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Chargement des LLM accéléré et fenêtres de contexte élargies avec GPUDirect, Amazon FSx for Lustre et TurboQuant

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Chargement des LLM accéléré et fenêtres de contexte élargies avec GPUDirect, Amazon FSx for Lustre et TurboQuant
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Amazon Web Services vient d'annoncer une combinaison technique qui pourrait transformer le déploiement de grands modèles de langage en production : l'utilisation conjointe d'Amazon FSx for Lustre, de NVIDIA GPUDirect Storage (GDS) et d'une nouvelle technique de quantification appelée TurboQuant. Concrètement, charger un modèle comme Llama 3.1 405B, soit environ 800 gigaoctets de poids en BF16, prend aujourd'hui entre 10 et 20 minutes avec une infrastructure classique. Avec GDS sur les nouvelles instances P6 et P6e d'AWS, propulsées par l'architecture NVIDIA Blackwell, ce délai tombe à quelques secondes. Le flagship P6e UltraServer concentre 72 GPU Blackwell dans un seul domaine NVLink, avec 13,4 téraoctets de mémoire HBM3e et 360 pétaflops de calcul en FP8.

Le problème que résout cette approche est fondamental pour l'industrie de l'inférence à grande échelle. Dans le pipeline traditionnel, les poids du modèle transitent séquentiellement depuis le stockage vers la RAM CPU, sont désérialisés, éventuellement quantifiés, puis copiés un par un vers chaque GPU via le bus PCIe. Pendant tout ce temps, parfois vingt minutes, les GPU les plus chers de l'infrastructure restent inactifs. GPUDirect Storage court-circuite entièrement ce chemin : les checkpoints du modèle sont pré-découpés en fragments sur FSx for Lustre, et les huit GPU d'une instance lisent leurs fragments en parallèle directement dans leur mémoire HBM, sans jamais passer par le CPU ni le PCIe. L'impact est immédiat sur trois métriques critiques : la latence au premier token lors d'un démarrage à froid, la réactivité de l'autoscaling lors des pics de charge, et le coût d'infrastructure lié aux GPU qui attendent.

Cette annonce s'inscrit dans une course à l'optimisation de l'inférence LLM qui s'est intensifiée depuis l'émergence de modèles à plusieurs centaines de milliards de paramètres. Des frameworks comme vLLM ont certes amélioré le chargement parallèle des poids depuis la version 0.19 et son moteur V1, mais les données continuent d'emprunter le CPU et le bus PCIe, une limitation structurelle que GDS supprime à la racine. AWS introduit simultanément TurboQuant, une technique de mise en cache KV qui permet d'augmenter significativement la taille des fenêtres de contexte disponibles sur ces instances. Ces deux avancées combinées positionnent AWS comme un acteur offensif sur le marché de l'infrastructure d'inférence, face à des concurrents comme Google Cloud et Azure qui développent leurs propres accélérateurs et solutions de stockage haute performance pour répondre aux mêmes contraintes.

Impact France/UE

Les entreprises européennes déployant des LLMs à grande échelle sur AWS pourront réduire significativement leurs coûts d'infrastructure liés aux GPU inactifs au démarrage, avec un impact direct sur la compétitivité des services d'inférence en Europe.

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AWS met à l'échelle des modèles de fondation sismiques : entraînement distribué avec Amazon SageMaker HyperPod et extension des fenêtres de contexte
1AWS ML Blog 

AWS met à l'échelle des modèles de fondation sismiques : entraînement distribué avec Amazon SageMaker HyperPod et extension des fenêtres de contexte

