA ciblent explicitement les marchés européens pour leur expansion, ce qui pourrait modifier l'équilibre concurrentiel et offrir aux acteurs européens des alternatives aux plateformes américaines.

💬 11 milliards en quelques jours, c'est plus le signal d'un rattrapage, c'est celui d'une offensive. Ce qui a changé par rapport à 2023, c'est que Moonshot ou StepFun ne vendent plus des benchmarks : ils déploient des agents qui réservent des hôtels et font tourner de l'IA embarquée sur des millions d'appareils. Et l'Europe, là-dedans, c'est exactement le terrain que ces boîtes visent, là où ni Google ni OpenAI n'ont vraiment verrouillé quoi que ce soit.

BusinessOpinion
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IA en entreprise : sans méthode, les coûts dépassent les bénéfices
2Le Big Data 

IA en entreprise : sans méthode, les coûts dépassent les bénéfices

Tristan Duranté, cofondateur du cabinet Studeria et spécialiste de l'intelligence artificielle appliquée, alerte sur un décalage croissant entre l'équipement des entreprises françaises en outils d'IA générative et leur capacité réelle à en tirer des bénéfices mesurables. Selon lui, les logiciels dotés d'intelligence artificielle se sont diffusés dans la quasi-totalité des fonctions de l'entreprise, de la rédaction à la recherche documentaire en passant par l'automatisation des tâches administratives, mais cette diffusion technologique n'a pas été accompagnée d'une transformation équivalente des méthodes de travail. Beaucoup d'organisations, notamment des PME, multiplient les essais de solutions différentes sans revoir leurs processus internes, ce qui limite l'exploitation réelle des investissements consentis dans la recherche et l'innovation. L'expert pointe aussi la montée de ce qu'il appelle la « shadow AI », c'est-à-dire l'usage par les salariés d'outils d'intelligence artificielle non validés ni encadrés par leur employeur, un phénomène favorisé par la simplicité d'accès aux assistants conversationnels et aux générateurs de contenus. Ce constat a des implications concrètes pour les directions d'entreprise qui accumulent abonnements et licences sans stratégie de données définie en amont. Tristan Duranté résume la situation en soulignant qu'« accumuler des licences technologiques sans stratégie de données préalable ne garantit aucun retour sur investissement ». En clair, les dépenses en outils d'IA s'accumulent tandis que les gains de productivité restent difficiles à quantifier, faute de gouvernance claire sur l'usage des données et sur la cohérence des pratiques entre équipes. La généralisation de la shadow AI ajoute un risque supplémentaire, celui de la confidentialité des données sensibles de l'entreprise et du non-respect d'obligations réglementaires, à un moment où les cadres juridiques autour de l'intelligence artificielle se précisent en Europe. Pour les dirigeants, l'enjeu n'est donc plus seulement de s'équiper, mais de structurer l'adoption de ces outils pour que les investissements se traduisent réellement en performance. Ce diagnostic s'inscrit dans un contexte où les projets d'intelligence artificielle en entreprise restent encore majoritairement pilotés par les équipes techniques, alors que les usages concernent tout autant les ressources humaines, les fonctions commerciales, le marketing ou les services administratifs, ces métiers étant les premiers concernés par les processus que l'IA vise à transformer. Tristan Duranté plaide pour la diffusion d'une véritable culture de l'intelligence artificielle à l'échelle de toute l'organisation, ce qui suppose un travail préalable sur la qualité des données, une révision des procédures internes et des formations adaptées à chaque métier plutôt qu'à la seule direction informatique. Selon lui, les entreprises qui engagent dès maintenant cette montée en compétences prendront une avance durable, alors que les usages de l'intelligence artificielle sont appelés à devenir de plus en plus structurants dans les années à venir pour l'ensemble des secteurs économiques.

UEConcerne directement les PME et entreprises françaises, confrontées à un manque de gouvernance des données face à un cadre réglementaire européen sur l'IA qui se précise.

BusinessOpinion
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Marché entreprise : les acteurs de l’IA misent sur des ingénieurs placés chez le client
3Next INpact 

Marché entreprise : les acteurs de l’IA misent sur des ingénieurs placés chez le client

Microsoft et Amazon ont annoncé coup sur coup la création de divisions dédiées au Forward Deployed Engineering (FDE), c'est-à-dire au placement direct d'ingénieurs IA chez leurs clients entreprise. Chez Microsoft, cette nouvelle entité baptisée Microsoft Frontier Company doit mobiliser 2,5 milliards de dollars d'investissement et réunir 6 000 experts métier et ingénieurs. Selon Judson Althoff, CEO de Microsoft Commercial Business, elle doit devenir « l'organisation d'ingénierie la plus importante, compétente et orientée vers l'obtention de résultats concrets et mesurables pour les clients », chargée de co-concevoir et déployer des systèmes d'IA à grande échelle avec les entreprises clientes. De son côté, Amazon Web Services a annoncé plus tôt dans la semaine sa propre division Forward Deployed Engineering, avec un investissement de 1 milliard de dollars. OpenAI avait ouvert le bal dès le mois de mai en rachetant l'ESN Tomoto pour créer The OpenAI Deployment Company, financée par 19 investisseurs pour plus de 4 milliards de dollars. Une semaine auparavant, Anthropic avait dévoilé un dispositif comparable, en s'associant à des acteurs financiers pour bâtir une structure commerciale où ses ingénieurs travaillent aux côtés d'intégrateurs partenaires afin d'accélérer le déploiement de projets fondés sur les modèles Claude, sans que le montant investi soit précisé. Google Cloud a lui aussi annoncé début juin son intention de recruter massivement sur ce créneau. Cette course au FDE traduit un changement de modèle économique pour les géants de l'IA, qui ne se contentent plus de vendre des accès API ou du cloud mais placent désormais des compétences humaines directement dans les équipes de leurs clients pour garantir des résultats métiers concrets. Pour les entreprises, cela promet des déploiements plus rapides et mieux adaptés à leurs cas d'usage réels, mais soulève aussi la question du contrôle : Microsoft insiste ainsi sur sa capacité à proposer des modèles OpenAI, Anthropic, Microsoft AI ou open source « sans jamais perdre le contrôle au profit d'un acteur unique », signe que la crainte d'un enfermement chez un fournisseur unique est bien présente chez les clients. Le concept de FDE a été popularisé par Palantir, qui en a fait une marque de fabrique jusque dans des contrats sensibles, à l'image de la DGSI française, où la société française ChapsVision vient justement de lui souffler le contrat en mettant en avant cette même approche de proximité terrain. Face à la difficulté persistante des entreprises à transformer leurs projets d'IA en résultats mesurables, les hyperscalers et laboratoires d'IA généralisent désormais cette méthode, ouvrant une nouvelle guerre des talents autour des ingénieurs de déploiement.

