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BusinessThe Decoder3h· 1 min de lecture

Anthropic lance ses propres programmes de découverte de médicaments pour traiter des maladies jugées non rentables par les grands laboratoires pharmaceutiques

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Anthropic a annoncé le lancement de son propre programme de découverte de médicaments, ciblant spécifiquement les maladies négligées que l'industrie pharmaceutique juge non rentables à développer. L'entreprise, connue pour son modèle Claude, entend ainsi mettre son intelligence artificielle au service de pathologies délaissées par les grands laboratoires faute de perspectives commerciales suffisantes. Vas Narasimhan, directeur général de Novartis, a livré des chiffres marquants sur le potentiel de l'IA dans ce domaine : selon lui, elle pourrait réduire la durée moyenne de développement d'un médicament de douze ans à seulement sept ou huit ans, tout en doublant le taux de réussite des essais, qui passerait de 8 à 16 pour cent.

Cette initiative pourrait changer la donne pour des millions de patients atteints de maladies rares ou tropicales, aujourd'hui privés de traitements faute d'incitation économique pour les grands groupes pharmaceutiques. En accélérant les phases de recherche et en améliorant les taux de succès, l'IA générative promet de rendre viables financièrement des programmes jusqu'ici abandonnés, ouvrant potentiellement la voie à de nouvelles thérapies pour des populations longtemps négligées par le marché.

Cette annonce s'inscrit dans un mouvement plus large où les entreprises d'IA ne se contentent plus de vendre leurs outils aux laboratoires pharmaceutiques, mais s'aventurent directement dans la recherche médicale. Les propos de Narasimhan, patron de l'un des plus grands groupes pharmaceutiques mondiaux, viennent légitimer cette approche et suggèrent que l'industrie traditionnelle observe de près ces initiatives, potentiellement amenées à redéfinir les modèles économiques de la recherche sur les maladies orphelines et négligées dans les années à venir.

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Anthropic a acquis Coefficient Bio, une startup spécialisée dans la découverte de médicaments par intelligence artificielle, pour 400 millions de dollars entièrement réglés en actions Anthropic. La société, fondée par deux anciens chercheurs de Prescient Design, l'unité de calcul moléculaire de Genentech, ne comptait qu'une dizaine de personnes au moment de la transaction. Dimension, le fonds de capital-risque spécialisé en santé qui détenait la moitié du capital de Coefficient, a informé ses investisseurs de l'opération par une simple lettre. Cette acquisition marque une entrée directe d'Anthropic dans le secteur pharmaceutique, au-delà du simple rôle de fournisseur de modèles. Pour l'industrie du médicament, l'arrivée d'un laboratoire d'IA frontier avec des capacités de recherche moléculaire intégrées représente un changement de paradigme : les systèmes capables de raisonner sur des structures biologiques complexes pourraient compresser drastiquement les phases de découverte, aujourd'hui comptées en années et en centaines de millions de dollars. Coefficient Bio s'inscrit dans une vague de startups nées à l'intersection du deep learning et de la biologie computationnelle, portée par les succès d'AlphaFold et des modèles de diffusion appliqués aux protéines. Anthropic, qui cherche à diversifier ses applications au-delà des assistants textuels, suit ainsi une trajectoire similaire à celle de Google DeepMind dans les sciences du vivant. L'intégration de cette équipe de chercheurs pointus suggère qu'Anthropic ambitionne de développer des capacités propriétaires en biologie, et pas seulement d'optimiser ses modèles généralistes pour le secteur pharma.

