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MoonMath AI publie en open source un kernel d'attention HIP pour AMD MI300X surpassant AITER v3 sur toutes les configurations
InfrastructureMarkTechPost1h· 2 min de lecture

MoonMath AI publie en open source un kernel d'attention HIP pour AMD MI300X surpassant AITER v3 sur toutes les configurations

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MoonMath AI, une équipe de recherche spécialisée en optimisation GPU, a publié en open source un noyau de calcul d'attention en bf16 pour le GPU AMD MI300X, sous licence MIT. Écrit en HIP (le langage de programmation GPU d'AMD), ce noyau implémente l'opération d'attention centrale des transformers, le calcul softmax(QKᵀ/√d)·V, et surpasse sur tous les cas testés AITER v3, le propre noyau optimisé d'AMD. Les gains géométriques mesurés atteignent 1,18×, 1,15× et 1,08× selon les modes d'arrondi, avec un pic à 1,26× sur certaines configurations. Les tests ont été conduits sur du matériel bare-metal fourni par HotAisle, un fournisseur cloud AMD. Le noyau cible exclusivement l'architecture CDNA3 du MI300X (ISA gfx942), avec une dimension de tête fixée à 128 et une prise en charge de longueurs de séquence arbitraires, y compris l'attention croisée. Une pull request concrète dans SGLang a utilisé ce noyau pour accélérer la génération vidéo par le modèle Wan2.1 de 1,23× sans aucune régression de qualité.

Ce résultat est significatif pour l'écosystème AMD, longtemps considéré comme en retard sur NVIDIA en matière de performance logicielle pour l'inférence de modèles de langage. Battre AMD sur son propre terrain, avec un noyau non assembleur, donc lisible et maintenable, démontre qu'il est possible d'extraire des performances compétitives du MI300X sans recourir à du code machine manuscrit opaque. Pour les équipes qui déploient des LLMs ou des modèles de diffusion vidéo sur infrastructure AMD, ce noyau représente un gain immédiat et vérifiable. La précision numérique est soigneusement préservée : chaque sortie finie reste dans une unité bf16 ULP d'AITER, les comportements NaN et Inf sont bit-identiques, et les résultats sont déterministes.

Sur le plan technique, la performance provient de deux innovations principales. D'abord, une astuce d'assemblage inline qui enveloppe exactement une instruction dans une fonction forceinline, laissant le compilateur gérer l'allocation des registres tout en gardant le contrôle de l'opcode, évitant ainsi les copies de registres inutiles qui pénalisent les approches naïves. Ensuite, un placement mémoire rigoureux : K est chargé depuis la HBM vers la mémoire partagée locale (LDS) en double-buffering, V reste chaud dans le cache L1, et Q avec les accumulateurs résident dans les registres. La stratégie d'ordonnancement des vagues, huit vagues par bloc, en deux groupes de quatre décalés en phase, permet au cœur matriciel de ne jamais rester inactif, en alternant calcul et softmax à la manière de FlashAttention-3, mais adaptée aux spécificités de CDNA3 où toute opération mémoire est déjà asynchrone. Ce travail s'inscrit dans une tendance plus large de la communauté open source qui, faute de support logiciel mature d'AMD, prend elle-même en charge l'optimisation bas niveau de ces GPUs.

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Together AI publie OSCAR en open source : un système de quantification KV cache 2 bits adaptatif pour les LLM à long contexte
1MarkTechPost 

Together AI publie OSCAR en open source : un système de quantification KV cache 2 bits adaptatif pour les LLM à long contexte

