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InfrastructureLe Big Data5h· 2 min de lecture

136 fois pire que ChatGPT : Le coût énergétique délirant des futurs agents IA

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Une nouvelle étude menée par des chercheurs du Korea Advanced Institute of Science and Technology (KAIST), sous la direction du professeur Minsoo Rhu, révèle que les futurs agents IA pourraient consommer jusqu'à 136,5 fois plus d'électricité que les chatbots génératifs actuels. Présentée au symposium international IEEE sur l'architecture des ordinateurs haute performance (HPCA), cette recherche est décrite par ses auteurs comme la première étude complète consacrée au coût énergétique de ce type de systèmes. Concrètement, un agent reposant sur un modèle de langage de 70 milliards de paramètres, comparable aux modèles commerciaux actuels, consomme en moyenne 348,41 wattheures pour traiter une seule requête. Les chercheurs ont aussi mesuré que ces agents peuvent mettre jusqu'à 153,7 fois plus de temps qu'un raisonnement classique pour terminer une tâche, et que pendant près de 54,5 % de ce temps d'exécution, les processeurs graphiques (GPU) restent simplement en attente que des outils externes terminent leur travail, tout en continuant à consommer de l'électricité.

Cette différence de consommation s'explique par le mode de fonctionnement des agents IA. Contrairement à un chatbot classique qui génère une réponse en une seule étape, un agent multiplie les opérations : il interroge plusieurs fois un grand modèle de langage, lance des calculs, consulte des logiciels externes, parcourt Internet et coordonne divers outils pour accomplir une tâche complexe. Cette autonomie en fait un outil précieux pour la programmation, la recherche ou l'automatisation en entreprise, mais elle a un prix énergétique bien plus élevé qu'anticipé. Pour évaluer l'ampleur du problème à grande échelle, les chercheurs ont simulé un scénario où ces agents traiteraient 13,7 milliards de requêtes par jour, un volume comparable au trafic quotidien du moteur de recherche Google. Dans ce cas de figure, l'infrastructure nécessaire réclamerait environ 198,9 gigawatts d'électricité, soit près de la moitié de la consommation électrique moyenne des États-Unis, un niveau qui dépasse largement les capacités actuelles des centres de données spécialisés dans l'IA.

Cette étude tombe à un moment charnière, alors qu'OpenAI, Google, Microsoft, Anthropic et de nombreuses autres entreprises misent massivement sur l'IA agentielle, présentée comme la prochaine grande étape après les chatbots conversationnels. Or, selon l'équipe du KAIST, se contenter d'améliorer les modèles ne suffira pas à rendre cette évolution soutenable. Le professeur Minsoo Rhu estime que l'avenir de l'IA dépendra autant de son efficacité énergétique que de ses performances brutes. Les chercheurs plaident pour une approche globale associant puces plus performantes, meilleure utilisation des GPU, centres de données mieux conçus et infrastructures électriques capables d'absorber cette demande croissante, en développant conjointement modèles d'IA, semi-conducteurs, serveurs et systèmes énergétiques. L'objectif affiché est de limiter les coûts d'exploitation et d'assurer la viabilité à long terme d'une technologie dont l'adoption s'accélère plus vite que les infrastructures censées la soutenir.

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La puce quantique Majorana 2 de Microsoft illustre le rôle des agents IA dans la R&D
1AI News 

La puce quantique Majorana 2 de Microsoft illustre le rôle des agents IA dans la R&D

