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Kore.ai lance la plateforme d'agents IA Artemis et intensifie la concurrence face à Microsoft et Salesforce
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Kore.ai lance la plateforme d'agents IA Artemis et intensifie la concurrence face à Microsoft et Salesforce

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Kore.ai a lancé mercredi la plateforme Artemis, une refonte complète de sa technologie centrale destinée aux entreprises qui souhaitent concevoir, déployer et optimiser des agents d'intelligence artificielle. Fondée par Raj Koneru, PDG et fondateur, la société mise sur un principe résumé ainsi : "vous faites de l'IA avec de l'IA, vous concevez avec l'IA, vous construisez avec l'IA, vous testez avec l'IA, vous déployez avec l'IA." Au coeur technique de la plateforme se trouve l'Agent Blueprint Language (ABL), un langage déclaratif compilé basé sur YAML qui standardise la façon dont les agents IA, les workflows et les systèmes multi-agents sont définis, validés et gouvernés. L'ABL embarque son propre analyseur syntaxique, compilateur et environnement d'exécution, et supporte six modèles d'orchestration natifs : superviseur, délégation, transfert, distribution parallèle, escalade et fédération agent-à-agent. La plateforme intègre également Arch, un système IA qui traduit des objectifs métier formulés en langage naturel en code ABL prêt pour la production, en sélectionnant automatiquement la topologie multi-agents adaptée, en générant les données de test et en assurant le déploiement puis le suivi en production.

L'enjeu principal est de compresser ce qui prenait traditionnellement des mois de travail d'ingénierie en quelques jours. En s'appuyant sur des artefacts YAML stockables dans GitHub et intégrables aux pipelines CI/CD, Kore.ai permet aux développeurs, aux équipes métier et aux directions informatiques de travailler sur un standard commun, sans avoir à choisir entre une plateforme no-code rigide et un framework pro-code complexe. L'optimisation en boucle fermée constitue l'atout différenciant le plus concret : si un agent déployé atteint seulement 30% d'automatisation alors que l'objectif est de 50%, Arch analyse les écarts, régénère et redéploie automatiquement une version améliorée du code ABL en se basant sur les données d'usage réelles. Koneru illustre l'impact : "grâce à ce cycle d'optimisation, on fait monter l'aiguille à 50% en ajustant l'application sur la base du comportement effectif."

La sortie d'Artemis s'inscrit dans une course effrénée entre les grands éditeurs de logiciels d'entreprise pour devenir l'infrastructure de référence des agents IA : Microsoft, Salesforce, Google et ServiceNow investissent massivement dans ce segment. Face à ces géants, la stratégie de Kore.ai repose sur la neutralité technologique et sur le comblement d'un vide identifié par Koneru entre la génération de code et son exécution réelle en production, avec la gestion des versions, la gouvernance et l'observabilité que cela requiert. L'ABL se positionne comme une couche intermédiaire universelle entre les instructions en langage naturel des utilisateurs et l'infrastructure de production, un pari sur la standardisation plutôt que sur l'intégration verticale propriétaire qui caractérise les offres concurrentes.

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Writer, la plateforme d'agents IA pour les entreprises soutenue par Salesforce Ventures, Adobe Ventures et Insight Partners, a lancé le 30 avril 2026 un système de déclencheurs événementiels pour sa suite Writer Agent. Ce nouveau mécanisme permet à ses agents IA de surveiller en temps réel des signaux métier dans Gmail, Gong, Google Calendar, Google Drive, Microsoft SharePoint et Slack, puis d'exécuter automatiquement des workflows complexes en plusieurs étapes, sans qu'aucun humain n'ait à initier le processus. Le lancement comprend également un connecteur Adobe Experience Manager, un plugin d'observabilité Datadog et la prise en charge du chiffrement avec clés personnalisées (bring-your-own encryption keys). Selon Doris Jwo, vice-présidente Product Management chez Writer, le principe est simple : dès qu'un événement qualifié survient dans l'un de ces outils, un "playbook" prédéfini se déclenche et orchestre l'ensemble de la séquence de travail, sans intervention humaine. Ce passage du mode réactif au mode proactif représente une rupture structurelle dans la façon dont les entreprises utilisent l'IA. Jusqu'ici, même les plateformes les plus avancées exigeaient qu'un salarié ouvre une interface et formule une requête. Désormais, c'est l'agent qui surveille, détecte et agit. L'exemple concret fourni par Writer illustre bien l'enjeu : lorsqu'un brief créatif atterrit dans un dossier Google Drive dédié, le système déclenche automatiquement une cascade de playbooks qui rassemble la recherche, génère les visuels et prépare les livrables pour validation humaine, comprimant ainsi plusieurs heures de coordination Slack et de passages de relais entre équipes marketing. C'est précisément ce goulot d'étranglement humain que Writer dit avoir identifié comme principal frein à l'adoption à grande échelle de ses workflows automatisés. Writer n'est pas seul sur ce terrain. AWS, Salesforce et Microsoft accélèrent tous sur leurs propres plateformes agentiques, et la bataille pour devenir le système nerveux autonome des grandes entreprises ne fait que commencer. Writer avait introduit ses playbooks en novembre 2025 pour permettre aux équipes métier d'automatiser des tâches récurrentes sans écrire une ligne de code ; les déclencheurs événementiels en sont la prochaine évolution logique, transformant ces workflows de procédures manuelles en processus permanents et autonomes. La question qui reste ouverte, et qui agite l'ensemble de l'industrie, est celle de la gouvernance : jusqu'où les entreprises sont-elles prêtes à déléguer des décisions à des agents qui agissent seuls, en temps réel, sur des données sensibles et des outils critiques ? Les nouveaux contrôles de sécurité annoncés simultanément par Writer semblent être une réponse directe à cette préoccupation.