TGS, fournisseur de données géoscientifiques pour le secteur énergétique, a réduit le temps d'entraînement de ses modèles fondamentaux sismiques (SFM) de 6 mois à seulement 5 jours grâce à un partenariat avec le AWS Generative AI Innovation Center (GenAIIC). Ces modèles, basés sur une architecture Vision Transformer (ViT) avec entraînement par Masked AutoEncoder (MAE), analysent des données sismiques 3D complexes pour identifier des structures géologiques essentielles à l'exploration énergétique. L'infrastructure déployée repose sur Amazon SageMaker HyperPod, un cluster de 16 instances EC2 P5 équipées chacune de 8 GPU NVIDIA H200 avec 141 Go de mémoire HBM3e, 2 048 Go de RAM système et une connectivité réseau EFAv3 à 3 200 Gbps pour minimiser la latence entre les noeuds. Les données d'entraînement, plusieurs téraoctets, sont streamées directement depuis Amazon S3 sans couche de stockage intermédiaire. Cet accomplissement représente un changement de paradigme pour l'industrie pétrolière et gazière, où l'exploration géologique repose de plus en plus sur des modèles d'IA capables d'interpréter des volumes sismiques massifs. En passant de 6 mois à 5 jours par cycle d'entraînement, TGS peut désormais incorporer de nouvelles données beaucoup plus fréquemment et itérer rapidement sur ses modèles, ce qui se traduit directement en valeur pour ses clients. L'autre avancée majeure est l'extension de la fenêtre de contexte du modèle grâce à des techniques de parallélisme contextuel, permettant d'analyser des volumes 3D nettement plus grands qu'auparavant et de capturer simultanément les détails locaux et les structures géologiques à grande échelle, deux informations jusqu'ici difficiles à obtenir en un seul passage. Le projet s'inscrit dans une modernisation plus large de l'infrastructure AWS de TGS et illustre une tendance croissante dans les industries à forte intensité de données, comme l'énergie ou les géosciences, qui adoptent les modèles fondamentaux spécialisés pour remplacer les pipelines d'analyse traditionnels. L'entraînement distribué à grande échelle sur des données 3D volumétriques pose des défis spécifiques — temps GPU inactifs, goulots d'étranglement réseau, gestion des checkpoints sur des clusters multi-noeuds — que SageMaker HyperPod adresse avec une surveillance automatique de la santé des instances et une gestion résiliente des reprises. La collaboration entre TGS et l'équipe GenAIIC d'AWS ouvre la voie à des modèles sismiques de prochaine génération capables d'analyser des formations géologiques encore plus complexes, avec des implications directes sur l'efficacité et la précision de l'exploration pétrolière et gazière à l'échelle mondiale.

InfrastructureActu
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Comment Uber optimise ses millions de trajets et son IA avec Amazon
2Le Big Data 

Comment Uber optimise ses millions de trajets et son IA avec Amazon

Uber a annoncé un renforcement significatif de son partenariat avec Amazon Web Services pour optimiser en temps réel la gestion de ses millions de trajets quotidiens à l'échelle mondiale. Au cœur de cette collaboration, deux puces développées par AWS jouent des rôles complémentaires : Graviton4, conçue pour les calculs cloud intensifs, et Trainium3, spécialisée dans l'entraînement de modèles d'intelligence artificielle à partir de volumes massifs de données. Concrètement, Uber migre une part croissante de ses opérations critiques vers ces architectures matérielles, notamment ses Trip Serving Zones, des serveurs chargés de traiter en continu la localisation des chauffeurs, leur disponibilité et le calcul des itinéraires. Rich Geraffo, vice-président d'AWS, a qualifié Uber de l'une des applications en temps réel les plus exigeantes au monde, soulignant l'ampleur du défi technique que représente cette infrastructure. L'enjeu est considérable : à chaque ouverture de l'application, le système dispose de moins d'une seconde pour attribuer un chauffeur, définir un itinéraire et estimer le délai d'arrivée, et ce pour des millions d'utilisateurs simultanément, sans marge d'erreur même lors des pics de demande. Le passage à Graviton4 permet à Uber d'améliorer sa réactivité, de réduire sa consommation énergétique et de mieux absorber les surcharges de trafic qui peuvent atteindre 2 à 25 fois le niveau normal selon AWS. En parallèle, Trainium3 permet d'affiner les algorithmes d'IA qui analysent des millions de trajets et de livraisons pour améliorer la sélection des chauffeurs, la précision des temps d'arrivée et l'optimisation des options de livraison. Cette montée en puissance technologique vise à maintenir la qualité de service à mesure que les volumes de données traitées augmentent. Ce partenariat s'inscrit dans une tendance lourde du secteur : les grandes plateformes de mobilité à la demande investissent massivement dans des infrastructures cloud sur mesure pour rester compétitives. Uber, qui opère dans des dizaines de pays et traite des milliards de points de données quotidiens, ne peut plus se contenter d'architectures génériques. Toutefois, plusieurs défis subsistent. La migration vers ces nouvelles puces implique d'adapter des algorithmes complexes, de tester chaque scénario de calcul et d'assurer la compatibilité avec les systèmes existants, ce qui représente un investissement en temps, en expertise et en budget considérable. Par ailleurs, même les architectures les plus robustes peuvent être prises de court par des événements imprévisibles, qu'il s'agisse de pics explosifs lors du Black Friday ou d'incidents de circulation en temps réel. L'IA reste tributaire de la qualité et de la fraîcheur des données disponibles, ce qui constitue une limite structurelle que la puissance matérielle seule ne peut pas résoudre.

