Aller au contenu principal
La mise en cache des conteneurs dans Amazon SageMaker AI accélère le déploiement des modèles
InfrastructureAWS ML Blog · 2 min de lecture

La mise en cache des conteneurs dans Amazon SageMaker AI accélère le déploiement des modèles

Source originale ↗·

Amazon Web Services vient d'annoncer une nouvelle fonctionnalité pour SageMaker AI : le cache des images de conteneurs lors des événements de mise à l'échelle. Concrètement, cette optimisation réduit jusqu'à 51 % la latence de démarrage lors du lancement de nouvelles instances, et jusqu'à 2x pour les modèles d'IA générative en conditions réelles. Pour illustrer le gain : avec le modèle Qwen3-8B (16 Go) sur une instance ml.g6.2xlarge et le conteneur LMI de SageMaker (17,7 Go compressé), la latence de démarrage passe de 525 secondes à 258 secondes. Avant le cache, le téléchargement de l'image depuis Amazon ECR prenait à lui seul 333 secondes, en parallèle du téléchargement des poids du modèle depuis S3 (168 secondes). Avec le cache, l'image est déjà disponible localement (0 seconde), et le téléchargement du modèle tombe à 77 secondes, la compétition pour la bande passante réseau étant éliminée.

L'enjeu est considérable pour les équipes qui déploient des modèles de langage en production. Lors d'un pic de trafic, chaque seconde de latence au démarrage d'une nouvelle instance se traduit directement en requêtes non servies ou en surcoût d'instances pré-chauffées. Les workloads d'IA générative sont particulièrement touchés car ils utilisent des conteneurs très volumineux, LMI (basé sur vLLM), vLLM natif, NVIDIA Triton, qui pouvaient représenter la majeure partie du temps d'initialisation. La fonctionnalité s'applique aux deux architectures d'endpoints SageMaker : les endpoints à modèle unique (où chaque nouvelle instance héberge sa propre copie du modèle) et les endpoints à composants d'inférence (où de nouvelles instances sont lancées uniquement quand aucune instance existante n'a la capacité suffisante). Si le cache est indisponible, SageMaker revient automatiquement au téléchargement depuis ECR, sans interruption de service.

Cette annonce s'inscrit dans une stratégie progressive d'AWS pour réduire la latence de mise à l'échelle sur SageMaker. La plateforme avait déjà introduit des métriques CloudWatch sub-minute permettant de détecter les besoins de scale-out jusqu'à 6 fois plus vite, ainsi qu'un cache de données par instance pour les composants d'inférence réutilisant des instances déjà en cours d'exécution. Mais ces solutions précédentes ne couvraient pas le cas où une toute nouvelle instance devait être lancée, le scénario le plus coûteux. Le cache de conteneurs comble précisément ce manque. Dans un contexte où la concurrence entre AWS, Google Cloud et Azure s'intensifie sur les performances d'inférence, cette optimisation renforce la position de SageMaker pour les déploiements LLM à grande échelle, notamment dans les entreprises qui font face à des pics de charge imprévisibles.

Impact France/UE

Les entreprises françaises et européennes déployant des LLMs sur Amazon SageMaker bénéficieront directement de cette réduction de latence au scale-out, sans configuration supplémentaire.

Cet article vous a été utile ?

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Optimiser l'entraînement des modèles sur Amazon SageMaker AI avec NVIDIA Blackwell
1AWS ML Blog 

Optimiser l'entraînement des modèles sur Amazon SageMaker AI avec NVIDIA Blackwell

Amazon Web Services a rendu disponibles sur Amazon SageMaker AI les instances P6-B200, équipées de huit GPU NVIDIA Blackwell B200, pour l'entraînement de modèles de machine learning à grande échelle. Ces GPU de nouvelle génération embarquent 180 Go de mémoire HBM par puce (268 Go sur le B300), contre des capacités bien inférieures sur les générations précédentes, et s'interconnectent via NVLink 5 qui atteint 1,8 To/s de bande passante bidirectionnelle entre GPU. La configuration cible des modèles Transformer allant de 1 à 64 milliards de paramètres, entraînés en parallélisme de données fragmentées (FSDP de PyTorch) sur un nœud unique à huit GPU. L'accès à ces instances peut être réservé via le programme Flexible Training Plan d'AWS pour bénéficier d'une capacité prévisible et d'une gestion automatisée des ressources. Cette architecture modifie concrètement ce qui est réalisable dans l'entraînement de grands modèles. Jusqu'ici, les ingénieurs se heurtaient à trois contraintes classiques : des tailles de batch limitées par la mémoire GPU, des séquences tronquées pour éviter les erreurs out-of-memory, et un fractionnement du modèle sur plusieurs nœuds qui génère une surcharge réseau importante. Avec 180 Go par GPU, certains modèles qui nécessitaient auparavant plusieurs nœuds peuvent désormais tenir sur un seul nœud à huit GPU, ce qui réduit la latence de communication, accélère les cycles d'itération et diminue les coûts d'infrastructure. Des séquences plus longues deviennent viables pour les tâches de dépendances à longue portée, et le nombre d'étapes de synchronisation des gradients diminue avec des batchs plus grands, améliorant le débit global. NVIDIA Blackwell représente la cinquième génération de Tensor Cores de la marque, et son architecture dual-chip marque une rupture par rapport aux générations Ampere et Hopper. L'explosion de la taille des modèles ces trois dernières années, de GPT-3 à 175 milliards de paramètres jusqu'aux modèles actuels dépassant le trillion, a poussé les fournisseurs cloud et les fabricants de puces à repenser conjointement leurs offres. AWS et NVIDIA ont renforcé leur partenariat autour de SageMaker pour proposer une intégration clé en main qui abstrait la gestion de l'infrastructure. Les prochaines étapes pratiques pour les équipes ML consistent à calibrer le format de précision (FP8, BF16 ou FP16 selon la taille du modèle), ajuster le checkpointing d'activations pour équilibrer mémoire et calcul, et décider si la priorité est le débit, la réduction des communications inter-GPU ou la longueur de contexte. L'enjeu pour AWS est de capter une part croissante des budgets d'entraînement de modèles fondationnels, un marché où Google Cloud et Microsoft Azure jouent également des capacités GPU Blackwell.

