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Microsoft Agent 365 ; la plateforme conçue pour piloter vos assistants IA

Résumé IASource uniqueImpact UE
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Microsoft a mis en disponibilité générale le 1er mai 2026 sa plateforme Agent 365, un centre de contrôle centralisé conçu pour superviser l'ensemble des agents et assistants IA déployés au sein d'une organisation. Présentée une première fois lors du Microsoft Ignite du 18 novembre 2025, la plateforme s'intègre à la Frontier Suite et à Copilot Studio. Elle repose sur cinq piliers fonctionnels : inventaire des agents actifs, contrôle des opérations, visualisation des activités, interopérabilité entre systèmes, et sécurité des données. L'interface unique agrège toutes ces informations pour les directions informatiques qui gèrent simultanément plusieurs assistants spécialisés, certains dédiés à la relation client, d'autres aux processus internes.

L'enjeu est considérable : contrairement aux assistants conversationnels classiques qui se contentent de répondre à des questions, les agents IA de nouvelle génération peuvent exécuter des actions concrètes, interagir avec des applications métiers et prendre des décisions autonomes dans un périmètre défini. Cette autonomie accrue crée un angle mort de gouvernance pour les entreprises qui déploient ces outils à grande échelle : sans cadre centralisé, il devient difficile de savoir ce que font réellement les agents, quelles données ils touchent, et si leurs actions respectent les politiques de conformité. Agent 365 se positionne précisément comme la réponse à ce problème, en permettant d'appliquer des règles de sécurité uniformes à travers tout l'écosystème IA de l'entreprise.

La plateforme s'inscrit dans un virage stratégique plus large de Microsoft, qui ne cherche plus seulement à fournir des outils de création d'agents via Copilot Studio, mais aussi à proposer la couche d'administration qui permet de les opérer à l'échelle. Après plusieurs mois de déploiements progressifs et de tests, le passage en disponibilité générale en mai 2026 marque la maturité de cette approche. Microsoft se retrouve ainsi en concurrence directe avec des acteurs comme ServiceNow ou Salesforce, qui développent leurs propres frameworks d'orchestration d'agents. La question qui s'ouvre pour les entreprises est celle du verrouillage : adopter Agent 365 comme plan de contrôle unique, c'est aussi lier davantage son infrastructure IA à l'écosystème Microsoft, au moment même où les agents autonomes commencent à toucher aux processus les plus critiques de l'entreprise.

Impact France/UE

Les entreprises européennes déployant Copilot Studio et Microsoft 365 sont directement concernées par cette couche de gouvernance, qui soulève également la question du verrouillage technologique à l'heure où l'UE pousse à la souveraineté numérique.

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1The Verge AI 

Microsoft teste des agents IA similaires à OpenClaw pour 365 Copilot

Microsoft explore l'intégration de fonctionnalités inspirées d'OpenClaw dans son assistant 365 Copilot, selon un rapport de The Information. Omar Shahine, vice-président corporate de Microsoft, a confirmé à la publication que la société « explore le potentiel de technologies comme OpenClaw dans un contexte d'entreprise ». L'objectif affiché est de permettre à 365 Copilot de « fonctionner de manière autonome en continu », en exécutant des tâches au nom des utilisateurs sans intervention humaine constante. Cette évolution marquerait un tournant significatif pour la suite bureautique de Microsoft, utilisée par des centaines de millions de professionnels dans le monde. Un Copilot capable d'agir en autonomie permanente, traiter des e-mails, planifier des réunions, rédiger des documents, transformerait l'assistant d'un outil réactif en un véritable agent proactif. Pour les entreprises, cela représente autant une promesse de productivité qu'un défi en matière de contrôle, de conformité et de sécurité des données. OpenClaw est une plateforme open-source qui permet de créer des agents IA tournant localement sur l'appareil de l'utilisateur, sans dépendre du cloud. Sa popularité a fortement progressé ces derniers mois, portée par l'intérêt croissant pour les agents autonomes et la souveraineté des données. Microsoft n'est pas seul sur ce terrain : Google, Salesforce et plusieurs startups misent également sur les agents IA d'entreprise. L'intégration éventuelle dans 365 Copilot, déjà déployé chez de nombreuses grandes entreprises, donnerait à Microsoft un avantage concurrentiel considérable dans la course aux assistants professionnels autonomes.

