Des chercheurs ont laissé Claude Code découvrir des algorithmes d'IA qu'un humain n'aurait probablement pas conçus
Des chercheurs de l'Université du Maryland, de Google, de Meta et d'autres institutions ont mis au point AutoTTS, un système qui confie à un agent de codage - Claude Code d'Anthropic - la tâche de concevoir de façon autonome des algorithmes pour améliorer le raisonnement des modèles d'IA. En 160 minutes et pour seulement 40 dollars, l'agent a découvert un algorithme inédit qui réduit d'environ 70 % la charge de calcul par rapport à la méthode self-consistency standard, tout en atteignant une précision équivalente.
Ce résultat change la donne sur la façon dont les algorithmes d'optimisation pourraient être développés. La méthode self-consistency, qui consiste à générer plusieurs réponses et à en extraire la plus cohérente, est largement utilisée pour améliorer la fiabilité des grands modèles de langage, mais elle reste coûteuse en ressources. Réduire ce coût de 70 % sans perte de précision représente un gain concret pour les équipes qui déploient ces systèmes à grande échelle, et soulève une question plus profonde : certains algorithmes utiles sont peut-être inaccessibles à l'intuition humaine.
Ce travail s'inscrit dans la tendance croissante du test-time scaling, qui consiste à allouer davantage de puissance de calcul au moment de l'inférence plutôt qu'à l'entraînement. Confier à un agent IA la conception d'algorithmes que des chercheurs humains n'auraient probablement pas imaginés ouvre une nouvelle frontière dans la méta-optimisation. La question qui se pose désormais est de savoir jusqu'où cette automatisation peut s'étendre, et si d'autres domaines de la recherche en IA pourraient bénéficier d'une approche similaire.
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