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Comment L’Oréal veut révolutionner la beauté avec OpenAI ?
BusinessLe Big Data1h· 2 min de lecture

Comment L’Oréal veut révolutionner la beauté avec OpenAI ?

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À l'occasion du salon VivaTech 2026, L'Oréal a annoncé un partenariat stratégique avec OpenAI, le créateur de ChatGPT, qui compte désormais plus de 900 millions d'utilisateurs hebdomadaires. Le premier chantier concerne directement l'expérience consommateur : la marque Maybelline New York intégrera sa technologie d'essai virtuel ModiFace dans ChatGPT, permettant aux utilisateurs de tester des looks maquillage en temps réel au sein d'une conversation. Parallèlement, des marques comme Lancôme et Kérastase bénéficieront d'une meilleure visibilité dans les recommandations beauté de ChatGPT aux États-Unis. SkinCeuticals, CeraVe et Garnier participent quant à elles au programme publicitaire pilote mondial de ChatGPT, testant des formats natifs intégrés à l'expérience conversationnelle. Sur le plan scientifique, L'Oréal mobilise GPT-Rosalind, un modèle spécialisé dans les sciences de la vie, pour cartographier le microbiome cutané à une échelle inédite, en commençant par les produits La Roche-Posay. En interne, les derniers modèles d'OpenAI alimentent CreAItech, la plateforme maison de génération d'images et vidéos respectant l'identité de chaque marque.

Pour L'Oréal, dont le chiffre d'affaires a atteint 44,05 milliards d'euros en 2025, ce partenariat transforme l'IA générative en un canal de distribution à part entière. L'enjeu n'est plus simplement d'apparaître dans les résultats d'un moteur de recherche, mais d'être présent au moment exact où l'intention d'achat émerge dans une conversation avec une IA. La logique publicitaire qui se dessine autour de ChatGPT pourrait redéfinir l'ensemble du marché du marketing beauté, en déplaçant les budgets des plateformes traditionnelles vers des environnements conversationnels. Sur le plan scientifique, l'accélération de la recherche sur le microbiome cutané ouvre la voie à une nouvelle génération de soins naturels, potentiellement plus efficaces, développés en une fraction du temps habituel.

Ce partenariat s'inscrit dans la mutation plus large des grandes entreprises face à l'IA générative, qui cesse d'être un simple outil interne pour devenir un vecteur de relation client et d'innovation produit. L'Oréal n'arrive pas sans atouts : le groupe dispose déjà de plus de 4 000 scientifiques et 8 000 experts du numérique et de la donnée, ainsi que de ModiFace, sa technologie de réalité augmentée rachetée en 2018. Pour OpenAI, convaincre un géant mondial de la consommation d'intégrer ChatGPT à ses processus métiers clés constitue une validation commerciale majeure, à l'heure où le modèle économique de la plateforme se cherche encore. La prochaine étape sera de mesurer si les consommateurs adoptent réellement ChatGPT comme point d'entrée beauté, ou si l'interface conversationnelle reste un complément aux canaux d'achat existants.

Impact France/UE

Le partenariat entre L'Oréal, groupe français domicilié à Clichy, et OpenAI signale une réorientation des budgets marketing des grandes entreprises européennes vers les plateformes conversationnelles, au détriment des canaux publicitaires traditionnels.

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OpenAI a annoncé renoncer à Sora, son modèle de génération de vidéos par intelligence artificielle, un peu plus d'un an après son lancement officiel. La technologie, qui avait été présentée avec beaucoup d'ambition début 2024 et intégrée dans une application dédiée, va non seulement être abandonnée mais perdre également son accès API, coupant court à toute intégration tierce. Dans la foulée, l'entreprise a aussi perdu son partenariat avec Disney, un accord qui symbolisait les ambitions d'OpenAI dans l'industrie du divertissement. Ce retrait marque un revers significatif pour OpenAI, qui avait présenté Sora comme une rupture technologique majeure dans la création de contenu vidéo. L'abandon de l'API prive notamment les développeurs et studios qui avaient commencé à intégrer la technologie dans leurs workflows. Sur le plan stratégique, la décision reflète une volonté claire de l'entreprise de recentrer ses ressources sur ChatGPT, son produit phare et principal générateur de revenus, tout en réduisant ses coûts d'exploitation — un enjeu crucial pour une société qui brûle des milliards chaque année. La perte du contrat Disney aggrave le tableau : ce partenariat aurait pu ouvrir des débouchés commerciaux concrets dans un secteur à fort potentiel. La génération vidéo par IA est un marché extrêmement compétitif, avec des acteurs comme Runway, Kling ou encore Google Veo qui ont continué à progresser pendant qu'OpenAI peaufinait Sora. Dans ce contexte de pression financière et concurrentielle intense, OpenAI semble choisir la concentration plutôt que la diversification — un pari risqué qui pourrait lui coûter des parts de marché dans un segment en pleine explosion.

