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Xiaomi MiMo et TileRT franchissent les 1000 tokens par seconde avec un modèle d'un billion de paramètres sur GPU grand public
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Xiaomi MiMo et TileRT franchissent les 1000 tokens par seconde avec un modèle d'un billion de paramètres sur GPU grand public

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Xiaomi, en collaboration avec le groupe système TileRT, a publié MiMo-V2.5-Pro-UltraSpeed, un mode de serving haute vitesse pour son modèle existant MiMo-V2.5-Pro. Ce modèle, basé sur une architecture Mixture-of-Experts (MoE) à l'échelle du trillion de paramètres, franchit pour la première fois la barre des 1 000 tokens par seconde sur cette classe de modèles, avec des pics mesurés à 1 200 tokens/s. Ce qui rend la performance remarquable, c'est le matériel utilisé : non pas des puces custom ou des accélérateurs spécialisés, mais un nœud standard de 8 GPU grand public. Le résultat découle de trois techniques coordonnées que Xiaomi qualifie de "codesign modèle-système extrême" : la quantification FP4 (format MXFP4 appliqué sélectivement aux experts MoE, le reste restant en FP8), le décodage spéculatif DFlash, et le moteur d'exécution TileRT. La qualité des benchmarks reste comparable au modèle original grâce à un entraînement avec conscience de la quantification (QAT).

Ces vitesses changent concrètement ce qu'il est possible de faire avec un grand modèle en production. À 1 000 tokens/s, des tâches qui supposaient d'attendre plusieurs secondes entre chaque étape deviennent quasi-instantanées : un agent de code peut enchaîner les cycles génération-exécution-correction sans temps mort perceptible, des stratégies de raisonnement Best-of-N peuvent faire tourner des dizaines de branches en parallèle dans le même temps horloge, et des usages temps réel comme la détection de fraude ou le dialogue interactif deviennent viables sans infrastructure dédiée. Les démos publiées montrent la génération d'un jeu Snake en une dizaine de secondes, illustrant la fluidité atteinte pour des tâches de prototypage rapide.

DFlash, la pièce centrale du gain de vitesse, résout un problème structurel du décodage spéculatif classique : le modèle brouillon génère les tokens un par un, créant un goulot d'étranglement séquentiel. DFlash utilise une prédiction parallèle masquée par blocs, permettant au modèle brouillon de remplir un bloc entier de positions en un seul passage. Sur des tâches de code, six à sept tokens sur huit sont acceptés à chaque round de vérification, atteignant parfois 7,14 en moyenne. TileRT complète le tableau côté système : à ces vitesses, chaque opérateur ne dure que quelques microsecondes, et les coûts de lancement d'opérateurs traditionnels fracturent le flux d'exécution. TileRT maintient un noyau persistant sur le GPU avec spécialisation par warp, éliminant ces interruptions. Xiaomi positionne cette combinaison comme une réponse directe à la montée en puissance de la vitesse d'inférence comme métrique concurrentielle, face aux investissements croissants de Meta, Google et OpenAI dans leurs propres accélérateurs propriétaires.

Impact France/UE

Impact indirect : les techniques publiées (quantification MXFP4, décodage spéculatif DFlash, moteur TileRT) pourraient réduire les coûts d'inférence pour les entreprises et labos européens déployant de grands modèles, mais aucune adoption ou régulation directement concernée.

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Cerebras affirme que ses puces exécutent un modèle IA d'un billion de paramètres près de 7 fois plus vite que les clouds GPU
1VentureBeat AI 

Cerebras affirme que ses puces exécutent un modèle IA d'un billion de paramètres près de 7 fois plus vite que les clouds GPU

