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Databricks se rapproche d’une valorisation de 165 milliards de dollars
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Databricks se rapproche d’une valorisation de 165 milliards de dollars

Résumé IASource uniqueImpact UE
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Databricks serait en passe de boucler une nouvelle levée de fonds qui porterait sa valorisation entre 165 et 175 milliards de dollars, selon The Information. La campagne de financement pourrait être lancée dès juillet 2026, quelques mois seulement après que la société a finalisé, en février dernier, un tour de table de 5 milliards de dollars en capitaux propres complété par 2 milliards de dette, l'une des plus importantes opérations de financement privé dans la tech ces dernières années. Cette nouvelle valorisation représenterait une hausse significative par rapport aux 134 milliards de dollars atteints fin 2025. Databricks affiche un chiffre d'affaires annuel supérieur à 5,4 milliards de dollars, en croissance de plus de 65 % sur un an, dont 1,4 milliard généré spécifiquement par ses activités liées à l'IA.

Cette levée illustre l'appétit durable des investisseurs privés pour les infrastructures de données et d'IA capables de transformer des projets expérimentaux en revenus mesurables. Pour Databricks, l'IA n'est plus un pari sur l'avenir : elle représente déjà un moteur économique concret, qui pèse pour plus d'un quart du chiffre d'affaires total. Les entreprises cherchant à industrialiser leurs projets d'IA tout en conservant la maîtrise de leurs données constituent un marché en forte expansion, et Databricks se positionne comme l'infrastructure de référence pour y répondre. Une nouvelle injection de capital permettrait de financer l'innovation produit, des acquisitions stratégiques, et des programmes de liquidité pour les salariés, sans avoir à affronter un marché boursier jugé défavorable.

Fondée en 2013 par des chercheurs de l'Université de Californie à Berkeley à l'origine du projet Apache Spark, Databricks s'est imposée comme l'un des acteurs centraux de la donnée d'entreprise, face à son rival Snowflake. Ces derniers mois, la société a multiplié les partenariats avec OpenAI et Anthropic pour permettre à ses clients de concevoir et déployer des applications d'IA directement dans leurs environnements de données. Son PDG Ali Ghodsi a réaffirmé l'ambition d'une introduction en bourse à terme, mais a qualifié 2026 d'« année catastrophique » pour les IPO, faisant de cette levée privée une étape logique avant une éventuelle cotation. Si l'opération est confirmée, Databricks rejoindrait le cercle très restreint des entreprises technologiques non cotées valorisées au-delà de 150 milliards de dollars, aux côtés de SpaceX et de quelques autres, signal fort que le capital privé continue de suppléer les marchés publics pour financer la prochaine vague d'infrastructures IA.

Impact France/UE

Cette levée consolide la position dominante d'une plateforme de données américaine sur laquelle s'appuient de nombreuses entreprises européennes pour industrialiser leurs projets IA, en l'absence d'acteur équivalent de taille comparable en Europe.

