OpenAI offre son modèle IA dédié aux sciences de la vie pour aider les gouvernements à préparer la prochaine pandémie
OpenAI a annoncé la mise à disposition gratuite de son modèle d'intelligence artificielle spécialisé dans les sciences du vivant, GPT-Rosalind, dans le cadre d'un nouveau programme baptisé Rosalind Biodefense. L'initiative cible explicitement la préparation aux pandémies et la défense biologique. Parmi les premiers partenaires figurent le Lawrence Livermore National Laboratory, l'université Johns Hopkins et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), un acteur clé du financement mondial des vaccins. Les candidatures sont ouvertes à toutes les organisations dans le monde.
Offrir gratuitement un modèle dédié aux sciences du vivant à des gouvernements, laboratoires publics et institutions de santé représente un changement de stratégie notable pour OpenAI, qui monétise habituellement ses outils les plus avancés. L'accès sans frais à GPT-Rosalind pourrait accélérer la capacité de ces organisations à analyser des agents pathogènes, modéliser des scenarios épidémiques ou développer des contre-mesures biologiques, des tâches qui nécessitent aujourd'hui des ressources computationnelles et humaines considérables.
Cette initiative s'inscrit dans une dynamique plus large où les grandes entreprises d'IA cherchent à démontrer leur utilité sur des enjeux de sécurité nationale et de santé publique, notamment face aux pressions réglementaires croissantes. Le choix du nom Rosalind, en référence à la biochimiste Rosalind Franklin, souligne la vocation scientifique du programme. La participation de structures aussi diverses que les laboratoires nationaux américains et des initiatives vaccinales internationales laisse entrevoir une ambition de déploiement mondial, avec OpenAI en position d'infrastructure critique pour la biosécurité.
Les institutions européennes de santé publique, universités et laboratoires peuvent candidater au programme Rosalind Biodefense pour accéder gratuitement à GPT-Rosalind dans leurs travaux de préparation aux pandémies, notamment via leur éventuelle collaboration avec la CEPI, partenaire co-fondateur partiellement financé par l'UE.
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