Aller au contenu principal
DXC et Anthropic apportent l’IA aux systèmes critiques d’entreprise
BusinessLe Big Data2h· 2 min de lecture

DXC et Anthropic apportent l’IA aux systèmes critiques d’entreprise

Source originale ↗·

DXC Technology et Anthropic ont annoncé le 11 juin 2026 une alliance mondiale pluriannuelle visant à déployer l'IA générative Claude au coeur des systèmes critiques des grandes entreprises et administrations publiques. DXC, présent dans plus de 70 pays et fort de 115 000 collaborateurs, gère depuis plusieurs décennies des infrastructures technologiques pour des banques, assureurs, compagnies aériennes et gouvernements. Dans ce cadre, DXC rejoint le réseau d'Anthropic en tant que "Global Premier Claude Partner". Le partenariat repose sur une approche déjà éprouvée en interne: en avril 2026, DXC a lancé OASIS, une plateforme d'orchestration native IA dans laquelle Claude est désormais le modèle par défaut pour automatiser les flux de travail informatique. La société affirme que plus de 95% du code d'OASIS a été généré avec l'aide de Claude, avant validation par des ingénieurs, ce qui aurait permis de multiplier par dix la vitesse de développement logiciel. La plateforme est déjà déployée chez plus de 50 clients, et DXC prévoit de former des dizaines de milliers d'ingénieurs certifiés via l'Anthropic Academy pour les intégrer directement chez les clients.

L'enjeu central de ce partenariat est de faire entrer l'IA générative dans des environnements où la tolérance aux erreurs est quasi nulle. Pour les secteurs bancaire, assurantiel ou aérien, intégrer Claude dans des opérations critiques impose des niveaux très élevés de sécurité, de conformité réglementaire et de disponibilité continue. La promesse d'une accélération par dix du cycle de développement logiciel est particulièrement significative pour les grandes organisations cherchant à moderniser leurs systèmes historiques sans exploser les coûts ni étirer indéfiniment les cycles de transformation. Pour Anthropic, DXC représente surtout un canal de distribution massif vers des clients enterprise que les approches commerciales directes atteignent difficilement.

Quatre domaines prioritaires ont été identifiés: l'assurance, avec la modernisation des systèmes centraux et le développement d'agents spécialisés; la modernisation applicative, pour analyser et refactoriser des bases de code historiques; la cybersécurité, avec un sous-agent Claude intégré aux centres d'opérations de sécurité; et la gestion des infrastructures IT. Cette alliance s'inscrit dans une tendance structurelle plus large: les grands acteurs des services informatiques, d'Accenture à IBM en passant par Capgemini, cherchent tous à s'adosser aux laboratoires d'IA pour proposer des offres packagées aux décideurs des grandes organisations. Anthropic, qui a levé plusieurs milliards de dollars ces dernières années dans un contexte de concurrence intense avec OpenAI et Google, accélère ainsi sa stratégie de diffusion via des partenaires disposant d'un accès privilégié aux marchés réglementés. OASIS devrait être déployé à plus grande échelle dans les mois à venir.

Impact France/UE

DXC Technology étant actif dans plus de 70 pays dont la France, ce partenariat avec Anthropic pourrait accélérer le déploiement de Claude dans les banques, assureurs et administrations publiques françaises et européennes qui s'appuient sur les services DXC.

Cet article vous a été utile ?

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Anthropic envisage une introduction en bourse, signe de la maturité de l'IA en entreprise
1AI News 

Anthropic envisage une introduction en bourse, signe de la maturité de l'IA en entreprise

