Aller au contenu principal
☕️ ChatGPT va illustrer ses réponses avec les photos de Getty Images
BusinessNext INpact · 2 min de lecture

☕️ ChatGPT va illustrer ses réponses avec les photos de Getty Images

Résumé IASources croisées · 2Impact UE
Source originale ↗·
Egalement couvert par :The Decoder

OpenAI et Getty Images ont annoncé un partenariat permettant à ChatGPT d'intégrer des photographies sous licence issues de la banque d'images américaine directement dans ses réponses aux recherches web. L'accord a été officialisé par Craig Peters, directeur général de Getty Images, qui a déclaré que « des contenus visuels de haute qualité et sous licence rendent la recherche et la découverte alimentées par l'IA plus utiles et plus fiables ». Concrètement, lorsqu'un utilisateur effectue une recherche sur ChatGPT, il pourra désormais voir apparaître des images professionnelles et authentiques aux côtés des réponses textuelles, sans que celles-ci soient générées artificiellement. Les conditions financières de l'accord n'ont pas été divulguées, et il n'est pas précisé si OpenAI pourra utiliser le catalogue de Getty pour entraîner ses modèles d'IA.

Ce partenariat représente un tournant significatif pour plusieurs raisons. Pour les utilisateurs de ChatGPT qui l'emploient comme moteur de recherche, l'accès à des photographies originales de qualité professionnelle constitue une amélioration concrète de l'expérience, notamment face au risque de désinformation que peuvent alimenter les images photoréalistes générées par IA. Pour OpenAI, l'accord présente aussi un avantage opérationnel : produire des images photoréalistes synthétiques est coûteux en ressources de calcul et les résultats n'atteignent jamais la qualité d'une photographie réelle. Mais c'est pour Getty Images que l'impact est le plus spectaculaire à court terme : l'action de l'entreprise avait chuté de 55 % depuis le début de l'année 2026, les investisseurs redoutant que les IA génératives ne vident progressivement de leur sens le métier d'agence photo. L'annonce du partenariat avec OpenAI a suffi à propulser le titre de plus de 100 % en pré-marché.

Getty Images entretient depuis plusieurs années une relation ambivalente avec l'IA générative. En 2023, l'agence avait déposé une plainte à Londres contre Stability AI, le créateur de Stable Diffusion, pour utilisation non autorisée de son catalogue d'images lors de l'entraînement du modèle. La même année, elle lançait paradoxalement son propre outil de génération d'images, entraîné sur ses fonds photographiques à l'exclusion des photos d'actualités. En octobre 2025, un premier accord avec le moteur de réponses Perplexity avait déjà ouvert la voie à cette stratégie de monétisation du catalogue via des partenariats avec des plateformes IA. Le deal avec OpenAI s'inscrit donc dans une logique de repositionnement : plutôt que de subir la disruption, Getty tente de devenir un fournisseur incontournable de contenu visuel authentique pour les géants de l'IA, pariant que la qualité et la légitimité juridique de ses images constitueront un avantage durable face aux générateurs.

Impact France/UE

Les photographes et agences photo européennes distribuant via Getty Images pourraient bénéficier de ce modèle de monétisation par licences, et ce partenariat pourrait faire jurisprudence dans les négociations en cours autour de l'AI Act sur la rémunération des détenteurs de droits visuels.

Dans nos dossiers

Cet article vous a été utile ?

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Prime Intellect : pourquoi les entreprises créent leurs propres agents IA plutôt que d’utiliser ChatGPT ?
1Le Big Data 

Prime Intellect : pourquoi les entreprises créent leurs propres agents IA plutôt que d’utiliser ChatGPT ?