Together AI vient de publier en open source OSCAR (Offline Spectral Covariance-Aware Rotation), un système de quantification du cache KV à 2 bits conçu pour réduire drastiquement la mémoire GPU nécessaire à l'inférence de grands modèles de langage sur de longs contextes. Le problème visé est concret : lors de l'inférence en mode autorégressif, le cache KV croît avec la longueur du contexte, la taille des lots et la profondeur du modèle. À 100 000 tokens traités par dizaines de requêtes simultanées, ce cache peut accaparer la majorité de la mémoire GPU disponible. La quantification à INT2, qui ne représente les valeurs qu'avec 4 niveaux distincts, était jusqu'ici largement inutilisable : soit elle dégradait trop la précision, soit elle était incompatible avec les architectures de cache paginé utilisées en production. OSCAR surmonte ces deux obstacles grâce à une rotation des activations fondée non pas sur leur distribution brute, mais sur les statistiques d'attention elles-mêmes. L'innovation centrale d'OSCAR réside dans le choix de la base de rotation. Pour les clés (keys), ce qui compte n'est pas l'erreur de reconstruction euclidienne, mais l'erreur sur les logits d'attention, pondérée par la covariance des requêtes. Pour les valeurs (values), c'est la covariance pondérée par les scores d'attention qui détermine quelles directions d'erreur se propagent réellement dans la sortie du modèle. OSCAR estime ces covariances sur un jeu de calibration, les décompose en vecteurs propres, et les utilise comme base de rotation optimale. La rotation finale se compose de trois éléments : l'alignement sur les directions importantes pour l'attention, une transformation de Hadamard qui uniformise les canaux, et un réordonnancement par inversion de bits qui garantit que chaque groupe de quantification reçoit un représentant de chaque niveau hiérarchique. Le système s'intègre dans la pile de serving production de SGLang comme mode INT2 natif du cache KV. Ce travail s'inscrit dans une course intense à l'efficacité mémoire pour les LLM en production. La quantification du cache KV est un levier direct sur la taille des lots traitables et donc sur le coût par requête. Les approches INT4 existantes, comme QuIP# ou QuaRot, fonctionnaient déjà correctement, mais INT2 représentait une frontière difficile à franchir sans perte de qualité rédhibitoire. En publiant OSCAR en open source avec une intégration SGLang, Together AI met cet outil à disposition de l'ensemble de la communauté de déploiement de modèles. L'enjeu est considérable : multiplier par deux la compression du cache KV peut doubler la capacité de traitement parallèle d'un serveur sans changer le matériel. Les prochaines étapes naturelles concernent la validation sur des modèles de très grande taille et l'extension à d'autres architectures d'attention.

UELes laboratoires et startups IA européens déployant des LLM peuvent adopter cette technique open source pour réduire leurs coûts d'inférence GPU et doubler leur capacité de traitement parallèle sans changer de matériel.

InfrastructureOpinion
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LightSeek Foundation publie TokenSpeed, moteur d'inférence LLM open source visant TensorRT-LLM pour agents autonomes
2MarkTechPost 

LightSeek Foundation publie TokenSpeed, moteur d'inférence LLM open source visant TensorRT-LLM pour agents autonomes