Anthropic prépare une introduction en bourse qui constitue un tournant symbolique pour l'industrie de l'intelligence artificielle générative. L'entreprise fondée par Dario et Daniela Amodei, valorisée à plusieurs dizaines de milliards de dollars, franchit ainsi le seuil qui sépare la phase de recherche à capital-risque d'un statut de fournisseur d'infrastructure d'entreprise à part entière. William Samengo-Turner, responsable du secteur technologique chez le cabinet juridique A&O Shearman, résume l'enjeu : "La vraie question n'est pas de savoir si les marchés publics sont prêts pour l'IA, mais si l'IA est prête pour les marchés publics." Karthik Hariharan, ingénieur senior chez DoorDash, observe pour sa part qu'Anthropic et OpenAI se livrent une course à l'IPO, et que le premier à franchir la ligne "fixera probablement le plancher et le plafond des valorisations pour les 12 à 18 mois suivants." Cette cotation en bourse redéfinit concrètement la relation entre Anthropic et ses clients professionnels. Les entreprises qui intègrent Claude dans leurs workflows internes pourront désormais planifier sur plusieurs années autour de grilles tarifaires, de limites d'API et de contrats de service formalisés. Mais l'équation est contrainte : entraîner chaque nouvelle génération de modèles nécessite des dizaines de milliers de GPU et des dépenses d'investissement massives, que la structure des marchés publics oblige à répercuter de façon prévisible sur les clients. Si Wall Street exige une expansion agressive des marges post-IPO, les entreprises devront anticiper des conditions de licence plus strictes et l'abandon progressif des versions de modèles les moins rentables, créant des cycles de migration forcée pour les équipes de développement. Le modèle économique sous-jacent révèle une dépendance structurelle au marché B2B. Suvrankar Datta, chercheur au CRASH Lab, le chiffre sans détour : sur huit milliards d'êtres humains, seulement 100 millions peuvent se permettre de payer Claude au tarif actuel, et les 20 dollars mensuels de l'abonnement grand public ne financent pas des clusters de serveurs à plusieurs milliards de dollars. La survie financière d'Anthropic repose donc sur son ancrage dans les budgets des grandes organisations, à travers des usages comme la gestion des ressources humaines, la revue de documents juridiques ou le tri du support client. Nate Elliott, analyste IA chez Emarketer, pointe la tension centrale : "Claude a construit une base d'utilisateurs enterprise solide, mais il n'est pas compétitif en tant que plateforme IA grand public." La cotation d'Anthropic sera ainsi le premier test grandeur nature pour savoir si Wall Street considère l'IA comme une histoire de consommateurs ou comme une infrastructure industrielle.

UELes entreprises européennes intégrant Claude dans leurs workflows devront anticiper des révisions tarifaires et des conditions contractuelles plus strictes imposées par les exigences de rentabilité des marchés publics.

BusinessOpinion
1 source
IBM et Google Cloud veulent accélérer l’adoption de l’IA dans les entreprises
2Le Big Data 

IBM et Google Cloud veulent accélérer l’adoption de l’IA dans les entreprises

IBM et Google Cloud ont annoncé le 4 juin 2026 une expansion significative de leur partenariat stratégique, avec le lancement d'une Google Cloud Practice dédiée au sein d'IBM Consulting. Cette nouvelle entité regroupe des milliers de consultants IBM certifiés Google Cloud ainsi que des équipes d'ingénierie spécialisées, avec pour mission d'accompagner les grandes organisations dans le déploiement d'agents IA à l'échelle industrielle. Concrètement, les deux groupes combinent la plateforme Gemini Enterprise Agent de Google Cloud avec l'expertise sectorielle d'IBM Consulting pour couvrir huit domaines prioritaires : banque, assurance, administrations publiques, télécommunications, énergie, commerce de détail, cybersécurité et sciences de la vie. Les consultants IBM pourront désormais concevoir, déployer et gérer directement des agents IA sur l'infrastructure Google Cloud, en s'appuyant sur des composants préconfigurés et des méthodologies éprouvées. L'enjeu est de résoudre l'un des blocages les plus coûteux de l'industrie : la difficulté à transformer les projets pilotes en déploiements opérationnels rentables. De nombreuses entreprises ont expérimenté l'IA sans parvenir à en extraire une valeur concrète à grande échelle, faute d'intégration avec les systèmes critiques existants et de garanties suffisantes en matière de gouvernance et de conformité réglementaire. En proposant un cadre commun avec des agents sectoriels préconstruits, IBM et Google entendent réduire drastiquement le délai entre la conception et la mise en production, tout en permettant aux organisations d'automatiser des processus métiers complexes sans multiplier les développements sur mesure. Pour les secteurs fortement réglementés comme la finance ou la santé, la promesse est d'intégrer l'IA aux flux de travail existants tout en respectant les contraintes légales et sécuritaires. Cette initiative s'inscrit dans une tendance de fond qui voit les grands acteurs du cloud et du conseil former des alliances de plus en plus intégrées pour capter le marché de l'IA d'entreprise, estimé à plusieurs milliards de dollars. IBM, qui a repositionné une large partie de sa stratégie autour du conseil en transformation numérique depuis la cession de son activité infrastructure à Kyndryl en 2021, cherche à capitaliser sur sa présence dans les grandes entreprises pour distribuer les technologies de ses partenaires cloud. Google Cloud, de son côté, intensifie la mise en marché de Gemini via des alliances avec des intégrateurs disposant d'une relation de confiance établie avec les directions générales et les DSI. La prochaine étape attendue sera la mise sur le marché effective de ces agents sectoriels et les premiers retours de déploiements en production, qui conditionneront la crédibilité commerciale de cette alliance face à des concurrents comme Microsoft et Accenture ou AWS et Deloitte.

UELes secteurs prioritaires visés, banque, assurance et administrations publiques, sont au cœur de l'économie française et européenne, et ce cadre commun d'agents IA devra se conformer à l'AI Act et au RGPD, ce qui en fait un cas d'usage directement pertinent pour les DSI européens.