InfrastructureActu
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Google lance ses puces TPU 8, trois fois plus puissantes, pour accélérer l'entraînement IA et réduire les coûts cloud
3Interesting Engineering 

Google lance ses puces TPU 8, trois fois plus puissantes, pour accélérer l'entraînement IA et réduire les coûts cloud

Google a dévoilé la huitième génération de ses Tensor Processing Units lors de la conférence Google Cloud Next, en introduisant deux puces d'IA distinctes : la TPU 8t, dédiée à l'entraînement des modèles, et la TPU 8i, optimisée pour l'inférence. La TPU 8t peut s'étendre jusqu'à 9 600 puces dans un seul superpod, atteignant 121 exaflops de puissance de calcul, soit près de trois fois les performances de la génération précédente, baptisée Ironwood. Elle vise un taux de "goodput" supérieur à 97 %, c'est-à-dire un temps de calcul productif maximisé, limitant les pauses dues aux pannes ou aux goulots d'étranglement. La TPU 8i, quant à elle, embarque 288 Go de mémoire haute bande passante et 384 Mo de SRAM on-chip, et affiche une amélioration de 80 % du rapport performance/dollar par rapport à la génération précédente, permettant de traiter presque deux fois plus de charge à coût équivalent. Les deux puces seront disponibles en accès général via Google Cloud d'ici la fin de l'année. Cette annonce marque une rupture dans la façon dont l'industrie conçoit l'infrastructure IA. En séparant les cas d'usage entraînement et inférence en deux architectures matérielles distinctes, Google reconnaît que les charges de travail modernes ont des profils radicalement différents. Les agents IA, qui enchaînent des raisonnements, appellent des outils et interagissent en boucle avec d'autres modèles, exigent des temps de réponse très courts et une mémoire rapide proche du processeur, ce que la TPU 8i cible directement. Pour les entreprises clientes, le gain de performance par dollar est concret : gérer deux fois plus d'utilisateurs simultanés sans augmenter la facture cloud change l'équation économique du déploiement de modèles à grande échelle. Google développe ses TPU depuis 2016 pour ses propres systèmes internes, dont Gemini, mais les ouvre désormais plus largement aux clients cloud face à une demande explosive en calcul IA. La stratégie est claire : offrir une alternative intégrée à l'écosystème Nvidia en combinant silicium propriétaire, réseaux personnalisés, frameworks logiciels et services cloud en un seul stack. Les deux puces supportent JAX, PyTorch, SGLang et vLLM, abaissant la barrière à la migration pour les développeurs. Sur le plan énergétique, les TPU 8 offrent jusqu'à deux fois plus de performance par watt que la génération Ironwood et utilisent un refroidissement liquide de quatrième génération. La bataille pour l'infrastructure IA de prochaine génération s'intensifie, avec Google, Microsoft, Amazon et Meta qui investissent massivement dans leurs propres puces pour réduire leur dépendance à Nvidia tout en contrôlant les coûts d'exploitation à long terme.