Prime Intellect, une startup américaine fondée en 2024, vient de lever 130 millions de dollars lors d'un tour de série A mené par Radical Ventures, portant sa valorisation à un milliard de dollars. Parmi les investisseurs figurent également Nvidia, Intel Capital, Dell, ainsi qu'une liste de business angels issus de Perplexity, Box, Harvey, Cognition ou encore Zapier. Contrairement à OpenAI ou Anthropic, l'entreprise ne cherche pas à développer un nouveau grand modèle de langage généraliste. Son ambition, selon son cofondateur Vincent Weisser, est de fournir aux entreprises l'infrastructure technique complète pour entraîner et adapter leurs propres agents d'intelligence artificielle, sans dépendre exclusivement des grands laboratoires qui concentrent aujourd'hui les capacités de développement des modèles les plus avancés. Cette levée de fonds illustre un basculement dans la manière dont les entreprises abordent l'IA générative. Après avoir massivement adopté des outils prêts à l'emploi comme ChatGPT pour automatiser certaines tâches, de nombreuses organisations se heurtent désormais aux limites de ces solutions en contexte professionnel. Les données sensibles, les procédures internes et les informations stratégiques sont de plus en plus difficiles à confier à des modèles propriétaires hébergés par des fournisseurs tiers. S'ajoute à cela la crainte d'une dépendance excessive à des plateformes dont les tarifs, les modèles ou les conditions d'accès aux API peuvent évoluer sans préavis, une inquiétude renforcée par plusieurs changements de stratégie récents et l'abandon de projets expérimentaux chez certains grands acteurs du secteur. Pour les directions informatiques, la promesse de Prime Intellect consiste précisément à reprendre la main sur les données et sur l'infrastructure, plutôt que de rester locataires d'un service externe. Cette approche répond à un besoin de différenciation concurrentielle. Un agent IA générique répond à des questions générales à partir de ses connaissances et des données fournies ponctuellement par l'utilisateur, tandis qu'un agent construit sur une infrastructure comme celle de Prime Intellect peut être connecté directement aux bases documentaires, aux feuilles de calcul et aux applications métiers d'une entreprise, avec un entraînement et un apprentissage par renforcement adaptés à son activité précise. La personnalisation devient alors un avantage difficile à répliquer, puisqu'elle repose sur des données propriétaires inaccessibles aux modèles généralistes. Cette tendance, déjà observée chez des startups spécialisées comme Harvey dans le juridique, s'inscrit dans un mouvement plus large de désintermédiation vis-à-vis des grands laboratoires d'IA, où les entreprises cherchent à sécuriser leur autonomie technologique tout en tirant parti des avancées des modèles ouverts et modulaires.

💬 Prime Intellect illustre un truc que je vois venir depuis un moment : les boîtes en ont marre de louer leur intelligence à OpenAI ou Anthropic, elles veulent la posséder. Un milliard de valorisation pour vendre de l'infra plutôt qu'un modèle, ça montre que le vrai avantage compétitif en 2026 c'est plus le LLM générique, c'est ce que tu branches dessus (tes docs, ton CRM, ton métier). Reste à voir si les boîtes qui se lancent là-dedans ont vraiment les équipes pour gérer ça, parce que l'infra IA maison, c'est un métier à part entière.

BusinessOpinion
1 source
Mistral AI se renforce dans l’industrie européenne avec le rachat de Emmi AI
2Le Big Data 