InfrastructureActu
1 source
2AWS ML Blog 

Amazon SageMaker AI accélère l'inférence d'IA générative avec les instances G7e

Amazon Web Services a annoncé la disponibilité des instances G7e sur Amazon SageMaker AI, une nouvelle génération de serveurs d'inférence propulsés par les GPU NVIDIA RTX PRO 6000 Blackwell Server Edition. Ces instances sont disponibles en configurations de 1, 2, 4 et 8 GPU, chaque carte offrant 96 Go de mémoire GDDR7. Concrètement, une instance G7e.2xlarge à GPU unique peut désormais héberger des modèles open source de 35 milliards de paramètres comme Qwen3.5-35B ou GPT-OSS-120B, tandis qu'une configuration à 8 GPU (G7e.48xlarge) atteint 768 Go de mémoire GPU totale et peut faire tourner des modèles de 300 milliards de paramètres sur un nœud unique. La bande passante réseau grimpe à 1 600 Gbps via EFA, soit quatre fois plus que la génération G6e et seize fois plus que les G5. Ces chiffres ont une implication directe pour les équipes d'ingénierie : des modèles qui nécessitaient auparavant plusieurs machines interconnectées peuvent désormais s'exécuter sur un seul nœud, supprimant la latence inter-nœuds et la complexité opérationnelle associée. Les performances d'inférence sont jusqu'à 2,3 fois supérieures à celles des G6e. Pour les applications temps réel comme les chatbots, les pipelines RAG ou les workflows agentiques, cette densité mémoire combinée à une bande passante CPU-GPU quatre fois plus élevée se traduit par des temps de réponse plus courts sous charge élevée. Les modèles multimodaux et de génération d'images, souvent limités par des erreurs de mémoire insuffisante sur les générations précédentes, bénéficient également directement de ce doublement de la capacité par GPU. Cette annonce s'inscrit dans une course aux accélérateurs cloud que se livrent AWS, Google et Microsoft, chacun cherchant à proposer les GPU les plus récents de NVIDIA au plus vite après leur lancement. Les puces Blackwell de NVIDIA, dont la RTX PRO 6000 Server Edition fait partie, représentent la cinquième génération de Tensor Cores avec support natif de la précision FP4, permettant de réduire encore la consommation mémoire pour les grands modèles. Le support de NVIDIA GPUDirect RDMA via EFAv4 ouvre également la voie à des scénarios d'inférence multi-nœuds à faible latence, jusqu'ici peu pratiques sur les instances G-series. À mesure que les modèles de langage et les systèmes agentiques continuent de grossir en taille et en complexité, la capacité à les déployer efficacement sur infrastructure managée comme SageMaker devient un avantage concurrentiel décisif pour les entreprises qui cherchent à maîtriser leurs coûts d'exploitation tout en montant en puissance.

UELes équipes techniques européennes utilisant Amazon SageMaker dans les régions AWS EU peuvent désormais déployer des modèles jusqu'à 300 milliards de paramètres sur un seul nœud, réduisant la complexité opérationnelle et les coûts d'inférence pour les applications temps réel.

InfrastructureActu
1 source
AWS met à l'échelle des modèles de fondation sismiques : entraînement distribué avec Amazon SageMaker HyperPod et extension des fenêtres de contexte
3AWS ML Blog 

AWS met à l'échelle des modèles de fondation sismiques : entraînement distribué avec Amazon SageMaker HyperPod et extension des fenêtres de contexte