Microsoft a dévoilé cette semaine le processeur quantique Majorana 2, accompagné de chiffres qui redéfinissent les standards du secteur : des qubits mille fois plus fiables que ceux de la première génération, une durée de vie moyenne de 20 secondes contre quelques microsecondes pour les puces concurrentes, et un objectif de calculateur quantique commercialement utilisable d'ici 2029. Le changement clé à l'origine de ce bond : le remplacement du matériau supraconducteur, passant de l'aluminium au plomb, une décision issue d'années de recherche conventionnelle en science des matériaux. En parallèle, Microsoft a annoncé la disponibilité générale de Microsoft Discovery, sa plateforme d'IA agentique dédiée à la R&D scientifique, dont le développement de Majorana 2 constitue la première démonstration publique d'efficacité. Ce qui rend cette annonce structurellement importante, ce n'est pas que l'IA ait conçu la puce, mais ce qu'elle a rendu possible autour de la recherche humaine. Microsoft Discovery n'a pas choisi le plomb comme matériau, mais ses agents ont pris en charge la gestion des flux de fabrication, l'automatisation de mesures qui prenaient auparavant plusieurs semaines chacune, et surtout la synthèse de près de vingt ans de données de recherche cloisonnées. Zulfi Alam, vice-président corporate de Microsoft pour le quantum, résume : "Les agents IA peuvent recréer des corrélations que nous, en tant qu'humains, ne pouvons pas voir, parce qu'aucun individu n'a cette vision sur autant de données." Concrètement, la détection des états quantiques sur des fils semi-conducteurs, un processus manuel qui s'étalait sur des semaines, est désormais automatisée en continu par un agent spécialisé capable d'ajuster simultanément des centaines de paramètres de tension, là où un chercheur raisonne nécessairement de façon linéaire. La course à l'informatique quantique fiable oppose depuis des années Microsoft, Google, IBM et quelques startups comme IonQ ou PsiQuantum, chacun misant sur des architectures radicalement différentes. Microsoft a longtemps été en retrait sur les résultats concrets, pariant sur les qubits topologiques basés sur les fermions de Majorana, une approche théoriquement plus robuste mais expérimentalement très difficile à réaliser. Majorana 2 marque un tournant crédible dans cette stratégie. Mais l'enjeu dépasse le quantum : avec la mise en disponibilité générale de Microsoft Discovery pour les entreprises, incluant des agents spécialisés, un moteur de raisonnement et une gouvernance de niveau entreprise, Microsoft positionne l'IA agentique comme infrastructure centrale de la R&D industrielle. Si la preuve par la puce quantique tient ses promesses, d'autres secteurs, pharmaceutique, matériaux, énergie, pourraient rapidement adopter ce modèle où l'IA compresse les cycles expérimentaux et libère les chercheurs des tâches de mesure et de synthèse de données.

UELes entreprises européennes des secteurs pharmaceutique, des matériaux et de l'énergie peuvent désormais accéder à Microsoft Discovery en disponibilité générale pour accélérer leurs cycles de R&D.

💬 Ce qui m'intéresse dans cette annonce, c'est pas la puce, c'est ce que Discovery a rendu possible autour : 20 ans de données de recherche cloisonnées synthétisées, des mesures qui prenaient des semaines automatisées en continu par des agents. L'IA n'a pas choisi le plomb comme matériau, c'est des années de science des matériaux classique qui ont mené là. Reste à voir si ça tient hors labo, mais le pharma et l'énergie ont de bonnes raisons de regarder ça de très près.

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USA : les chantiers de datacenters butent sur un double mur énergétique
2Next INpact 