UELes entreprises européennes envisageant d'adopter ces agents autonomes devront évaluer leur conformité RGPD, notamment pour le traitement automatisé sans intervention humaine de données sensibles issues de Gmail, SharePoint ou Google Drive.

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Tencent lance une bêta internationale de sa plateforme d'agents IA QClaw
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Tencent lance une bêta internationale de sa plateforme d'agents IA QClaw

Tencent Cloud a lancé le 21 avril 2026 la version bêta internationale de QClaw, sa plateforme d'agents IA destinée au grand public. Développé par l'équipe Tencent PC Manager et construit sur le framework open-source OpenClaw, le produit avait d'abord été lancé sur le marché chinois en mars 2026. La version internationale intègre plus de 80 mises à jour fonctionnelles et a été développée en à peine cinq jours, la majorité du code ayant été générée par intelligence artificielle. QClaw est actuellement disponible en accès anticipé aux États-Unis, au Canada, à Singapour et en Corée du Sud, avec une prise en charge multilingue. Durant cette phase bêta, les utilisateurs reçoivent une allocation quotidienne de tokens et l'accès anticipé reste limité en nombre de places. La proposition centrale de QClaw est de rendre les agents IA accessibles sans installation ni compétences techniques particulières. La plateforme propose un "Agent Playground" rassemblant des rôles variés comme des coachs fitness ou des tuteurs en langues, et s'intègre avec les principaux modèles du marché, notamment GPT et Claude. Un mécanisme de sécurité intégré surveille et valide les actions exécutées par les agents, répondant directement aux inquiétudes croissantes autour de l'autonomie des IA. Ce positionnement "plug-and-play" cible un segment de marché encore peu saturé : les utilisateurs non-développeurs qui souhaitent bénéficier de l'automatisation sans friction technique. Cette sortie internationale s'inscrit dans la stratégie d'expansion mondiale accélérée des géants technologiques chinois, qui cherchent à exporter leurs outils IA à mesure que le marché intérieur arrive à maturité. Tencent rejoint ainsi Alibaba, ByteDance et d'autres acteurs dans la course à l'adoption internationale de leurs plateformes IA. La vitesse de développement revendiquée, cinq jours pour une mise à jour majeure, illustre comment les entreprises utilisent désormais l'IA pour accélérer leur propre cycle de production logicielle. La compatibilité avec des modèles concurrents comme Claude signale une approche ouverte visant à maximiser l'adoption, plutôt qu'un écosystème fermé. Les prochains mois diront si QClaw peut s'imposer face à des concurrents comme Manus ou les offres d'agents d'OpenAI sur ces marchés anglophones.

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Nvidia lance une plateforme d'agents IA pour entreprises avec Adobe, Salesforce et SAP parmi 17 adopteurs à GTC 2026