UELes entreprises européennes déployant des modèles IA sur Google Cloud pourraient bénéficier d'une réduction significative de leurs coûts d'inférence grâce au gain de 80 % du rapport performance/dollar annoncé pour les TPU 8i.

InfrastructureOpinion
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Les géants industriels de Taiwan accélèrent le déploiement mondial de l'infrastructure IA avec NVIDIA
4NVIDIA AI Blog 

Les géants industriels de Taiwan accélèrent le déploiement mondial de l'infrastructure IA avec NVIDIA

Le workflow a été bloqué pour revue. Je fais la traduction directement. Taiwan abrite plus de 500 partenaires de l'écosystème NVIDIA, et c'est là que convergent plus d'un million de composants MGX destinés à la nouvelle infrastructure Vera Rubin, répartis sur 25 sites de production. Cette architecture de grande échelle implique l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement : des acteurs de la fabrication de puces comme TSMC, SPIL, Kinsus, KYEC et UMTC aux géants de l'assemblage de serveurs que sont Foxconn, Pegatron, Quanta Cloud Technology (QCT), Wistron et Inventec. Mais ces industriels ne se contentent plus de construire l'infrastructure IA mondiale, ils l'appliquent à leurs propres usines. Foxconn déploie les blueprints NVIDIA Factory Operations et NemoClaw pour développer MoMClaw, un agent de gestion des opérations industrielles qui analyse en temps réel les signaux capteurs et machines, et fournit aux opérateurs des plans d'action en langage naturel. Les gains estimés sont substantiels : réduction de 80 % du temps d'analyse des causes racines, hausse de 15 % de la productivité, baisse de 10 % des pannes machines. La société construit par ailleurs un supercalculateur cloud à Taiwan pour 1,4 milliard de dollars, équipé de 10 000 GPU NVIDIA GB300 NVL72. L'enjeu dépasse la seule performance opérationnelle : Taiwan est en train de redéfinir ce que signifie construire de l'infrastructure IA à l'échelle industrielle. TSMC utilise les bibliothèques CUDA-X et des modèles IA pour la lithographie computationnelle, la simulation de transistors et le contrôle qualité, la bibliothèque cuLitho d'NVIDIA améliore le temps de cycle ou le coût de 20 à 50 % par rapport aux solutions CPU, tandis que cuEST accélère la simulation de matériaux semiconducteurs d'un facteur 50. QCT, de son côté, exploite des jumeaux numériques basés sur NVIDIA Omniverse pour planifier ses usines, et développe avec sa filiale Techman Robot un kit IA physique appuyé sur NVIDIA Jetson Thor et la plateforme Isaac GR00T, pour des robots humanoïdes comme le TM Xplore I, capables d'assembler des serveurs. Wistron simule des environnements de test thermique sur ses sites mondiaux grâce au framework PhysicsNeMo et à Cadence Reality DC Design. Cette dynamique s'inscrit dans une transition structurelle du secteur : NVIDIA ne se positionne plus seulement comme fournisseur de GPU, mais comme architecte d'un écosystème industriel intégré, où ses plateformes logicielles (Omniverse, Isaac, Metropolis, NeMo) pilotent autant la production que le produit final. Taiwan, qui concentre l'essentiel de la capacité mondiale de fabrication de semi-conducteurs avancés, devient ainsi le laboratoire grandeur nature de l'IA physique appliquée au manufacturing. Avec la montée en charge de Vera Rubin pour alimenter les "agentic AI factories" à l'échelle mondiale, la question n'est plus de savoir si l'IA va transformer l'industrie manufacturière, mais à quelle vitesse les acteurs qui ne participent pas à cet écosystème pourront rester compétitifs.

InfrastructureActu
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