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ANTHROPIC recrute le patron IA d’ORANGE pour accélérer son développement en Europe

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Anthropic a recruté Steve Jarrett, Chief AI Officer d'Orange depuis 2019, pour renforcer son ancrage en Europe. Ce transfuge marque une étape stratégique pour la startup américaine, qui cherche à transformer sa présence sur le continent au-delà des partenariats commerciaux existants. Jarrett avait piloté chez l'opérateur télécoms français l'intégration de l'IA dans les opérations réseau, la relation client et les services d'entreprise, accumulant sept ans d'expérience à l'interface entre grands comptes industriels et technologies d'IA générative.

Ce recrutement signale qu'Anthropic ne se contente plus de vendre des accès API à des développeurs : la firme cible désormais les directions informatiques des grands groupes européens, un marché où la confiance institutionnelle, la conformité réglementaire et les interlocuteurs locaux pèsent autant que la performance technique. Jarrett incarne exactement ce profil de passeur entre culture corporate et IA avancée, capable de convaincre des DSI et des COMEX habitués aux cycles de décision longs et aux exigences de souveraineté des données.

La bataille pour l'Europe s'intensifie entre les grands acteurs de l'IA. OpenAI a ouvert des bureaux à Paris et Dublin, Google DeepMind renforce ses équipes à Londres et Zurich, tandis que des champions européens comme Mistral AI défendent leur terrain. Anthropic, dont la valorisation dépasse 60 milliards de dollars après sa dernière levée de fonds, mise sur des profils hybrides issus des grandes entreprises locales pour contourner la méfiance des acteurs traditionnels envers les pure-players californiens. L'arrivée de Jarrett pourrait accélérer des déploiements d'entreprise en France et en Europe continentale.

Impact France/UE

L'arrivée d'un ancien Chief AI Officer d'Orange chez Anthropic signale une offensive directe sur le marché des grandes entreprises françaises et européennes, où les enjeux de souveraineté des données et de conformité à l'AI Act sont déterminants pour l'adoption des solutions IA américaines.

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UELa levée de 12 M€ de Mendo, startup parisienne, renforce l'écosystème européen de l'accompagnement à l'adoption de l'IA et cible explicitement les grands comptes européens soucieux de souveraineté numérique.

💬 Le vrai frein à l'IA en entreprise, c'est pas la technologie, c'est l'adoption. Mendo se glisse exactement là où il fallait quelqu'un, avec les bons investisseurs et un marché européen en demande. Le x6 sur les taux d'adoption, c'est une belle promesse, reste à voir si ça tient hors des cas pilotes.

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UELes entreprises françaises et européennes sont concernées par le même constat d'échec des projets IA en entreprise (95% sans impact mesurable selon le MIT), mais la tendance FDE décrite concerne exclusivement des acteurs américains.

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