💬 Le vrai problème des pilotes IA qui restent des pilotes, IBM et Google s'y attaquent enfin avec du concret. Des milliers de consultants certifiés, des agents préconstruits par secteur, un cadre commun qui évite de tout recoder à chaque client, c'est le genre d'approche qui peut débloquer des grands comptes paralysés depuis deux ans sur les mêmes questions de conformité. Reste à voir ce que ça donne en prod, parce que Microsoft et Accenture ne regardent pas ça les bras croisés.

BusinessOpinion
1 source
Les coûts d'Anthropic augmentent : les entreprises poussent leurs fournisseurs à raccourcir les contrats
3The Information AI 

Les coûts d'Anthropic augmentent : les entreprises poussent leurs fournisseurs à raccourcir les contrats

Les entreprises augmentent significativement leurs dépenses auprès d'Anthropic et d'autres fournisseurs d'IA, et ce budget supplémentaire doit bien venir de quelque part. La cible naturelle : les contrats logiciels traditionnels. Selon des dirigeants et des consultants, de nombreuses organisations ne renoncent pas encore à leurs applications d'entreprise, mais elles se positionnent pour le faire si l'IA venait à rendre ces outils moins indispensables. Concrètement, elles exigent des contrats plus courts et des conditions plus favorables auprès de leurs éditeurs SaaS historiques. Ce changement de rapport de force représente une menace sérieuse pour les grands éditeurs de logiciels d'entreprise comme Salesforce, SAP ou ServiceNow. Des contrats pluriannuels de trois à cinq ans, autrefois la norme, sont désormais contestés. Les entreprises clientes gagnent en flexibilité pour pivoter vers des solutions IA si celles-ci se révèlent capables de remplacer des fonctions entières -- CRM, gestion des workflows, support client -- à moindre coût. Cette pression s'inscrit dans un contexte de réallocation massive des budgets technologiques vers l'IA générative. Les dépenses en modèles de fondation comme Claude d'Anthropic ou GPT d'OpenAI explosent, tandis que les directions financières cherchent à compenser ces investissements en réduisant les coûts fixes. Le secteur du SaaS, qui avait bénéficié d'une décennie de croissance quasi garantie grâce aux renouvellements automatiques, entre dans une phase d'incertitude structurelle dont l'issue dépendra largement de sa capacité à intégrer l'IA dans ses propres offres.

UELes éditeurs européens comme SAP sont directement exposés à la pression des entreprises clientes qui raccourcissent leurs cycles de contrats pour conserver la flexibilité de migrer vers des solutions d'IA générative.

💬 Les boîtes n'ont pas encore quitté Salesforce. Mais elles exigent des contrats d'un an au lieu de cinq, histoire de garder une porte de sortie si l'IA finit par faire le boulot du CRM ou du support client à moindre coût. C'est ça, le vrai truc ici : l'IA comme levier de négociation avant même d'être un remplacement.

BusinessOpinion
1 source
Anthropic modifie sa tarification pour facturer les entreprises selon leur consommation d'IA
4The Information AI 

Anthropic modifie sa tarification pour facturer les entreprises selon leur consommation d'IA

Anthropic a discrètement modifié son modèle de facturation pour les entreprises clientes de Claude, abandonnant une tarification forfaitaire au profit d'un système basé sur le volume réel d'utilisation de l'IA. Ce changement, qui n'avait pas été annoncé publiquement, signifie concrètement que les organisations dont les salariés sont des utilisateurs intensifs des outils Claude paieront désormais significativement plus cher. La décision a été mise en place au cours des dernières semaines et vise directement les clients enterprise. Cette révision tarifaire reflète la pression croissante que fait peser la popularité explosive des produits de codage assisté et d'agents IA d'Anthropic sur ses infrastructures de calcul. Plus les utilisateurs adoptent ces fonctionnalités avancées, plus le coût de traitement augmente côté serveur. En répercutant ces coûts sur les clients en fonction de leur consommation réelle, Anthropic cherche à préserver ses marges dans un contexte où la demande dépasse les prévisions initiales et où les ressources GPU restent rares et coûteuses. Ce virage intervient dans un secteur confronté à ce que les professionnels appellent un "compute crunch", une tension généralisée sur les capacités de calcul disponibles pour faire tourner des modèles d'IA de grande taille. OpenAI, Google et d'autres acteurs font face aux mêmes contraintes. La décision d'Anthropic pourrait inaugurer une tendance plus large : la fin des abonnements IA à prix fixe pour les entreprises, remplacés par des modèles à la consommation calqués sur ceux du cloud computing traditionnel.

UELes entreprises françaises et européennes abonnées à Claude Enterprise devront réévaluer leur budget IA, leurs coûts pouvant augmenter significativement selon l'intensité d'utilisation de leurs salariés.

BusinessActu
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, rédigé par un humain · désinscription en un clic