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Musk annonce la construction d'une usine de puces Terafab à Austin, au Texas
InfrastructureThe Verge AI · 1 min de lecture

Musk annonce la construction d'une usine de puces Terafab à Austin, au Texas

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Elon Musk a annoncé son intention de construire une usine de fabrication de puces baptisée Terafab à Austin, au Texas, qui sera cogérée par Tesla et SpaceX. L'objectif affiché est de produire des semi-conducteurs à grande échelle pour alimenter les besoins en robotique, en intelligence artificielle et en centres de données orbitaux destinés aux différentes entreprises du milliardaire.

Ce projet s'inscrit dans un contexte de tension croissante sur l'approvisionnement en puces, une préoccupation partagée par de nombreux dirigeants de l'industrie tech face à l'explosion de la demande liée à l'IA. En cherchant à contrôler sa propre chaîne d'approvisionnement en semi-conducteurs, Musk vise une indépendance stratégique pour l'ensemble de son écosystème industriel, des véhicules autonomes Tesla aux fusées SpaceX, en passant par ses ambitions en IA.

Toutefois, la réalisation d'une telle usine représente un défi colossal : la construction d'une fab nécessite des milliards de dollars, plusieurs années de travail et des équipements hautement spécialisés. Comme le souligne Bloomberg, Musk "n'a aucune expérience dans la production de semi-conducteurs" et affiche "un historique de promesses excessives" sur des projets industriels complexes, une mise en garde sérieuse pour un secteur où TSMC et Intel ont mis des décennies à bâtir leur savoir-faire.

Les observateurs s'interrogent sur la faisabilité réelle du calendrier et du financement, d'autant que le projet implique une coordination inédite entre deux entités aux cultures et aux contraintes très différentes. Si l'ambition est spectaculaire, le secteur attend des preuves concrètes avant d'y voir une véritable disruption de l'industrie des semi-conducteurs.

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UELa concentration croissante de la production de puces IA aux États-Unis via des méga-projets comme Terafab risque de renforcer la dépendance européenne vis-à-vis des fournisseurs américains de semi-conducteurs, au détriment des ambitions du Chips Act européen.

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Cognichip lève 60 M$ pour confier la conception des puces à l’IA
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Cognichip lève 60 M$ pour confier la conception des puces à l’IA

La startup américaine Cognichip a annoncé avoir levé 60 millions de dollars pour développer une intelligence artificielle capable de concevoir des puces électroniques. Ce tour de table, mené par Seligman Ventures, porte le total des fonds levés par l'entreprise à 93 millions de dollars depuis sa fondation en 2024. Parmi les nouveaux investisseurs figure Lip-Bu Tan, PDG d'Intel, qui rejoint le conseil d'administration aux côtés d'Umesh Padval, associé-gérant chez Seligman. Fondée par Faraj Aalaei, Cognichip développe un modèle d'apprentissage profond spécialisé dans la conception de semi-conducteurs, avec l'ambition affichée de réduire les coûts de développement de plus de 75 % et de diviser par deux les délais de mise sur le marché. L'enjeu est considérable : concevoir une puce moderne prend entre trois et cinq ans, dont deux ans rien que pour la phase de conception, avant même que la fabrication ne démarre. Avec des composants comme le GPU Blackwell de Nvidia intégrant 104 milliards de transistors, la complexité atteint des niveaux qui rendent ce calendrier difficilement tenable. Faraj Aalaei pointe un risque structurel : le marché évolue parfois plus vite que les puces elles-mêmes, rendant un produit potentiellement obsolète avant sa sortie. L'approche de Cognichip consiste à transposer dans le monde du silicium ce que l'IA fait déjà pour les développeurs logiciels, en automatisant les tâches répétitives et en accélérant les itérations de conception. Si les promesses se concrétisent, c'est tout le calendrier de l'industrie des semi-conducteurs qui pourrait être revu. Cognichip opère dans un secteur où les données sont rares et jalousement gardées : contrairement aux développeurs logiciels qui partagent leur code en open source, les concepteurs de puces protègent leurs travaux avec soin. Pour contourner cet obstacle, la startup a constitué ses propres jeux de données en combinant données synthétiques et contenus sous licence, tout en proposant aux fabricants des mécanismes permettant d'entraîner les modèles sur leurs données internes sans les exposer. Elle s'appuie aussi sur des standards ouverts comme l'architecture RISC-V, qu'elle a utilisée lors d'un hackathon avec des étudiants de l'Université d'État de San José. La startup reste cependant discrète sur ses avancées concrètes : aucune puce conçue avec son système n'a encore été présentée publiquement, et ses clients demeurent confidentiels. Elle devra surtout convaincre face aux géants établis du secteur, Synopsys et Cadence Design Systems, qui couvrent déjà l'intégralité du cycle de vie d'un composant avec leurs propres outils d'automatisation.

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