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OpenAI a déposé confidentiellement son dossier d'introduction en Bourse auprès de la Securities and Exchange Commission américaine, tout en affirmant qu'aucune décision définitive n'a été arrêtée quant à la réalisation effective de cette IPO. L'entreprise, créatrice de ChatGPT et valorisée à 300 milliards de dollars lors de sa levée de fonds de 40 milliards de dollars en mars 2025, entend simplement préserver cette option sans s'y engager formellement. Le dépôt confidentiel, procédure courante aux États-Unis, permet à une société de préparer son entrée en Bourse loin des regards des concurrents et des marchés, avant de rendre le dossier public quelques semaines avant l'opération. La question centrale reste de savoir qui achètera réellement ces actions. OpenAI n'est pas encore rentable : ses coûts d'infrastructure et de calcul restent colossaux, et la concurrence s'intensifie avec Google, Anthropic, Mistral ou Meta. Les investisseurs institutionnels devront donc parier sur une rentabilité future dans un secteur où les marges sont incertaines et les modèles économiques en construction. L'appétit des marchés pour les valeurs IA reste fort, mais la valorisation actuelle implique des attentes de croissance extrêmement élevées. Cette annonce s'inscrit dans une période de transformation structurelle pour OpenAI, qui a amorcé début 2025 sa conversion en société à but lucratif classique, abandonnant son statut hybride original. Ce changement de gouvernance était précisément l'une des conditions préalables à une introduction en Bourse. Microsoft, son principal partenaire et investisseur avec plus de 13 milliards de dollars engagés, sera l'un des acteurs clés à surveiller dans ce processus, ses intérêts pouvant diverger de ceux des futurs actionnaires publics.

UEUne introduction en Bourse d'OpenAI renforcerait massivement ses capacités de financement face aux acteurs européens comme Mistral, creusant davantage le fossé de ressources entre l'IA américaine et européenne.

💬 300 milliards de valorisation pour une boîte pas rentable, sur un marché où Google et Meta jouent à domicile, c'est le genre de dossier qui va faire saliver les marchés six mois et flipper les analystes six mois plus tard. Le vrai sujet, c'est Microsoft : avec 13 milliards investis et une relation contractuelle profonde, leurs intérêts ne sont pas forcément alignés avec ceux d'un actionnaire lambda qui veut voir des bénéfices. Reste à voir si la conversion en société classique suffit à rendre le modèle lisible, parce que pour l'instant les chiffres ressemblent plus à un pari qu'à un business.