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Cognition, le laboratoire spécialisé dans les agents IA, vient de lever 1 milliard de dollars lors d'un tour de table en Série D qui valorise la société à 26 milliards de dollars. Ce financement, annoncé fin mai 2026, représente une valorisation 2,5 fois supérieure à celle obtenue lors de sa Série C en septembre 2025, qui s'élevait à 10 milliards de dollars. Cognition devient ainsi officiellement le plus grand laboratoire d'agents IA indépendant encore en activité. La société projette un chiffre d'affaires annuel récurrent dépassant 1 milliard de dollars d'ici la fin de l'année 2026, une trajectoire alimentée par une clientèle déjà constituée d'acteurs exigeants de l'écosystème startup et entreprise, parmi lesquels Exa et Modal. Cette levée illustre l'appétit persistant des investisseurs pour les agents IA autonomes, segment en train de redéfinir le marché des logiciels d'entreprise. Dans le SaaS, l'ARR est un indicateur retardé de l'utilisation réelle : si Cognition projette ce seuil du milliard, c'est que des déploiements significatifs sont déjà actifs chez ses clients. La dynamique s'inscrit dans une logique de concentration du financement autour de quelques laboratoires indépendants capables de tenir tête aux grandes plateformes que sont OpenAI, Anthropic ou Google DeepMind. Cognition, positionné sur les agents codeurs autonomes, s'impose comme un acteur de référence dans une catégorie dont la valeur potentielle continue d'attirer des capitaux massifs. Cette annonce intervient dans un contexte d'effervescence technique autour de l'inférence et de l'architecture des agents. Sur le front de l'efficacité, plusieurs avancées ont marqué la semaine : EAGLE 3.1 améliore le décodage spéculatif pour les longues séquences, Perplexity a publié en open source un tokeniseur réduisant de 5 à 6 fois la charge CPU, et Qwen3.5 atteindrait 580 tokens par seconde pour des charges de travail agentiques grâce à une collaboration entre Alibaba, NVIDIA et les contributeurs de FlashAttention-4. Parallèlement, LangChain a livré Deep Agents v0.6 avec les Delta Channels, réduisant le stockage des points de contrôle pour une session de codage de 200 tours de 5,3 Go à seulement 129 Mo. La plateforme Trajectory a également été lancée pour permettre aux équipes d'utiliser les traces d'agents et les signaux d'usage produit dans une logique d'apprentissage continu. Ces évolutions techniques signalent un glissement de paradigme : ce n'est plus seulement la qualité du modèle qui fait la différence, mais l'adéquation entre le modèle, son environnement d'exécution et sa mémoire.

💬 26 milliards pour Cognition, ça fait un choc. Mais le chiffre qui compte c'est le milliard d'ARR projeté d'ici décembre : des déploiements déjà actifs chez des clients exigeants, et une valorisation multipliée par 2,5 en six mois pour un labo qui n'existait quasiment pas il y a trois ans. Et l'Europe dans tout ça, elle regarde.

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OpenRouter, une startup spécialisée dans l'accès unifié aux modèles d'intelligence artificielle, est en négociation pour lever 120 millions de dollars lors d'un tour de financement mené par un fonds de capital-risque d'Alphabet, la maison mère de Google. Cette opération valoriserait l'entreprise à 1,3 milliard de dollars, investissement inclus, selon deux personnes directement informées de la transaction. OpenRouter propose aux développeurs d'applications IA une interface de programmation (API) unique permettant d'accéder à des centaines de modèles différents sans avoir à gérer plusieurs intégrations distinctes. Cette levée de fonds illustre une tendance de fond dans l'industrie : les applications et agents IA migrent de plus en plus vers des architectures multi-modèles, où l'on combine plusieurs LLM selon les tâches. Dans ce contexte, les outils qui simplifient la sélection et l'orchestration des modèles deviennent stratégiques. Pour les développeurs, OpenRouter représente un gain de temps considérable et une flexibilité accrue — ils peuvent basculer d'un modèle à l'autre, comparer les performances et optimiser les coûts sans revoir leur code. Le positionnement d'OpenRouter s'inscrit dans une compétition croissante autour des couches d'infrastructure de l'IA. À mesure que l'offre de modèles s'est fragmentée — OpenAI, Anthropic, Google, Mistral, Meta et d'autres publient régulièrement de nouveaux modèles — la complexité d'intégration pour les équipes produit a explosé. L'intérêt d'Alphabet via son bras venture dans ce tour signale que les grands acteurs misent désormais sur les intermédiaires capables de fédérer cet écosystème morcelé, plutôt que de tout centraliser sur leurs propres plateformes.

UEMistral, acteur européen majeur, figure parmi les modèles accessibles via OpenRouter, ce qui renforce la visibilité de l'offre européenne dans cet écosystème d'infrastructure IA en pleine consolidation.

💬 1,3 milliard pour une API qui fait le pont entre modèles, ça montre que l'infrastructure est le vrai terrain de jeu maintenant. Pas les modèles eux-mêmes, mais la couche qui permet de passer de l'un à l'autre sans réécrire son code à chaque nouveau release. Alphabet qui investit dans un intermédiaire qui distribue ses propres concurrents, c'est quand même un aveu intéressant sur où ils voient la valeur se concentrer.

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