Moins d'une semaine après avoir bouclé la plus grande introduction en bourse du secteur tech en 2026, Cerebras Systems a annoncé lundi qu'il fait tourner Kimi K2.6, un modèle open-weight de mille milliards de paramètres développé par la société pékinoise Moonshot AI, à près de 1 000 tokens par seconde pour ses clients entreprises. Le chiffre exact, vérifié de manière indépendante par la firme de benchmarking Artificial Analysis, s'établit à 981 tokens par seconde en sortie, soit 6,7 fois plus rapide que le meilleur fournisseur cloud sur GPU et 23 fois plus rapide que la médiane. Sur une requête d'assistance au code impliquant 10 000 tokens en entrée, Cerebras a livré la réponse complète en 5,6 secondes, contre 163,7 secondes sur l'endpoint officiel de Kimi, soit une amélioration d'un facteur 29. La société, basée à Sunnyvale et désormais valorisée 95 milliards de dollars après avoir levé 5,55 milliards lors de son IPO, signe ici son entrée en production sur les modèles de taille maximale, un palier qu'elle n'avait jamais encore franchi. L'enjeu dépasse la performance brute. Kimi K2.6 est l'un des premiers modèles open-weight que les entreprises peuvent crédiblement utiliser comme alternative aux API fermées d'Anthropic ou d'OpenAI, notamment pour les tâches de codage et d'agents autonomes qui représentent aujourd'hui les cas d'usage les plus rentables des grands modèles de langage. James Wang, directeur marketing produit de Cerebras, est direct : les clients sont motivés avant tout par le besoin d'une alternative à Anthropic, dont les modèles sont excellents mais coûteux et régulièrement saturés. Il cite l'exemple d'une application tombée en panne un week-end faute de capacité disponible sur l'API d'Anthropic, une mésaventure qui résonne fortement auprès des acheteurs en entreprise. La rapidité de Cerebras n'est donc pas qu'un argument marketing : dans les workflows agentiques, où chaque seconde d'attente se multiplie par des dizaines d'appels successifs, la vitesse d'inférence devient un avantage compétitif structurel. Kimi K2.6 a été publié le 20 avril par Moonshot AI, une startup fondée en 2023 par des anciens de l'université Tsinghua et considérée comme l'une des entreprises "AI Tiger" de Chine. Le modèle utilise une architecture Mixture-of-Experts avec 32 milliards de paramètres activés par token sur un total de 1 000 milliards, 384 experts dont 8 sélectionnés par passe, et une fenêtre de contexte de 256 000 tokens. Il occupe la première place sur SWE-Bench Pro avec un score de 58,6, dépassant Claude Opus 4.6 et égalant GPT-5.4. Le choix de ce modèle chinois comme vitrine d'un fabricant de puces américain soulève néanmoins une dimension géopolitique que l'article laisse en suspens : Cerebras joue ici à la fois la carte de la performance et celle de l'ouverture, dans un contexte de tensions croissantes autour des technologies d'IA entre les deux pays.

UELes entreprises européennes dépendantes de solutions cloud d'inférence LLM disposent d'une nouvelle alternative matérielle avec des vitesses vérifiées jusqu'à 6,7 fois supérieures aux meilleurs fournisseurs GPU, ce qui peut réduire les risques de saturation de capacité pour les workflows agentiques.

💬 981 tokens par seconde, vérifié par un tiers indépendant, sur un modèle à 1000 milliards de paramètres. Dans les workflows agentiques où chaque appel LLM en déclenche dix autres, c'est pas un argument marketing, c'est du cash économisé et des pannes évitées. Et le truc le plus savoureux, c'est qu'un fabricant de puces américain fraîchement introduit en bourse choisit un modèle chinois comme vitrine, et que l'article passe presque dessus comme si c'était un détail.

InfrastructureOpinion
1 source
NVIDIA introduit une méthode de pré-entraînement en 4 bits avec NVFP4, validée sur un modèle hybride Mamba-Transformer de 12 milliards de paramètres
2MarkTechPost 

NVIDIA introduit une méthode de pré-entraînement en 4 bits avec NVFP4, validée sur un modèle hybride Mamba-Transformer de 12 milliards de paramètres