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Anthropic sur le point de devenir le premier laboratoire d'IA rentable
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Anthropic s'apprête à boucler son premier trimestre rentable, selon le Wall Street Journal. La société fondée par Dario et Daniela Amodei anticipe un bénéfice opérationnel de 559 millions de dollars pour le deuxième trimestre 2026, sur un chiffre d'affaires de 10,9 milliards de dollars. Un renversement spectaculaire : l'été dernier encore, Anthropic ne tablait pas sur la rentabilité avant 2028. Les moteurs de cette croissance fulgurante sont les outils de programmation assistée et l'usage dit "agentique" de Claude, c'est-à-dire les déploiements où le modèle exécute des tâches autonomes en plusieurs étapes plutôt que de simplement répondre à des questions. La demande a par moments dépassé les capacités de calcul disponibles, signe que l'adoption dépasse les prévisions les plus optimistes. Pour les entreprises clientes, Claude s'impose de plus en plus comme une infrastructure critique plutôt qu'un simple outil expérimental. Ce tournant survient dans un secteur longtemps perçu comme structurellement déficitaire, où les coûts d'entraînement et d'inférence semblaient condamner les grands laboratoires à dépendre indéfiniment des investisseurs. Anthropic a levé plusieurs milliards de dollars auprès d'Amazon et de Google, qui ont respectivement engagé 4 et 2 milliards dans la société. Si la rentabilité se confirme, Anthropic deviendrait le premier laboratoire d'IA frontier à démontrer qu'un modèle économique viable est possible dans ce secteur, ce qui pourrait redéfinir les attentes des investisseurs vis-à-vis d'OpenAI et de ses concurrents.

UELa viabilité économique démontrée d'Anthropic renforce la crédibilité de Claude comme infrastructure critique pour les entreprises européennes qui l'ont déjà adopté.

💬 Tout le monde les voyait brûler du cash jusqu'en 2028, et là c'est un trimestre rentable avec 559 millions de bénéf opérationnel. Ce qui est rassurant : ce sont les outils de code et l'agentique qui portent la croissance, pas les chatbots grand public, donc les boîtes payent parce que ça leur sert vraiment. Le mythe du grand labo IA structurellement incapable de gagner de l'argent vient de prendre un sacré coup.

BusinessOpinion
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Takeda conclut un accord de 600 millions de dollars avec Insilico pour la découverte de médicaments par IA
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Takeda conclut un accord de 600 millions de dollars avec Insilico pour la découverte de médicaments par IA

Takeda a signé un accord de collaboration stratégique avec Insilico Medicine, société basée à Hong Kong, pour utiliser l'intelligence artificielle dans la découverte précoce de nouveaux médicaments. Les deux entreprises n'ont pas précisé quelles aires thérapeutiques ou cibles de maladies seront couvertes par ce partenariat. L'accord donne à Takeda accès à la plateforme Pharma.AI d'Insilico, qui comprend PandaOmics pour l'identification de cibles biologiques, Chemistry42 pour la conception moléculaire par génération de novo, et InClinico pour la prédiction des chances de succès des essais cliniques. Insilico dirigera les travaux de découverte assistée par IA, tandis que Takeda prendra en charge le développement clinique des candidats sélectionnés. Le laboratoire japonais obtient des droits exclusifs mondiaux pour développer, fabriquer et commercialiser les traitements identifiés. Insilico a précisé que l'accord prévoit environ 60 millions de dollars de paiements initiaux et de jalons à court terme, pour une valeur totale pouvant atteindre 600 millions de dollars si les objectifs précliniques, cliniques et commerciaux sont atteints, avec en plus des royalties échelonnées sur les ventes futures. Cet accord illustre l'accélération du recours à l'intelligence artificielle dans l'industrie pharmaceutique pour réduire les coûts et les délais de développement des médicaments, un processus traditionnellement long et coûteux. Pour Takeda, il s'agit de renforcer sa capacité à identifier des candidats prometteurs plus rapidement en combinant son expertise en biologie des maladies avec les outils d'IA générative d'Insilico, tout en poursuivant l'intégration de l'automatisation et de la robotique dans ses laboratoires de recherche, selon Chris Arendt, directeur scientifique de Takeda. Pour Insilico, dont le fondateur et PDG Alex Zhavoronkov a indiqué que les revenus de l'accord financeront la recherche en phase précoce, ce contrat confirme la viabilité commerciale de sa plateforme après l'avancée de son propre candidat, le rentosertib, un inhibiteur de TNIK destiné à la fibrose pulmonaire idiopathique, actuellement en essai clinique de phase 2a. Ce partenariat s'inscrit dans une vague plus large d'accords entre grands laboratoires et start-up d'IA appliquée à la pharmacie. En février, Takeda avait déjà conclu avec Iambic une collaboration pluriannuelle dépassant 1,7 milliard de dollars pour la conception de petites molécules contre le cancer et les maladies gastro-intestinales, s'appuyant sur le modèle NeuralPLexer d'Iambic. Insilico de son côté a multiplié les contrats en 2026, dont un avec le sud-coréen SK Biopharmaceuticals sur les troubles neuro-immuns, pouvant atteindre 2,5 milliards de dollars, et un autre avec Eli Lilly en mars valorisé jusqu'à 2,75 milliards de dollars, portant à plus de 7 milliards de dollars la valeur cumulée de ses accords signés depuis le début de l'année. Plus largement, les laboratoires chinois ont conclu 157 accords de licence à l'export en 2025, pour un montant total de 135,7 milliards de dollars, selon des données de l'Administration nationale des produits médicaux citées par le South China Morning Post, signe de la montée en puissance de la Chine dans ce secteur. À l'annonce de l'accord avec Takeda, l'action d'Insilico cotée à Hong Kong a bondi de 13,5 %.