La LightSeek Foundation a publié TokenSpeed, un moteur d'inférence pour grands modèles de langage distribué en open source sous licence MIT. Encore en phase de préversion, TokenSpeed est conçu spécifiquement pour les charges de travail dites "agentiques", c'est-à-dire les systèmes d'IA qui enchaînent de multiples appels au modèle pour accomplir des tâches complexes, comme l'écriture ou la révision de code. L'objectif déclaré est d'atteindre des performances comparables à TensorRT-LLM de NVIDIA, tout en restant accessible à l'ensemble de l'écosystème. Le moteur vise à maintenir un débit minimum de 70 tokens par seconde par utilisateur, un seuil qui monte parfois à 200 TPS ou plus, tout en maximisant le nombre de tokens traités par GPU et par minute. L'enjeu dépasse la performance brute. Des outils comme Claude Code d'Anthropic, Codex d'OpenAI ou Cursor fonctionnent sur des contextes qui dépassent régulièrement 50 000 tokens et s'étalent sur des dizaines de tours de conversation, un profil très différent d'un simple chatbot. Or la plupart des benchmarks publics ne rendent pas compte de cette réalité. Lorsqu'un agent de développement logiciel analyse un dépôt entier, génère du code, exécute des tests et itère, chaque milliseconde de latence ajoutée se multiplie à chaque étape. Un moteur d'inférence mal adapté devient rapidement un goulot d'étranglement qui ralentit l'ensemble de la chaîne de production logicielle, et donc, à terme, les équipes d'ingénierie qui en dépendent. L'architecture de TokenSpeed repose sur cinq sous-systèmes complémentaires. Le premier est un mécanisme de parallélisme assisté par compilateur, basé sur le modèle SPMD (Single Program, Multiple Data), qui génère automatiquement les communications entre processus sans que le développeur n'ait à les écrire manuellement. Le planificateur de requêtes sépare strictement le plan de contrôle, implémenté en C++ sous forme de machine à états finis, du plan d'exécution écrit en Python, ce qui permet de détecter les erreurs de gestion du cache KV à la compilation plutôt qu'à l'exécution. Le troisième pilier est une couche de noyaux GPU modulaire et extensible, compatible avec des accélérateurs autres que ceux de NVIDIA, s'appuyant notamment sur l'un des noyaux MLA (Multi-head Latent Attention) les plus rapides disponibles pour les GPU Blackwell. Ce noyau MLA a d'ailleurs déjà été intégré dans vLLM, l'un des moteurs d'inférence open source les plus utilisés dans l'industrie. La fondation LightSeek positionne ainsi TokenSpeed comme une infrastructure commune pour l'ère où les agents IA deviennent le principal vecteur de production de code.

UELa disponibilité d'un moteur d'inférence open source compatible avec des accélérateurs non-NVIDIA pourrait réduire la dépendance des équipes européennes aux solutions propriétaires de NVIDIA.

InfrastructureActu
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Moonshot AI open-source FlashKDA : noyaux CUTLASS pour Kimi Delta Attention et benchmarks H20
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Moonshot AI open-source FlashKDA : noyaux CUTLASS pour Kimi Delta Attention et benchmarks H20

Moonshot AI, la startup chinoise derrière le chatbot Kimi.ai, vient de publier en open source FlashKDA (Flash Kimi Delta Attention), une bibliothèque de kernels GPU haute performance construite sur CUTLASS, la librairie de templates CUDA de NVIDIA. Disponible sur GitHub sous licence MIT, FlashKDA est une implémentation de production du mécanisme d'attention Kimi Delta Attention (KDA), le composant central du modèle hybride Kimi Linear. Sur des GPU NVIDIA H20, la bibliothèque atteint des gains de vitesse de prefill allant de 1,72x à 2,22x par rapport à la référence flash-linear-attention, et s'intègre directement comme backend de remplacement dans cette même librairie. Les prérequis techniques sont CUDA 12.9 et PyTorch 2.4, avec un ciblage exclusif de l'architecture Hopper (SM90 et supérieur), ce qui englobe les H100 et H20. L'enjeu est concret : Kimi Linear est un modèle à 48 milliards de paramètres totaux dont seulement 3 milliards sont activés à l'inférence. Son architecture repose sur un ratio de trois couches KDA pour une couche d'attention globale de type MLA (Multi-Head Latent Attention), ce qui réduit l'utilisation du cache KV de 75 % lors de la génération sur de longues séquences. À un million de tokens de contexte, ce design offre un débit de décodage jusqu'à six fois supérieur à celui d'une architecture full-attention classique. FlashKDA est précisément le kernel CUDA qui rend ce gain possible lors de la phase de prefill, en exploitant les Tensor Cores de NVIDIA via CUTLASS pour optimiser le calcul matriciel à basse précision (bf16). Ce travail s'inscrit dans une vague de recherche intense sur les mécanismes d'attention linéaire, motivée par le problème fondamental de la complexité quadratique de l'attention softmax standard : plus le contexte est long, plus les coûts de calcul explosent. KDA est la réponse de Moonshot AI à ce défi, en raffinant l'architecture Gated DeltaNet avec un mécanisme de gating par canal plus fin, ce qui améliore l'utilisation de la mémoire d'état finie des RNN. Le support du batching à longueur variable via des séquences cumulatives (cu_seqlens) et la gestion d'états récurrents initiaux et finaux facilitent son usage en production pour l'inférence multi-tour. En publiant FlashKDA sous licence MIT, Moonshot AI permet à d'autres équipes de reproduire et construire sur cette architecture, au moment même où la course à l'inférence longue séquence s'intensifie entre les grands laboratoires mondiaux.