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Le mardi 24 mars 2026, l'équipe officielle de Sora a publié un message d'adieu sur X, confirmant la fermeture définitive du générateur de vidéos par IA d'OpenAI. Six mois seulement après son lancement grand public en septembre 2025, l'application est débranchée. Pourtant, les débuts avaient été spectaculaires : Sora avait franchi le million de téléchargements plus vite que ChatGPT en son temps. Mais l'euphorie a été de courte durée. Dès janvier 2026, les téléchargements chutaient de 45 % en un mois, le taux de rétention à 30 jours s'effondrait sous les 8 %, et sur le dernier mois, l'outil ne réunissait plus que 600 000 utilisateurs actifs, relégué à la 172e place de l'App Store. Pendant ce temps, faire tourner l'infrastructure coûtait à OpenAI 15 millions de dollars par jour — une hémorragie financière impossible à tenir. L'accord avec Disney, qui avait investi un milliard de dollars en décembre pour permettre l'intégration de plus de 200 personnages franchisés (Marvel, Star Wars, Pixar) dans les vidéos générées, est lui aussi annulé, l'investissement ne s'étant finalement jamais concrétisé. La fermeture de Sora est avant tout un signal stratégique fort : OpenAI prépare son introduction en bourse pour le quatrième trimestre 2026 et doit convaincre Wall Street de sa rentabilité. Fidji Simo, nouvelle responsable de la division AGI Deployment, a été explicite en interne : l'entreprise ne peut plus se disperser dans des « quêtes secondaires ». Sam Altman a réorganisé ses priorités autour de la levée de capitaux et de la construction de centres de données. Toute la puissance de calcul libérée par l'arrêt de Sora est redirigée vers les clients B2B, jugés bien plus lucratifs. La semaine précédant l'annonce, OpenAI confirmait aussi la fusion de ChatGPT desktop, de son outil de code Codex et de son navigateur web en une seule « super-app » — une consolidation qui illustre cette nouvelle discipline budgétaire. L'entraînement d'un nouveau modèle, nom de code « Spud », vient par ailleurs de s'achever, confirmant que les priorités technologiques ont changé de camp. Sora était apparu en février 2024 comme une promesse de révolution pour Hollywood, capable de générer des vidéos photoréalistes à partir d'un simple texte. Son lancement public avait suscité un engouement mondial, mais le fossé entre la démonstration technique et l'usage quotidien s'est révélé impossible à combler face à la brutalité des chiffres économiques.

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Une poignée de géants technologiques concentre aujourd'hui l'essentiel de la puissance de l'intelligence artificielle mondiale. Microsoft, en tête, a réalisé un pivot stratégique majeur en investissant plusieurs milliards de dollars dans OpenAI, le laboratoire créateur de ChatGPT. En échange de ce partenariat exclusif, la firme de Redmond intègre les modèles GPT dans l'ensemble de son écosystème sous la marque Copilot : Windows, la suite Office, GitHub et ses outils de cybersécurité. Son cloud Azure sert simultanément de plateforme d'entraînement pour OpenAI et d'infrastructure pour les entreprises souhaitant déployer leurs propres applications d'IA. Alphabet, maison mère de Google, incarne quant à elle une présence encore plus ancienne dans le domaine : en 2017, ses chercheurs ont publié "Attention Is All You Need", le papier fondateur de l'architecture transformer sur laquelle reposent aujourd'hui la quasi-totalité des grands modèles de langage. Nvidia, OpenAI, Meta, Amazon, Apple, Anthropic et d'autres acteurs complètent ce cercle restreint qui contrôle modèles, puces et infrastructure cloud. Ce niveau de concentration a des conséquences directes sur l'ensemble de l'économie numérique. En contrôlant à la fois les algorithmes et l'infrastructure, ces entreprises deviennent les principaux distributeurs d'IA pour des centaines de millions d'utilisateurs et pour les entreprises qui cherchent à automatiser leurs processus. Microsoft et Google, en particulier, transforment des logiciels déjà massivement adoptés en interfaces d'intelligence artificielle, rendant l'adoption quasi-transparente pour l'utilisateur final. Les entreprises qui souhaitent développer leurs propres solutions d'IA se retrouvent en grande partie dépendantes de l'infrastructure cloud de ces mêmes acteurs, renforçant ainsi leur position dominante sur toute la chaîne de valeur, de la recherche fondamentale jusqu'à la distribution commerciale. Cette domination est le fruit de décennies d'investissement massif dans la recherche et l'infrastructure. Google Finance cette transformation depuis les années 2010 via DeepMind et Google Brain, tandis que Microsoft a su reconvertir sa position de leader du logiciel d'entreprise en levier d'adoption de l'IA générative. La barrière à l'entrée est désormais astronomique : entraîner un grand modèle de langage compétitif nécessite des dizaines de milliers de GPU et des investissements se chiffrant en milliards de dollars, ce que seuls quelques acteurs peuvent se permettre. La question qui se pose pour la suite est double : comment les régulateurs, notamment en Europe avec l'AI Act, vont-ils encadrer cette concentration de pouvoir technologique, et quels nouveaux entrants, à l'image d'Anthropic ou Mistral, parviendront à s'imposer face à des géants qui ont pris plusieurs longueurs d'avance ?

UELa concentration du pouvoir IA entre quelques géants américains renforce la dépendance des entreprises européennes à des infrastructures cloud étrangères, un enjeu central de l'AI Act et une menace directe pour la souveraineté numérique de l'UE.

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