💬 600 millions de dollars, ça fait le titre, mais le vrai chèque c'est 60 millions cash, le reste c'est des jalons précliniques et cliniques qui tombent un par un si tout se passe bien (spoiler, en pharma ça rate souvent). Ces deals géants sont surtout des paris à petite mise avec option d'achat sur le succès clinique, et Takeda en a déjà signé un autre à 1,7 milliard chez Iambic en février. Le vrai signal est ailleurs : avec Insilico qui cumule plus de 7 milliards de contrats depuis janvier et la Chine qui a exporté 135 milliards de dollars de licences pharma en 2025, la bataille de l'IA médicale se joue déjà largement en Asie.

BusinessActu
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Le PDG de Palantir profite de la polémique sur les dépenses d'Anthropic
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Le PDG de Palantir profite de la polémique sur les dépenses d'Anthropic

Alex Karp, PDG de Palantir, a profité d'un événement client organisé en dehors de San Francisco la semaine dernière pour s'attaquer frontalement à Anthropic et OpenAI. Devant ses clients, il a affirmé qu'il serait une erreur de traiter directement avec les grandes firmes d'IA plutôt qu'avec des intermédiaires comme Palantir. "Vous allez aller voir une entreprise de grands modèles de langage et vous découvrirez qu'ils ne se soucient pas de vous du tout", a-t-il déclaré. "Vous rentrerez chez vous plus pauvres et moins en sécurité, vous aurez acheté le produit, vous paierez beaucoup en tokens, et il vous sera très difficile de comprendre en quoi ça vous aide." Ni Anthropic ni OpenAI n'ont répondu aux demandes de commentaire. Cette prise de position intervient dans un climat de grogne croissante chez les entreprises clientes de l'IA, de plus en plus nombreuses à se plaindre des coûts élevés et de la difficulté à mesurer le retour sur investissement de ces technologies. Pour les acteurs historiques du logiciel d'entreprise, comme Palantir, mais aussi Microsoft, Salesforce ou SAP, c'est une opportunité à saisir : se repositionner comme les intermédiaires fiables entre des clients désorientés et des fournisseurs d'IA perçus comme distants et complexes à utiliser. Palantir, dont le cours en bourse a fortement progressé ces derniers trimestres grâce à son positionnement sur l'IA pour les gouvernements et les grandes entreprises, cherche à consolider son rôle d'intégrateur stratégique face à la montée en puissance d'Anthropic et d'OpenAI. Ces derniers ont bâti leur modèle sur la vente directe d'accès API et de produits comme Claude ou ChatGPT Enterprise, court-circuitant les revendeurs traditionnels. Le discours de Karp reflète une bataille de positionnement qui s'intensifie dans l'IA d'entreprise : la question n'est plus seulement qui construit les meilleurs modèles, mais qui contrôle la relation client et capte la valeur à long terme.

UELes entreprises et administrations européennes qui déploient l'IA sont directement concernées par ce débat sur la valeur des intégrateurs face aux fournisseurs directs, Palantir étant notamment présent sur des contrats gouvernementaux en Europe.

BusinessOpinion
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