Lors de la conférence GTC 2026, Jensen Huang a présenté lundi l'Agent Toolkit de Nvidia, une plateforme open source destinée à la création d'agents d'IA autonomes en entreprise. Dix-sept géants du logiciel ont immédiatement annoncé leur adoption : Adobe, Salesforce, SAP, ServiceNow, Siemens, CrowdStrike, Atlassian, Cadence, Synopsys, IQVIA, Palantir, Box, Cohesity, Dassault Systèmes, Red Hat, Cisco et Amdocs. La plateforme regroupe quatre composants clés : Nemotron, une famille de modèles ouverts optimisés pour le raisonnement agentique ; AI-Q, un blueprint permettant aux agents de percevoir, raisonner et agir sur les données d'entreprise ; OpenShell, un environnement d'exécution open source imposant des garde-fous de sécurité, de réseau et de confidentialité ; et cuOpt, une bibliothèque d'optimisation. Ces agents peuvent traiter des tickets de support client, concevoir des semi-conducteurs, gérer des essais cliniques ou piloter des campagnes marketing, le tout de façon autonome. L'enjeu commercial est considérable. En faisant adopter cette pile logicielle par des entreprises présentes dans pratiquement chaque secteur du Fortune 500, Nvidia ne vend pas directement ses GPU — il conçoit un écosystème logiciel qui les rend indispensables. Le composant AI-Q promet par ailleurs de réduire les coûts de traitement de plus de 50 % en routant les tâches complexes vers des modèles frontier et les tâches de recherche vers les modèles Nemotron moins coûteux. Nvidia revendique également que son agent basé sur AI-Q se classe en tête des benchmarks DeepResearch Bench et DeepResearch Bench II, ce qui, si validé indépendamment, rendrait la plateforme non seulement pratique mais compétitivement incontournable. La confiance des entreprises, obstacle historique au déploiement d'agents autonomes, est adressée via OpenShell, développé en collaboration avec Cisco, CrowdStrike, Google, Microsoft Security et TrendAI. Cette annonce s'inscrit dans une stratégie plus large de Nvidia pour étendre son emprise au-delà du matériel. Jusqu'ici, construire un agent d'IA d'entreprise nécessitait d'assembler des briques disparates — modèle de langage, système de récupération d'information, couche de sécurité, orchestrateur — issues de fournisseurs différents jamais conçus pour fonctionner ensemble. Nvidia résout ce problème de fragmentation en proposant une fondation unifiée, open source dans sa licence mais optimisée pour ses propres puces. La stratégie rappelle celle d'une infrastructure de péage : ouverte à tous, mais dont Nvidia contrôle l'architecture. Alors que les entreprises s'apprêtent à déployer massivement des agents autonomes dans leurs systèmes informatiques, la question n'est plus tant de savoir si elles adopteront ces outils, mais si une alternative crédible à l'écosystème Nvidia pourra émerger avant que la dépendance ne soit totale.

UESAP, Siemens et Dassault Systèmes figurent parmi les 17 premiers adopteurs, exposant les grandes entreprises européennes à une dépendance croissante envers l'écosystème logiciel et matériel de Nvidia pour leurs déploiements d'agents IA.

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Salesforce lance Headless 360 pour transformer sa plateforme en infrastructure pour agents autonomes

Salesforce a dévoilé mercredi, lors de sa conférence annuelle TDX à San Francisco, la transformation architecturale la plus ambitieuse de ses 27 ans d'histoire. L'initiative baptisée "Headless 360" expose l'intégralité des fonctionnalités de la plateforme sous forme d'API, d'outils MCP (Model Context Protocol) ou de commandes CLI, permettant à des agents IA d'opérer le système complet sans jamais ouvrir un navigateur. Plus de 100 nouveaux outils et compétences sont disponibles immédiatement pour les développeurs, dont plus de 60 outils MCP et 30 compétences préconfigurées donnant aux agents de codage comme Claude Code, Cursor, Codex ou Windsurf un accès direct et complet à l'ensemble d'une organisation Salesforce, données, workflows et logique métier inclus. L'environnement natif Agentforce Vibes 2.0 intègre désormais un "open agent harness" compatible avec le SDK agent d'Anthropic et celui d'OpenAI, avec support multi-modèles incluant Claude Sonnet et GPT-5. Une nouveauté technique notable : le support natif de React sur la plateforme, permettant aux développeurs de construire des interfaces front-end sans passer par le framework propriétaire Lightning de Salesforce. Cette annonce répond à une question existentielle qui pèse sur tout le secteur des logiciels d'entreprise : dans un monde où les agents IA savent raisonner, planifier et exécuter des tâches, une interface graphique a-t-elle encore une raison d'être ? Salesforce tranche clairement par la négative. La décision a été prise il y a deux ans et demi de reconstruire la plateforme pour les agents, en exposant les capacités plutôt qu'en les enfouissant derrière une interface. Pour Jayesh Govindarjan, vice-président exécutif et l'un des architectes de l'initiative, l'enjeu central est le cycle de vie complet du développement agentique : construire un agent n'est que la première étape, et les entreprises clientes font face à des défis concrets de déploiement, de gestion et d'intégration que Headless 360 entend résoudre à grande échelle. Salesforce lance cette offensive dans l'un des contextes les plus turbulents de l'histoire des logiciels SaaS. L'ETF iShares Expanded Tech-Software Sector a chuté d'environ 28 % depuis son pic de septembre 2025, alimenté par la crainte que les grands modèles de langage d'Anthropic, OpenAI et d'autres rendent les modèles économiques SaaS traditionnels obsolètes. En transformant sa plateforme en infrastructure programmable pour agents, Salesforce tente de se repositionner non plus comme un CRM avec une interface, mais comme un système d'exploitation pour l'entreprise agentique. La deuxième couche de l'initiative, l'"Agentforce Experience Layer", sépare ce qu'un agent fait de la façon dont il s'affiche, rendant des composants interactifs nativement sur Slack, mobile et autres surfaces, signe que le groupe mise sur une ubiquité d'exécution bien au-delà du navigateur.

UELes grandes entreprises françaises et européennes utilisant Salesforce devront revoir leur architecture IT et leurs stratégies d'automatisation face à ce basculement vers un modèle agent-first sans interface graphique traditionnelle.

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