USA : les chantiers de datacenters butent sur un double mur énergétique

Entre 30 et 50 % des projets de datacenters prévus pour 2026 aux États-Unis accuseront des retards significatifs, selon une enquête de Bloomberg publiée le 1er avril 2026. Le frein principal n'est pas, comme on pourrait le supposer, la pénurie de puces IA ou de mémoire vive, mais bien un goulot d'étranglement à l'étage inférieur : les équipements électriques indispensables à l'alimentation de ces infrastructures, transformateurs, turbines, systèmes de distribution haute tension. Ces composants représentent moins de 10 % du coût total d'un datacenter, mais leur absence suffit à bloquer l'ensemble d'un chantier. La demande est colossale : selon une analyse de Bridgewater Associates de fin février 2026, Google, Amazon, Meta et Microsoft ont planifié à eux seuls 650 milliards de dollars de dépenses d'investissement en infrastructures. À cela s'ajoutent des acteurs comme Oracle, Equinix ou CoreWeave, qui construisent leurs propres centres de données en parallèle. Ce double mur, énergétique d'un côté, industriel de l'autre, crée une situation paradoxale où des centaines de milliards de dollars sont engagés mais ne peuvent se concrétiser faute de câbles, de transformateurs et de turbines disponibles en quantité suffisante. Pour les entreprises clientes comme OpenAI ou Anthropic, dont les besoins de calcul explosent, ces retards de livraison se traduisent directement par des contraintes de capacité. Pour les régions concernées, le problème est aussi structurel : plusieurs zones du territoire américain disposent d'un réseau électrique insuffisamment dimensionné pour absorber de telles charges. Meta a d'ores et déjà réservé 6,6 gigawatts d'énergie nucléaire dont les réacteurs ne seront pas opérationnels avant 2035, signe que les géants tech anticipent une pénurie durable. Face à ces contraintes, les grandes entreprises technologiques cherchent à devenir leurs propres producteurs d'énergie, contournant ainsi les délais de raccordement au réseau public. L'exemple le plus radical est celui de xAI, la société d'Elon Musk, qui a levé 20 milliards de dollars en partie pour financer l'achat de cinq turbines à gaz représentant 2 gigawatts de puissance cumulée, en complément d'installations déjà existantes dont les niveaux d'émission dépassent la réglementation locale. Ce mouvement de verticalisation énergétique illustre une tendance de fond : la course à l'infrastructure IA est désormais autant une question d'approvisionnement électrique que de performance logicielle. Le cabinet Sightline Climate, dont Bloomberg s'appuie sur les données chiffrées, documente une accumulation de retards qui révèle les limites réelles de plans d'investissement présentés comme historiques mais dont l'exécution se heurte à la physique des réseaux et aux délais de l'industrie lourde.

UEL'Europe fait face aux mêmes contraintes de réseau électrique et de délais d'approvisionnement en équipements lourds, risquant de ralentir les projets de datacenters européens pourtant essentiels à la souveraineté numérique de l'UE.

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ChatGPT Phone : tout ce qu’on sait du smartphone IA agentique qui veut tuer l’iPhone
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ChatGPT Phone : tout ce qu’on sait du smartphone IA agentique qui veut tuer l’iPhone

OpenAI prépare son propre smartphone, baptisé en interne « Agentic Phone » ou « ChatGPT Phone », pour un lancement commercial prévu à l'horizon 2028. Le projet est orchestré par Sam Altman et le designer britannique Jony Ive, ancien directeur du design chez Apple et père de l'iPhone, qui travaille désormais pour OpenAI via son studio LoveFrom. Les premiers prototypes circulent déjà en interne depuis 2026. Financé en partie par SoftBank, l'appareil repose sur des puces NPU sur mesure développées en partenariat avec Qualcomm et MediaTek, conçues pour exécuter des modèles d'IA directement sur l'appareil, sans dépendre du cloud, garantissant rapidité et confidentialité. Ce qui distingue fondamentalement ce projet des smartphones existants, c'est le concept d'IA « agentique » : l'appareil ne se contente pas de répondre à des requêtes, il agit à la place de l'utilisateur. Fini l'enchaînement d'applications séparées pour réserver un taxi, envoyer un message et bloquer un créneau dans son agenda. L'utilisateur formule une instruction globale, et l'IA exécute l'ensemble des micro-tâches via les API concernées, sans interaction avec un écran. Ce modèle dits « Zéro UI » rend structurellement obsolète le paradigme de l'App Store, sur lequel reposent les revenus d'Apple, qui génère des dizaines de milliards de dollars annuels via ses commissions. Pour les développeurs, les utilisateurs et les plateformes, le changement de modèle serait radical : l'interface disparaît au profit d'une couche d'abstraction pilotée par l'IA. Ce projet s'inscrit dans une course plus large à la reconfiguration de l'informatique personnelle. Depuis l'émergence des grands modèles de langage comme GPT-4 puis GPT-5, plusieurs acteurs cherchent à transposer leur puissance dans le hardware du quotidien. Le Humane Pin et le Rabbit R1 ont tenté l'exercice avant OpenAI, avec des résultats décevants, faute de modèles suffisamment capables. OpenAI parie que ses prochaines générations de modèles, GPT-5.5 et au-delà, atteindront le niveau d'autonomie nécessaire pour que l'expérience soit réellement fluide. Apple, de son côté, reste contraint par la logique de l'App Store et de ses partenariats développeurs, ce qui ralentit sa capacité à adopter une interface agentique complète. Si OpenAI réussit à combiner un hardware performant, une IA locale robuste et une expérience sans friction, le rapport de force dans l'industrie mobile pourrait changer pour la première fois depuis 2007.