Mistral AI se renforce dans l’industrie européenne avec le rachat de Emmi AI

Mistral AI a annoncé l'acquisition d'Emmi AI, une startup autrichienne fondée à Linz et spécialisée dans la modélisation de phénomènes physiques complexes, flux d'air, transfert thermique, contraintes mécaniques sur les matériaux. Le montant de la transaction n'a pas été divulgué, mais l'opération est considérée comme l'une des plus significatives de l'écosystème européen de l'IA cette année. Emmi AI avait levé 15 millions d'euros en 2025, la plus importante levée de fonds jamais réalisée en Autriche dans le secteur de l'intelligence artificielle. Ses équipes, réparties entre l'Autriche, l'Allemagne et la Lituanie, rejoignent désormais Mistral. La société française prévoit d'ouvrir un bureau officiel à Linz, qui s'ajoutera à ses hubs existants à Paris, Londres et Munich. Cette acquisition donne à Mistral AI une capacité inédite en Physics AI, des modèles capables de comprendre et simuler le comportement du monde physique en temps réel. Pour les industriels des secteurs des semi-conducteurs, de l'automobile ou de l'aérospatiale, cela ouvre la voie à des jumeaux numériques plus précis, à des simulations accélérées et à une réduction significative des coûts de R&D. Mistral dispose déjà de modèles analysant les lignes de production pour détecter des défauts ou piloter des bras robotisés ; l'intégration des technologies d'Emmi doit rendre ces systèmes plus fiables dans leurs interactions avec des environnements physiques contraignants. L'enjeu est aussi de proposer aux industriels européens une alternative souveraine aux plateformes américaines, dont la dépendance est de plus en plus perçue comme un risque stratégique. Le rachat s'inscrit dans un contexte de montée en puissance de l'IA industrielle comme priorité politique en Europe. La Commission européenne considère le secteur manufacturier comme un pilier de sa stratégie d'autonomie technologique, et plusieurs États membres accélèrent leurs investissements dans ce domaine. Mistral AI, valorisé à plusieurs milliards d'euros après ses dernières levées de fonds, consolide ainsi son positionnement face aux géants américains comme Google, Microsoft ou OpenAI, qui investissent massivement dans les mêmes usages verticaux. En s'ancrant davantage en Europe centrale avec des engagements en Autriche, en Allemagne et en Lituanie, le groupe français envoie un signal clair : la compétition pour l'IA industrielle se jouera aussi sur la capacité à retenir les talents et à construire des infrastructures de recherche hors des États-Unis.

UEL'acquisition d'Emmi AI par Mistral AI renforce la souveraineté technologique européenne dans l'IA industrielle, avec l'ouverture d'un bureau à Linz et l'intégration d'équipes autrichiennes, allemandes et lituaniennes au sein d'un champion français.

💬 Mistral qui bascule dans la simulation physique, c'est un vrai pari industriel, pas juste du repositionnement marketing. Modéliser des flux d'air ou des contraintes thermiques en temps réel, ça vaut des millions d'euros de tests physiques évités pour un constructeur auto ou un fabricant de semi-conducteurs. L'intégration va être compliquée, mais si ça marche, c'est un avantage que ni OpenAI ni Google n'ont encore vraiment.

BusinessOpinion
1 source
ChatGPT Ads Manager : l’outil que vous attendez pour gérer vos campagnes publicitaires ?
3Le Big Data 

ChatGPT Ads Manager : l’outil que vous attendez pour gérer vos campagnes publicitaires ?

OpenAI a lancé en bêta son ChatGPT Ads Manager le 5 mai 2026, ouvrant pour la première fois l'accès à une régie publicitaire en libre-service intégrée directement dans son chatbot. Disponible dès maintenant pour les annonceurs américains, la plateforme permet de créer, piloter et optimiser des campagnes publicitaires qui s'affichent sous les réponses générées par l'IA. OpenAI assure que les annonces n'influencent pas les contenus produits par ChatGPT et que les conversations des utilisateurs ne sont pas transmises aux annonceurs. Cette étape s'inscrit dans une stratégie de monétisation agressive : la société vise 2,5 milliards de dollars de revenus publicitaires pour 2026 et ambitionne d'atteindre 100 milliards de dollars annuels d'ici 2030. Les annonceurs européens peuvent déjà s'inscrire sur liste d'attente. L'enjeu est considérable pour l'industrie publicitaire. Contrairement à Google ou Meta qui s'appuient sur le profilage comportemental des utilisateurs, ChatGPT Ads Manager mise sur un ciblage purement contextuel, ancré dans l'intention de recherche immédiate de l'utilisateur au moment précis où il pose sa question. Pour un annonceur, cela signifie toucher un prospect au moment exact où il exprime un besoin, sans exploiter l'historique personnel ou les données privées. Ce positionnement différenciant pourrait séduire les marques soucieuses de conformité réglementaire, notamment en Europe, tout en offrant un retour sur investissement potentiellement plus ciblé que les formats display classiques. La structure de la plateforme suit la trinité habituelle du marketing digital : campagne, groupes thématiques, annonces finales, avec deux modes d'accès, l'un guidé pour les débutants, l'autre permettant l'import direct de modèles pour les utilisateurs expérimentés. Ce lancement intervient dans un contexte de pression financière croissante sur OpenAI. Faire tourner des serveurs d'IA à grande échelle représente des coûts colossaux, et les abonnements ChatGPT Plus ou Pro ne suffisent pas à couvrir les ambitions de croissance de l'entreprise. En intégrant la publicité, OpenAI suit le chemin tracé par Google avec son moteur de recherche, cherchant à monétiser une audience massive, estimée à plusieurs centaines de millions d'utilisateurs actifs, sans dégrader l'expérience perçue. La viabilité de ce modèle dépendra néanmoins de la tolérance des utilisateurs à la présence de contenus sponsorisés dans un outil qu'ils associent à la neutralité informationnelle, ainsi que de la capacité d'OpenAI à convaincre les régulateurs européens que ce ciblage contextuel respecte bien le RGPD. Les prochains mois, avec l'ouverture annoncée aux marchés hors États-Unis, seront déterminants.

