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Les marchés adorent l’IA, les créanciers beaucoup moins. Pourquoi SOFTBANK peine à lever 6 milliards de dollars
BusinessFrenchWeb · 1 min de lecture

Les marchés adorent l’IA, les créanciers beaucoup moins. Pourquoi SOFTBANK peine à lever 6 milliards de dollars

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SoftBank cherche à lever au moins 6 milliards de dollars via un emprunt garanti par sa participation dans OpenAI, mais les négociations avec les créanciers piétinent. Le conglomérat japonais de Masayoshi Son, qui a accumulé une position significative dans la startup d'IA en investissant notamment dans le cadre du projet Stargate, se heurte à la réticence des grandes banques et fonds de crédit, peu enclins à accepter des parts dans une entreprise privée non cotée comme collatéral suffisant pour un prêt de cette envergure.

La difficulté illustre un paradoxe central du moment : si les marchés boursiers valorisent massivement l'IA et propulsent les cours des entreprises cotées exposées au secteur, les marchés du crédit restent nettement plus prudents. Accepter une participation dans OpenAI comme garantie implique de s'appuyer sur une valorisation de plusieurs centaines de milliards de dollars pour une société privée structurellement déficitaire, dont la trajectoire vers la rentabilité reste incertaine et dont la gouvernance atypique complique l'évaluation du risque.

Cette situation s'inscrit dans le profil financier historique de SoftBank, un groupe habitué à des paris à fort levier sur la tech via son Vision Fund, et qui cherche aujourd'hui à monétiser ses positions sans les céder. Son engagement dans l'écosystème OpenAI est massif, il est l'un des piliers du projet Stargate, l'initiative à 500 milliards de dollars censée doter les États-Unis d'une infrastructure IA dominante. L'incapacité à convertir cette position stratégique en liquidités rapides pose la question de la soutenabilité financière d'une stratégie qui mise tout sur une valorisation encore théorique.

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UELes entreprises européennes clientes du cloud Google pourraient bénéficier d'une meilleure disponibilité et de tarifs plus compétitifs, mais cette concentration des investissements accentue la dépendance technologique de l'Europe envers les hyperscalers américains.

💬 Buffett qui entre dans le tour de table, c'est le truc que tu peux montrer à n'importe quel CFO sceptique. Pas de la spéculation, un vrai calcul de rentabilité sur des datacenters à 20 ans, et ça, ça veut dire que l'argent conservateur considère l'infra IA comme de l'immobilier. À 700 milliards d'investissement collectif cette année, la bataille n'est plus sur les modèles, c'est une guerre de silicium et d'électricité.

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Cette semaine, Schneider Electric a annoncé le rachat de Cognite pour 3,1 milliards de dollars, une opération qui vise à faire du géant français de l'énergie et de l'automatisation industrielle un acteur de poids dans l'intelligence artificielle appliquée à l'industrie. Cognite, éditeur de logiciels industriels fondé en 2017, réalise un peu plus de 170 millions de dollars de chiffre d'affaires annuel. Le montant déboursé par Schneider Electric représente ainsi près de dix-huit fois les revenus de la cible, un multiple qui a immédiatement suscité la défiance des marchés financiers. Cette opération illustre la course engagée par les grands groupes industriels pour intégrer l'IA au cœur de leurs infrastructures physiques, des usines aux réseaux électriques. En absorbant les technologies de Cognite, spécialisées dans la contextualisation et l'exploitation des données industrielles, Schneider Electric cherche à accélérer la transformation numérique de ses clients et à défendre ses parts de marché face à des concurrents comme Siemens ou Honeywell, également engagés dans cette bataille pour l'IA industrielle. Pour les clients de Schneider, cela pourrait signifier des outils plus performants pour piloter usines et infrastructures énergétiques via l'IA. Cette acquisition s'inscrit dans un contexte plus large où les valorisations des entreprises d'IA, même à revenus modestes, atteignent des niveaux jugés spéculatifs par une partie des investisseurs. Le scepticisme initial des marchés reflète une interrogation récurrente sur la capacité des grands groupes industriels à rentabiliser ces paris technologiques coûteux, alors que la promesse d'une IA générant des gains de productivité concrets reste, pour beaucoup, encore à démontrer sur le terrain.

UESchneider Electric, groupe industriel français, renforce sa position dans l'IA appliquée à l'industrie, ce qui pourrait consolider la compétitivité des infrastructures énergétiques et industrielles françaises et européennes face à Siemens.

💬 Schneider paie dix-huit fois le chiffre d'affaires de Cognite, et les marchés ont raison de tousser sur ce multiple. Mais je comprends la logique : sur les données industrielles, celui qui achète la techno gagne deux ans sur ceux qui la développent en interne, et deux ans dans cette course-là ça vaut cher. Reste que le vrai test n'est pas dans le prix payé, c'est dans le taux d'usines qui utiliseront vraiment ces outils d'ici trois ans, pas juste dans les slides de vente.

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