Des chercheurs de NVIDIA ont publié une méthodologie complète pour préentraîner des grands modèles de langage en précision 4 bits, en s'appuyant sur un format maison baptisé NVFP4, conçu pour les cœurs tensoriels Blackwell des GPU GB200 et GB300. Pour valider l'approche, l'équipe a préentraîné un modèle hybride Mamba-Transformer de 12 milliards de paramètres sur 10 000 milliards de tokens, ce que NVIDIA décrit comme la durée d'entraînement la plus longue jamais documentée publiquement en précision 4 bits. Les résultats sont frappants par leur proximité avec la référence FP8 : le modèle NVFP4 atteint 62,58 % sur le benchmark MMLU-Pro en configuration 5-shot, contre 62,62 % pour son équivalent FP8, soit un écart de seulement 0,04 point de pourcentage. Sur le plan matériel, les calculs matriciels en FP4 atteignent un débit 4 fois supérieur au BF16 sur le GB200 et 6 fois sur le GB300, ce qui se traduit par des gains de vitesse réels d'environ 2x et 3x par rapport au FP8, avec une empreinte mémoire réduite de moitié. Ce résultat ouvre une perspective concrète pour l'industrie : entraîner des modèles de la taille de 12 milliards de paramètres, et potentiellement bien plus grands, à un coût de calcul significativement inférieur, sans sacrifier la qualité mesurable. Pour les laboratoires et les entreprises qui dépensent des dizaines ou des centaines de millions de dollars en clusters GPU, réduire la consommation mémoire de moitié et doubler voire tripler le débit effectif représente des économies substantielles sur l'ensemble du cycle d'entraînement. La prise en charge est intégrée directement dans le Transformer Engine de NVIDIA, ce qui signifie que l'adoption ne nécessite pas de réingénierie complète des pipelines existants. Le passage de FP8 à FP4 pour l'entraînement, et non seulement pour l'inférence, est un problème ouvert depuis plusieurs années. Les formats 4 bits compriment la plage dynamique de représentation et amplifient les erreurs de quantification sur de longues séquences de tokens, rendant les entraînements instables. NVFP4 répond à ces problèmes par trois innovations structurelles par rapport au standard MXFP4 : une taille de bloc réduite de 32 à 16 éléments, des facteurs d'échelle par bloc stockés en E4M3 plutôt qu'en UE8M0 (gagnant en précision de mantisse), et un second niveau d'échelle par tenseur en FP32. La méthodologie d'entraînement repose ensuite sur quatre composantes complémentaires : le maintien en BF16 des couches linéaires dans les deux premiers et les huit derniers blocs du réseau (soit environ 16 % des couches au total), l'application de transformées de Hadamard aléatoires sur les gradients de poids pour lisser les valeurs aberrantes, un ajustement adaptatif des facteurs d'échelle, et une technique de delayed scaling similaire à celle déjà utilisée en FP8. Les expériences d'ablation montrent que chacun de ces éléments est indispensable à la convergence stable sur 10 000 milliards de tokens.

UELes laboratoires et entreprises européens investissant dans l'entraînement de grands modèles pourraient réduire significativement leurs coûts de calcul si cette méthode est adoptée sur du matériel Blackwell, mais sans impact réglementaire direct sur la France ou l'UE.

💬 Ça fait des années qu'on cherche à entraîner en FP4 sans que ça parte en vrille au bout de quelques milliards de tokens, et là NVIDIA montre que c'est faisable avec 0,04 point d'écart sur MMLU-Pro. Réduire la mémoire de moitié et doubler le débit réel, c'est pas du flan, c'est des économies qui changent l'équation pour ceux qui entraînent à grande échelle. Bon, faut du GB200 ou GB300, donc si tu n'as pas Blackwell, c'est pas pour toi tout de suite.

InfrastructurePaper
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Microsoft lance le Surface RTX Spark Dev Box pour faire tourner de grands modèles IA sans recourir au cloud
3VentureBeat AI 

Microsoft lance le Surface RTX Spark Dev Box pour faire tourner de grands modèles IA sans recourir au cloud

