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IBM annonce la première puce au monde sous 1 nanomètre
InfrastructureArs Technica AI · 1 min de lecture

IBM annonce la première puce au monde sous 1 nanomètre

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IBM a présenté une nouvelle architecture de puce capable d'intégrer près de 100 milliards de transistors sur une surface de la taille d'un ongle humain, soit presque le double de la densité de transistors de la génération précédente de la firme. Baptisée "nanostack", cette technologie est présentée comme la "première technologie de puce sub-1 nanomètre au monde" et cible en priorité les centres de données dédiés à l'intelligence artificielle. C'est Jay Gambetta, directeur d'IBM Research et IBM Fellow, qui a annoncé l'innovation lors d'un briefing médias en avant-première : "Ce n'est pas une simple progression incrémentale, c'est un bond en avant significatif", a-t-il déclaré, promettant "un futur où l'informatique devient bien plus puissante sans augmentation correspondante de la consommation énergétique."

Il convient toutefois de préciser ce que recouvre réellement ce terme de "sub-1 nanomètre", car fabriquer des puces avec des composants physiques inférieurs à 1 nanomètre reste impraticable en raison de contraintes physiques fondamentales. IBM ne prétend pas avoir franchi cette barrière matérielle : l'architecture nanostack est conçue pour délivrer les gains de performance qu'une telle puce théorique offrirait, sans en avoir les transistors microscopiques. L'enjeu est donc avant tout d'ordre fonctionnel et commercial, les amélioration réelles en performance de calcul et en efficacité énergétique étant bien au rendez-vous pour les opérateurs de centres de données IA.

Cette annonce s'inscrit dans une course effrénée entre les grands acteurs technologiques pour repousser les limites de la miniaturisation des semi-conducteurs, alors que la demande de puissance de calcul explose sous l'impulsion de l'IA générative. IBM, longtemps en retrait sur le marché des puces grand public, repositionne ici sa recherche fondamentale comme levier de différenciation dans l'infrastructure IA. La prochaine étape sera de voir si cette technologie passe du stade du laboratoire à une production industrielle compétitive face aux géants TSMC et Samsung, qui dominent actuellement la fabrication de semi-conducteurs de pointe.

Impact France/UE

Impact indirect sur les opérateurs européens de centres de données IA, qui pourraient bénéficier d'une meilleure efficacité énergétique si cette architecture passe en production industrielle.

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