UESi ce smartphone agentique atteint le marché européen d'ici 2028, il pourrait fragiliser le modèle économique des développeurs d'applications européens dépendant des app stores, et soulève des questions réglementaires au regard de l'AI Act sur les systèmes IA autonomes à haute autonomie d'action.

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FRACTILE lève 187 millions d’euros pour développer les puces destinées aux futurs agents IA
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FRACTILE lève 187 millions d’euros pour développer les puces destinées aux futurs agents IA

Fractile, startup britannique spécialisée dans les semi-conducteurs pour l'intelligence artificielle, a annoncé une levée de fonds de 220 millions de dollars, soit environ 187 millions d'euros. L'entreprise se distingue de la majorité des acteurs du secteur en ne ciblant pas l'entraînement des modèles, mais leur inférence, c'est-à-dire l'exécution concrète des modèles une fois entraînés, notamment dans le cadre des agents IA autonomes qui doivent raisonner et agir en temps réel. Ce financement souligne une tension croissante dans l'écosystème IA : si les GPU de Nvidia dominent la phase d'entraînement, l'inférence à grande échelle représente un goulot d'étranglement distinct, à la fois en termes de coût, de latence et de consommation énergétique. Avec la montée en puissance des agents IA capables d'enchaîner des raisonnements complexes, la demande en puces optimisées pour cette couche d'exécution devient critique pour les entreprises qui déploient ces systèmes à grande échelle. Fractile s'inscrit dans une vague de startups cherchant à concurrencer Nvidia sur des segments spécifiques du marché des puces IA, comme Groq, Etched ou Cerebras. Le pari de se concentrer sur les agents plutôt que sur l'entraînement général reflète une conviction que l'ère des modèles fondamentaux cède progressivement la place à celle du déploiement applicatif. Ce tour de table permettra à l'entreprise d'accélérer le développement de son architecture propriétaire et de recruter dans un marché des talents semi-conducteurs très compétitif.

UEUne startup britannique spécialisée en puces d'inférence IA pourrait offrir aux entreprises européennes une alternative crédible à Nvidia pour le déploiement d'agents IA à grande échelle, réduisant partiellement leur dépendance aux fournisseurs américains.

💬 L'inférence, c'est le vrai goulot d'étranglement qu'on sous-estime depuis des années, et là Fractile met presque 200M€ sur la table pour s'y attaquer en ciblant spécifiquement les agents. C'est le bon timing, parce qu'un agent qui enchaîne dix appels LLM pour accomplir une tâche, ça coûte une fortune en latence et en énergie avec des GPU pensés pour l'entraînement. Bon, sur le papier c'est solide, mais le cimetière des startups chips anti-Nvidia est bien fourni, alors reste à voir si l'architecture tient quand les clients arrivent en prod.

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