UELes annonceurs européens peuvent s'inscrire sur liste d'attente dès maintenant, mais l'ouverture effective du marché dépendra de la validation par les régulateurs que le ciblage contextuel respecte le RGPD.

💬 Le ciblage contextuel, c'est l'argument qui change tout par rapport à Google ou Meta. Pas de profil comportemental, juste l'intention au moment T, et pour les annonceurs européens qui souffrent du RGPD depuis des années, c'est une vraie bouffée d'air. Le vrai test, c'est pas la technique, c'est la tolérance des utilisateurs à voir des pubs dans un outil qu'ils associent à la neutralité.

BusinessOpinion
1 source
ChatGPT et Gemini se disputent le titre de meilleur assistant IA pour le commerce en ligne
4The Verge AI 

ChatGPT et Gemini se disputent le titre de meilleur assistant IA pour le commerce en ligne

Google et OpenAI intensifient leur bataille pour s'imposer comme l'assistant IA de référence dans le commerce en ligne. Les deux géants ont annoncé quasi simultanément de nouvelles fonctionnalités d'achat intégrées à leurs chatbots respectifs, marquant une nouvelle étape dans la monétisation de l'IA conversationnelle. Google a conclu un partenariat avec Gap Inc. pour permettre à son assistant Gemini d'effectuer des achats directement au sein de la conversation. Les utilisateurs qui demandent des suggestions vestimentaires peuvent désormais se voir proposer des produits issus des enseignes du groupe, Gap, Old Navy, Banana Republic et Athleta, avec la possibilité de finaliser l'achat sans quitter l'interface du chatbot. De son côté, OpenAI a déployé une interface de shopping remaniée dans ChatGPT, renforçant également ses capacités transactionnelles. Ce mouvement s'inscrit dans une tendance de fond : Walmart et Target avaient déjà ouvert la voie en permettant des achats intégrés via des assistants IA. L'enjeu est considérable, transformer le chatbot en canal de vente direct court-circuite les moteurs de recherche traditionnels et redéfinit le parcours d'achat en ligne. Pour Gap Inc., l'accord avec Google représente un accès privilégié à des millions d'utilisateurs de Gemini au moment précis où l'intention d'achat se forme. La concurrence entre Google et OpenAI sur ce segment illustre la course à la monétisation des assistants IA grand public. Celui qui parviendra à s'imposer comme intermédiaire de confiance dans l'acte d'achat capturera une part significative de la chaîne de valeur du e-commerce, un marché que les deux entreprises convoitent ouvertement.

UELes plateformes d'e-commerce européennes pourraient être contraintes d'intégrer ces assistants IA pour rester compétitives face aux géants américains qui redéfinissent l'expérience d'achat en ligne.

BusinessOutil
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, l'essentiel de l'IA · désinscription en un clic