UEImpact indirect : les équipes de recherche et startups IA européennes disposant de GPU Hopper (H100/H20) peuvent intégrer FlashKDA (licence MIT) pour accélérer leurs travaux sur l'inférence longue séquence, sans dépendance à une solution propriétaire.

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Meta lance KernelEvolve, un agent IA pour optimiser les infrastructures d'entraînement
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Meta lance KernelEvolve, un agent IA pour optimiser les infrastructures d'entraînement

Meta a présenté KernelEvolve, un système d'optimisation de kernels piloté par intelligence artificielle, développé en interne pour accélérer ses modèles de publicité et d'IA générative. Intégré à l'agent Ranking Engineer Agent, KernelEvolve automatise la création et l'optimisation de kernels — ces programmes bas niveau qui traduisent les opérations de haut niveau d'un modèle en instructions spécifiques à chaque puce. Le système cible une infrastructure hétérogène composée de GPU NVIDIA, de GPU AMD, de CPU classiques et des puces MTIA, les accélérateurs personnalisés de Meta. Les résultats publiés sont substantiels : plus de 60 % d'amélioration du débit d'inférence pour le modèle publicitaire Andromeda sur GPU NVIDIA, et plus de 25 % de gain en débit d'entraînement sur les puces MTIA. Des travaux qui auraient normalement demandé plusieurs semaines à des ingénieurs spécialisés ont été accomplis en quelques heures. L'article associé sera présenté au 53e International Symposium on Computer Architecture (ISCA) 2026. L'enjeu est direct et massif : Meta sert chaque jour des milliards d'expériences alimentées par l'IA, des recommandations personnalisées aux assistants génératifs. Chaque requête d'entraînement ou d'inférence repose sur une couche de kernels hautement optimisés, et à mesure que les modèles gagnent en complexité et que le parc matériel se diversifie, le nombre de configurations possibles explose — atteignant des milliers de combinaisons selon le hardware, l'architecture du modèle et le type d'opérateur. L'optimisation manuelle par des experts ne peut plus suivre ce rythme, créant un goulot d'étranglement critique qui freine l'adoption de nouveaux matériels et ralentit les cycles d'itération des modèles. KernelEvolve résout ce problème en traitant l'optimisation comme une recherche automatisée : un environnement d'évaluation dédié teste chaque kernel candidat, renvoie les diagnostics au LLM, et pilote une exploration continue sur des centaines d'alternatives — dépassant les performances des kernels écrits à la main par des experts humains. Cette initiative s'inscrit dans une tendance de fond chez les grandes plateformes technologiques : déléguer des tâches d'ingénierie de bas niveau à des agents IA pour absorber la complexité croissante des infrastructures de calcul. Meta fait face à la même contrainte que Google, Microsoft ou Amazon — accélérer sans cesse les modèles tout en maîtrisant les coûts de calcul sur un parc matériel qui ne cesse de se diversifier. KernelEvolve génère des kernels dans des langages aussi bien de haut niveau comme Triton ou CuteDSL que de bas niveau comme CUDA, HIP ou MTIA C++, ce qui lui confère une portabilité rare. À terme, ce type d'agent pourrait devenir standard dans l'industrie, réduisant drastiquement le besoin d'ingénieurs spécialisés en optimisation matérielle et accélérant la mise en production de nouvelles architectures de modèles sur des puces encore inconnues.

InfrastructureActu
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