Microsoft a dévoilé lundi le Surface RTX Spark Dev Box lors de la conférence Build 2026, un ordinateur de bureau compact destiné aux développeurs de logiciels qui souhaitent faire tourner de grands modèles d'intelligence artificielle en local, sans passer par le cloud. La machine embarque le nouveau processeur RTX Spark d'Nvidia, basé sur l'architecture Blackwell, et dispose de 128 gigaoctets de mémoire unifiée partagée dynamiquement entre le CPU et le GPU. Cette configuration permet d'atteindre un pétaflop de puissance de calcul IA, ce qui autorise l'exécution de modèles dépassant 120 milliards de paramètres sans envoyer la moindre requête vers un serveur distant. Pavan Davuluri, vice-président exécutif de Windows et Devices chez Microsoft, a précisé que la mémoire joue un rôle critique : à 100 000 tokens de contexte, le cache clé-valeur d'un grand modèle peut à lui seul consommer entre 40 et 50 gigaoctets, ce qui explique le choix de ce pool mémoire de 128 Go. L'appareil sera commercialisé exclusivement sur Microsoft.com aux États-Unis d'ici la fin de l'année, sans prix annoncé à ce stade. L'enjeu est directement économique. Les entreprises de toutes tailles font face à des factures cloud GPU qui s'accumulent de façon imprévisible : chaque appel d'inférence, chaque cycle de fine-tuning, chaque workflow agentique qui itère sur un modèle frontier génère des coûts qui s'emballent pour un développeur testant son prototype des dizaines de fois par jour. Andrew Hill, vice-président de Surface, a résumé la promesse dans le billet d'annonce : le Dev Box "change l'équation" en permettant aux équipes de "réserver les appels aux modèles frontier aux vrais problèmes frontier, et de traiter le reste sur leur propre matériel." La proposition n'est pas que le cloud soit dépassé, mais qu'une large partie des tâches actuellement envoyées à des datacenters distants ne justifie pas des modèles de pointe et serait mieux servie par du matériel local à coût fixe et prévisible. Ce lancement marque un tournant stratégique notable pour Microsoft, dont Azure génère plusieurs dizaines de milliards de dollars de revenus annuels. En commercialisant explicitement un appareil qui réduit la dépendance au cloud de ses propres clients, l'entreprise reconnaît une tension structurelle qui monte dans l'industrie depuis l'explosion des coûts d'inférence. Le pari de Redmond est que les développeurs qui prototypent en local déploieront ensuite sur Azure lorsqu'ils auront besoin de passer à l'échelle, et que contrôler les deux extrémités de ce cycle de développement est plus rentable que de n'en posséder qu'une. L'architecture RTX Spark, qui fusionne CPU ARM et GPU Blackwell en un seul chip avec mémoire unifiée, remplace quatre composants distincts d'un PC classique et ouvre la voie à une nouvelle génération de postes de travail IA autonomes.

InfrastructureOpinion
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Que cache le grand partenariat entre Meta et Amazon autour des puces CPU ?
4Le Big Data 

Que cache le grand partenariat entre Meta et Amazon autour des puces CPU ?

Le 24 avril 2026, Meta Platforms a officialisé un accord de plusieurs milliards de dollars avec Amazon Web Services portant sur l'accès à des dizaines de millions de cœurs de puces Graviton sur une durée estimée entre trois et cinq ans. Les puces concernées sont les Graviton5, gravées en 3 nanomètres, conçues en interne par Amazon via Annapurna Labs sur architecture Arm. Meta devient ainsi l'un des cinq plus grands clients de cette gamme de processeurs. Selon Nafea Bshara, vice-présidente d'AWS, le critère décisif pour Meta a été le rapport performance/prix, dans un contexte où les coûts d'infrastructure liés à l'IA atteignent des niveaux inédits. L'accord marque une rupture avec la logique purement GPU qui dominait les décisions d'infrastructure depuis deux ans et confirme un rééquilibrage profond des architectures de calcul à grande échelle. Ce retour des CPU au premier plan n'est pas un hasard. L'essor des agents IA, ces systèmes capables d'exécuter des tâches complexes de manière autonome, génère des besoins de calcul différents de ceux de l'entraînement des grands modèles. Les CPU jouent un rôle central dans les phases dites de post-entraînement, où les modèles sont ajustés pour des usages spécifiques, ainsi que dans la gestion de l'orchestration en amont et en aval des GPU. Loin de les remplacer, ils les complètent en optimisant l'ensemble de la chaîne de traitement. Pour Meta, qui déploie Meta AI à des centaines de millions d'utilisateurs et développe activement des expériences agentiques, la capacité à absorber des volumes massifs d'inférences à coût maîtrisé est devenue un avantage compétitif direct. Cet accord s'inscrit dans une stratégie d'infrastructure délibérément diversifiée. Meta multiplie les partenariats avec Nvidia, AMD et Arm Holdings, refusant toute dépendance à une architecture unique. La collaboration avec Amazon remonte à 2016, mais bascule ici vers un engagement sur une technologie CPU spécifique, ce qui est inédit dans leur relation. Sur le plan géographique, la majorité des déploiements sera réalisée aux États-Unis, dans un contexte de souveraineté technologique et de sécurisation des chaînes d'approvisionnement devenues des enjeux stratégiques. Du côté d'Amazon, valider Meta comme client de référence renforce la crédibilité des Graviton face aux solutions concurrentes et soutient une intégration verticale plus large : AWS vient d'annoncer 5 milliards de dollars supplémentaires investis dans Anthropic, qui utilisera elle aussi ces mêmes puces maison.

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