UELes entreprises européennes utilisant Microsoft 365 devront évaluer les implications de conformité RGPD et d'AI Act si Copilot évolue vers une exécution autonome et continue de tâches en leur nom.

💬 Un agent qui gère tes mails et réunions sans qu'on lui demande, c'est ce que tout le monde promet depuis 2 ans. Là c'est Microsoft qui passe à l'acte, avec une base de déploiement déjà massive et une technologie (OpenClaw) conçue justement pour tourner en local, sans dépendre du cloud. Les DPO européens vont avoir du boulot.

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Kore.ai a lancé mercredi la plateforme Artemis, une refonte complète de sa technologie centrale destinée aux entreprises qui souhaitent concevoir, déployer et optimiser des agents d'intelligence artificielle. Fondée par Raj Koneru, PDG et fondateur, la société mise sur un principe résumé ainsi : "vous faites de l'IA avec de l'IA, vous concevez avec l'IA, vous construisez avec l'IA, vous testez avec l'IA, vous déployez avec l'IA." Au coeur technique de la plateforme se trouve l'Agent Blueprint Language (ABL), un langage déclaratif compilé basé sur YAML qui standardise la façon dont les agents IA, les workflows et les systèmes multi-agents sont définis, validés et gouvernés. L'ABL embarque son propre analyseur syntaxique, compilateur et environnement d'exécution, et supporte six modèles d'orchestration natifs : superviseur, délégation, transfert, distribution parallèle, escalade et fédération agent-à-agent. La plateforme intègre également Arch, un système IA qui traduit des objectifs métier formulés en langage naturel en code ABL prêt pour la production, en sélectionnant automatiquement la topologie multi-agents adaptée, en générant les données de test et en assurant le déploiement puis le suivi en production. L'enjeu principal est de compresser ce qui prenait traditionnellement des mois de travail d'ingénierie en quelques jours. En s'appuyant sur des artefacts YAML stockables dans GitHub et intégrables aux pipelines CI/CD, Kore.ai permet aux développeurs, aux équipes métier et aux directions informatiques de travailler sur un standard commun, sans avoir à choisir entre une plateforme no-code rigide et un framework pro-code complexe. L'optimisation en boucle fermée constitue l'atout différenciant le plus concret : si un agent déployé atteint seulement 30% d'automatisation alors que l'objectif est de 50%, Arch analyse les écarts, régénère et redéploie automatiquement une version améliorée du code ABL en se basant sur les données d'usage réelles. Koneru illustre l'impact : "grâce à ce cycle d'optimisation, on fait monter l'aiguille à 50% en ajustant l'application sur la base du comportement effectif." La sortie d'Artemis s'inscrit dans une course effrénée entre les grands éditeurs de logiciels d'entreprise pour devenir l'infrastructure de référence des agents IA : Microsoft, Salesforce, Google et ServiceNow investissent massivement dans ce segment. Face à ces géants, la stratégie de Kore.ai repose sur la neutralité technologique et sur le comblement d'un vide identifié par Koneru entre la génération de code et son exécution réelle en production, avec la gestion des versions, la gouvernance et l'observabilité que cela requiert. L'ABL se positionne comme une couche intermédiaire universelle entre les instructions en langage naturel des utilisateurs et l'infrastructure de production, un pari sur la standardisation plutôt que sur l'intégration verticale propriétaire qui caractérise les offres concurrentes.