TGS, fournisseur de données géoscientifiques pour le secteur énergétique, a réduit le temps d'entraînement de ses modèles fondamentaux sismiques (SFM) de 6 mois à seulement 5 jours grâce à un partenariat avec le AWS Generative AI Innovation Center (GenAIIC). Ces modèles, basés sur une architecture Vision Transformer (ViT) avec entraînement par Masked AutoEncoder (MAE), analysent des données sismiques 3D complexes pour identifier des structures géologiques essentielles à l'exploration énergétique. L'infrastructure déployée repose sur Amazon SageMaker HyperPod, un cluster de 16 instances EC2 P5 équipées chacune de 8 GPU NVIDIA H200 avec 141 Go de mémoire HBM3e, 2 048 Go de RAM système et une connectivité réseau EFAv3 à 3 200 Gbps pour minimiser la latence entre les noeuds. Les données d'entraînement, plusieurs téraoctets, sont streamées directement depuis Amazon S3 sans couche de stockage intermédiaire. Cet accomplissement représente un changement de paradigme pour l'industrie pétrolière et gazière, où l'exploration géologique repose de plus en plus sur des modèles d'IA capables d'interpréter des volumes sismiques massifs. En passant de 6 mois à 5 jours par cycle d'entraînement, TGS peut désormais incorporer de nouvelles données beaucoup plus fréquemment et itérer rapidement sur ses modèles, ce qui se traduit directement en valeur pour ses clients. L'autre avancée majeure est l'extension de la fenêtre de contexte du modèle grâce à des techniques de parallélisme contextuel, permettant d'analyser des volumes 3D nettement plus grands qu'auparavant et de capturer simultanément les détails locaux et les structures géologiques à grande échelle, deux informations jusqu'ici difficiles à obtenir en un seul passage. Le projet s'inscrit dans une modernisation plus large de l'infrastructure AWS de TGS et illustre une tendance croissante dans les industries à forte intensité de données, comme l'énergie ou les géosciences, qui adoptent les modèles fondamentaux spécialisés pour remplacer les pipelines d'analyse traditionnels. L'entraînement distribué à grande échelle sur des données 3D volumétriques pose des défis spécifiques, temps GPU inactifs, goulots d'étranglement réseau, gestion des checkpoints sur des clusters multi-noeuds, que SageMaker HyperPod adresse avec une surveillance automatique de la santé des instances et une gestion résiliente des reprises. La collaboration entre TGS et l'équipe GenAIIC d'AWS ouvre la voie à des modèles sismiques de prochaine génération capables d'analyser des formations géologiques encore plus complexes, avec des implications directes sur l'efficacité et la précision de l'exploration pétrolière et gazière à l'échelle mondiale.

InfrastructureActu
1 source
4AWS ML Blog 

Le Fil IA déploie Kimi K3 sur Amazon SageMaker HyperPod et Amazon EKS

Moonshot AI a dévoilé le 27 juillet 2026 Kimi K3, un modèle de langage à mélange d'experts (Mixture of Experts) de 2,8 billions de paramètres, devenant ainsi le premier système à poids ouverts à franchir la barre des 3 000 milliards de paramètres. L'architecture répartit ces paramètres sur 896 experts spécialisés, dont seulement 16 sont activés par token, ce qui limite à environ 104 milliards le nombre de paramètres réellement mobilisés à chaque inférence, un gain d'efficacité de 2,5 fois par rapport à son prédécesseur Kimi K2. Le modèle repose sur des innovations techniques telles que le Kimi Delta Attention, le Gated Multi Head Latent Attention et un cadre appelé Stable LatentMoE, et affiche une fenêtre de contexte d'un million de tokens ainsi qu'une prise en charge multimodale native texte et image. Ses poids sont publiés sur Hugging Face sous l'identifiant moonshotai/Kimi-K3, au format MXFP4 (Microscaling Floating Point 4 bits), pensé pour équilibrer qualité et efficacité mémoire lors du déploiement à grande échelle. Cette annonce marque une étape significative pour l'écosystème des modèles ouverts : les organisations peuvent désormais héberger elles-mêmes l'un des systèmes d'IA les plus capables au monde, sans dépendre d'un fournisseur propriétaire. Kimi K3 cible en priorité les tâches complexes que sont le codage sur de longs horizons, les flux de travail agentiques multi-étapes et le raisonnement avancé, avec un mode de réflexion permanent et un support natif des appels d'outils et des sorties structurées. Mais cette puissance a un coût matériel considérable : servir un tel modèle exige une infrastructure GPU haut de gamme, en l'occurrence des instances p6-b300 embarquant huit GPU NVIDIA B300 Blackwell Ultra, seules capables de gérer l'inférence en parallélisme tensoriel sur l'ensemble du pool d'experts. Amazon Web Services propose deux voies pour déployer Kimi K3 sur son infrastructure : Amazon SageMaker HyperPod, via son opérateur d'inférence installé automatiquement à la création du cluster, qui simplifie l'orchestration des conteneurs et la gestion des points de terminaison, et Amazon Elastic Kubernetes Service (EKS). Pour la capacité de calcul, AWS met à disposition des plans de formation flexibles réservant des ressources GPU pour HyperPod, ainsi que des Capacity Blocks permettant de réserver des instances p6-b300 pour une durée définie sans engagement à long terme. Le service repose sur un conteneur d'inférence vLLM dédié à Kimi K3, encore distribué séparément sous vllm/vllm-openai:kimi-k3 en attendant son intégration au conteneur principal, vLLM offrant un support natif des architectures MoE, du parallélisme tensoriel et de la quantification MXFP4.

InfrastructureActu
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, l'essentiel de l'IA · désinscription en un clic