UELa societe francaise ChapsVision illustre cette dynamique en remportant face a Palantir le contrat de la DGSI grace a une approche similaire de deploiement d'ingenieurs sur le terrain.

💬 Microsoft, Amazon, Google, OpenAI, Anthropic : tout le monde envoie ses ingénieurs bosser directement chez le client, et ça dit tout du vrai problème de l'IA en entreprise. Ce n'est plus une histoire d'accès API, c'est une guerre de service après-vente à coups de milliards, parce que sans quelqu'un sur place pour faire tourner le truc, les projets IA restent des PowerPoint. Et ce qui devrait alerter les DSI, c'est que ChapsVision vient de piquer le contrat de la DGSI à Palantir avec exactement la même recette : la vraie bataille n'est plus le modèle, c'est qui a les mains dans le cambouis.

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4Le Big Data 

Prime Intellect : pourquoi les entreprises créent leurs propres agents IA plutôt que d’utiliser ChatGPT ?

Prime Intellect, une startup américaine fondée en 2024, vient de lever 130 millions de dollars lors d'un tour de série A mené par Radical Ventures, portant sa valorisation à un milliard de dollars. Parmi les investisseurs figurent également Nvidia, Intel Capital, Dell, ainsi qu'une liste de business angels issus de Perplexity, Box, Harvey, Cognition ou encore Zapier. Contrairement à OpenAI ou Anthropic, l'entreprise ne cherche pas à développer un nouveau grand modèle de langage généraliste. Son ambition, selon son cofondateur Vincent Weisser, est de fournir aux entreprises l'infrastructure technique complète pour entraîner et adapter leurs propres agents d'intelligence artificielle, sans dépendre exclusivement des grands laboratoires qui concentrent aujourd'hui les capacités de développement des modèles les plus avancés. Cette levée de fonds illustre un basculement dans la manière dont les entreprises abordent l'IA générative. Après avoir massivement adopté des outils prêts à l'emploi comme ChatGPT pour automatiser certaines tâches, de nombreuses organisations se heurtent désormais aux limites de ces solutions en contexte professionnel. Les données sensibles, les procédures internes et les informations stratégiques sont de plus en plus difficiles à confier à des modèles propriétaires hébergés par des fournisseurs tiers. S'ajoute à cela la crainte d'une dépendance excessive à des plateformes dont les tarifs, les modèles ou les conditions d'accès aux API peuvent évoluer sans préavis, une inquiétude renforcée par plusieurs changements de stratégie récents et l'abandon de projets expérimentaux chez certains grands acteurs du secteur. Pour les directions informatiques, la promesse de Prime Intellect consiste précisément à reprendre la main sur les données et sur l'infrastructure, plutôt que de rester locataires d'un service externe. Cette approche répond à un besoin de différenciation concurrentielle. Un agent IA générique répond à des questions générales à partir de ses connaissances et des données fournies ponctuellement par l'utilisateur, tandis qu'un agent construit sur une infrastructure comme celle de Prime Intellect peut être connecté directement aux bases documentaires, aux feuilles de calcul et aux applications métiers d'une entreprise, avec un entraînement et un apprentissage par renforcement adaptés à son activité précise. La personnalisation devient alors un avantage difficile à répliquer, puisqu'elle repose sur des données propriétaires inaccessibles aux modèles généralistes. Cette tendance, déjà observée chez des startups spécialisées comme Harvey dans le juridique, s'inscrit dans un mouvement plus large de désintermédiation vis-à-vis des grands laboratoires d'IA, où les entreprises cherchent à sécuriser leur autonomie technologique tout en tirant parti des avancées des modèles ouverts et modulaires.

💬 Prime Intellect illustre un truc que je vois venir depuis un moment : les boîtes en ont marre de louer leur intelligence à OpenAI ou Anthropic, elles veulent la posséder. Un milliard de valorisation pour vendre de l'infra plutôt qu'un modèle, ça montre que le vrai avantage compétitif en 2026 c'est plus le LLM générique, c'est ce que tu branches dessus (tes docs, ton CRM, ton métier). Reste à voir si les boîtes qui se lancent là-dedans ont vraiment les équipes pour gérer ça, parce que l'infra IA maison, c'est un métier à part entière.

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