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Google a présenté le 22 avril 2026, lors de Google Cloud Next 2026, Gemini Enterprise : une plateforme unifiée conçue pour orchestrer des flottes d'agents IA à l'échelle de l'entreprise. La nouveauté fusionne l'application Gemini Enterprise pour les utilisateurs finaux et la nouvelle Gemini Enterprise Agent Platform pour les développeurs, absorbant au passage Vertex AI qui disparaît en tant que plateforme indépendante. Plus de 200 modèles sont accessibles via Model Garden, dont les dernières générations Gemini mais aussi des modèles tiers d'Anthropic et autres. La marketplace intégrée permet de connecter des agents issus de partenaires comme Oracle, ServiceNow, Adobe, Salesforce ou Workday. Du côté technique, la plateforme introduit Agent Studio pour le développement low-code, un SDK basé sur des graphes pour les systèmes multi-agents, et Agent Runtime pour des agents capables de fonctionner en continu pendant des heures, voire des jours. Des outils d'optimisation complètent l'ensemble : Agent Simulation, Evaluation et Observability. Pour les directions informatiques, la gouvernance est au coeur du dispositif. Chaque agent se voit attribuer une identité cryptographique via Agent Identity, tandis qu'un registre central valide les outils et agents autorisés, et qu'Agent Gateway applique les politiques de sécurité à l'échelle de l'organisation. La couche de protection intègre Model Armor pour contrer les injections malveillantes et les fuites de données, appuyée par Security Command Center pour la détection des vulnérabilités. Du côté des équipes métier, Agent Designer permet de créer et déployer des agents sans écrire de code, depuis une interface unique avec boîte de réception centralisée, espaces projets à mémoire partagée et outil collaboratif Canvas pour produire des documents exportables vers Microsoft Office. Un agent Data Insights natif analyse données structurées et non structurées pour générer visualisations et rapports, tandis que Deep Research synthétise sources web et données internes. Ce lancement s'inscrit dans une course intense entre les grands acteurs du cloud pour capter les budgets IA des entreprises. Microsoft, avec Copilot Studio et Azure AI Foundry, Amazon avec Bedrock Agents, et Salesforce avec Agentforce occupent le même terrain. Google répond en cassant la fragmentation de son offre précédente : Vertex AI, Duet AI, Gemini for Workspace coexistaient sans cohérence claire pour les acheteurs. En absorbant tout dans une plateforme unique, Google vise à simplifier les cycles de vente et à verrouiller les grandes entreprises dans son écosystème. La compatibilité revendiquée avec Microsoft 365 et Google Workspace trahit la volonté de ne pas imposer une migration brutale, mais de s'intégrer aux environnements existants. L'enjeu des prochains mois sera la disponibilité réelle de ces fonctionnalités et leur tenue à l'échelle, deux points sur lesquels les annonces de Cloud Next ont historically précédé des déploiements progressifs.

UELes entreprises européennes utilisant Google Cloud devront évaluer la migration vers cette plateforme unifiée, dont les mécanismes de gouvernance (identité cryptographique des agents, registre central, audit de sécurité) pourraient faciliter la mise en conformité avec l'AI Act.

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Microsoft lance un agent Azure Copilot pour accélérer la planification des migrations cloud
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Microsoft lance un agent Azure Copilot pour accélérer la planification des migrations cloud

Microsoft a lancé l'Azure Copilot Migration Agent, un assistant IA intégré directement au portail Azure, destiné à accélérer la planification des migrations vers le cloud. L'outil automatise trois tâches clés : la découverte sans agent des environnements VMware, la planification de migration et la création de zones d'atterrissage (landing zones). Présenté comme disponible en général (GA), le service est en réalité toujours en préversion publique — une nuance importante que Microsoft n'a pas mise en avant. La promesse est de réduire significativement le temps consacré à la phase d'évaluation et de préparation, souvent la plus fastidieuse des projets de migration cloud. Pour les équipes IT gérant des parcs VMware importants, la découverte automatique des machines virtuelles sans installation d'agent représente un gain opérationnel réel. Cependant, l'outil ne peut pas exécuter les migrations lui-même : la réplication des données et le basculement (cutover) restent des opérations manuelles dans Azure Migrate, ce qui limite son périmètre à la planification seule. Ce lancement s'inscrit dans un contexte favorable à Microsoft : depuis le rachat de VMware par Broadcom en 2023 et la hausse brutale des licences qui a suivi, de nombreuses entreprises cherchent à migrer leurs workloads vers des alternatives cloud. Azure est l'un des principaux bénéficiaires de cet exode, aux côtés d'AWS et Google Cloud. En automatisant la phase de planification, Microsoft cherche à abaisser la barrière d'entrée et à accélérer les décisions de migration — tout en restant prudent sur ce qu'il promet réellement livrer à ce stade.

UELes entreprises françaises et européennes contraintes de quitter VMware suite aux hausses de licences Broadcom peuvent utiliser cet outil pour accélérer leur planification de migration vers Azure.

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