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Un framework IA optimise automatiquement données, architectures et algorithmes, surpassant les performances humaines
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Un framework IA optimise automatiquement données, architectures et algorithmes, surpassant les performances humaines

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Des chercheurs du Generative Artificial Intelligence Research Lab (SII-GAIR) ont présenté ASI-EVOLVE, un cadre agentique conçu pour automatiser l'ensemble du cycle de recherche et développement en intelligence artificielle. Le système opère en boucle continue selon quatre étapes, apprentissage, conception, expérimentation, analyse, et prend en charge simultanément trois piliers fondamentaux du développement IA : les données d'entraînement, les architectures de modèles et les algorithmes d'apprentissage. Lors des premières expérimentations, ASI-EVOLVE a généré de nouvelles architectures de modèles de langage, optimisé des pipelines de pré-entraînement pour améliorer les scores de référence de plus de 18 points, et conçu des algorithmes de renforcement nettement plus efficaces, surpassant dans chaque cas les configurations élaborées par des ingénieurs humains.

Ce type de système répond à un problème structurel qui ralentit toute la recherche en IA : les équipes d'ingénierie ne peuvent explorer qu'une fraction infime de l'espace des configurations possibles. Chaque cycle d'expérimentation exige des interventions manuelles coûteuses, mobilise des dizaines voire des centaines d'heures de GPU, et les enseignements tirés restent souvent cloisonnés dans l'expérience individuelle des chercheurs, difficiles à capitaliser ou à transmettre. En automatisant cette boucle, ASI-EVOLVE libère les équipes de la charge opérationnelle répétitive et accélère mécaniquement le rythme d'innovation. Pour les organisations qui itèrent fréquemment sur leurs systèmes IA, le gain potentiel est à la fois en temps d'ingénierie et en qualité des résultats.

L'architecture repose sur deux composants centraux. La "Cognition Base" fonctionne comme une mémoire experte préchargée : elle intègre des connaissances humaines issues de la littérature scientifique, des heuristiques propres à chaque tâche, et un catalogue des pièges connus, ce qui oriente les explorations dès la première itération plutôt que de repartir de zéro. L'"Analyzer" prend en charge le retour d'expérience multidimensionnel des expériences, logs d'entraînement bruts, résultats de benchmarks, traces d'efficacité computationnelle, pour en distiller des analyses causales réutilisables. Ce travail s'inscrit dans un contexte où l'IA commence à s'attaquer à la découverte scientifique, d'AlphaFold aux systèmes agentiques généralistes, mais où la recherche ouverte sur les fondations mêmes de l'IA reste un défi à part entière. ASI-EVOLVE représente l'une des premières démonstrations concrètes qu'un système unifié peut progresser simultanément sur les trois axes constitutifs du développement de modèles, ouvrant la voie à une automatisation plus profonde du cycle de R&D en IA.

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Self-Harness : un framework permettant aux agents IA de réécrire leurs règles, avec jusqu'à 60% de gain de performance
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Des chercheurs du Shanghai Artificial Intelligence Laboratory ont présenté Self-Harness, un paradigme permettant à un agent basé sur un grand modèle de langage d'améliorer automatiquement ses propres règles de fonctionnement. Publiés récemment, ces travaux menés par Hangfan Zhang et son équipe montrent que ce système peut accroître les performances d'un agent de jusqu'à 60 % sans intervention humaine ni recours à un modèle externe plus puissant. Le principe repose sur une boucle itérative en trois étapes : l'agent analyse d'abord ses propres traces d'exécution pour identifier des schémas d'échec récurrents, génère ensuite des modifications ciblées et minimales de son environnement d'exécution, puis valide chaque modification par des tests de régression avant de l'adopter. Seules les modifications qui améliorent les performances sans dégrader d'autres tâches sont retenues. L'enjeu est considérable pour les équipes de développement qui déploient des agents IA en production. Un agent LLM ne dépend pas uniquement de son modèle sous-jacent, mais aussi de son "harness" : le système environnant qui comprend les prompts système, les outils disponibles, la mémoire, les politiques de relance et les procédures de récupération en cas d'erreur. Des exemples bien connus incluent SWE-agent, Claude Code, Codex et OpenHands. Or, de nombreuses défaillances d'agents proviennent précisément de cette couche, et non du modèle lui-même : un agent peut déclarer succès sans vérifier le résultat, relancer indéfiniment une action échouée, ou encore souffrir d'une surcharge de contexte lorsque l'historique d'interaction devient trop long. Self-Harness permet de corriger ces failles de manière empirique et reproductible, là où la pratique actuelle repose principalement sur l'intuition des ingénieurs. Ce travail s'inscrit dans un contexte où la cadence de sortie des nouveaux modèles rend le réglage manuel des harnesses de plus en plus coûteux et difficile à maintenir. Comme le souligne Hangfan Zhang, un ingénieur expérimenté peut encore proposer de meilleures améliorations qu'un LLM dans certains cas, mais le vrai goulot d'étranglement est l'absence de boucle de rétroaction systématique et vérifiable. Les approches existantes font souvent appel à des modèles plus puissants pour améliorer des modèles cibles plus faibles, ce qui pose des problèmes de coût, de disponibilité et d'inadaptation aux modes d'échec spécifiques. Self-Harness contourne cette dépendance en rendant l'agent autonome dans son propre perfectionnement, ouvrant la voie à des systèmes capables de s'adapter en continu à l'évolution rapide des modèles de langage sous-jacents.

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Un nouveau framework d'optimisation IA surpasse Claude Code et Codex de 2,5 fois à budget de calcul égal
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Des chercheurs de l'Université Renmin de Chine et de Microsoft Research ont publié Arbor, un nouveau framework d'optimisation autonome qui surpasse de 2,5 fois les agents de codage standard comme Claude Code et Codex d'OpenAI à budget de calcul identique. Le système repose sur une structure arborescente qui organise les hypothèses, les expériences et les résultats accumulés au fil du temps, permettant à l'agent d'apprendre de ses échecs passés plutôt que de les répéter. Jiajie Jin, co-auteur de l'étude, résume le problème central : "L'automatisation peut garder une IA en activité très longtemps, mais une boucle n'est pas la même chose que des progrès." Le problème qu'Arbor cherche à résoudre est fréquent dans les déploiements d'IA en entreprise : une équipe configure un agent qui fonctionne parfaitement en développement, mais qui hallucine ou ignore des contraintes clés en production. Corriger cela implique d'ajuster simultanément les stratégies de découpage des données, les méthodes de récupération d'information et les instructions systèmes, des paramètres si imbriqués qu'il devient impossible d'identifier quelle modification a réellement résolu le problème. Les agents actuels traitent chaque tentative de manière isolée, sans mécanisme structuré pour capitaliser sur ce qu'ils ont appris. Arbor change cette dynamique en dotant l'agent d'une mémoire durable qui enregistre les directions explorées, les preuves factuelles produites, et la façon dont chaque résultat redéfinit l'espace des hypothèses futures. Ce travail s'inscrit dans une réflexion plus large sur les limites architecturales des agents IA autonomes. Les systèmes actuels utilisent le transcript de conversation comme mémoire de travail, une approche qui s'effondre sur des tâches longues dépassant les fenêtres de contexte, souvent plusieurs centaines d'échanges. Sans structure de mémoire persistante, ces agents stagnent sur leurs premiers échecs ou se laissent emporter par des oscillations de métriques peu représentatives, un phénomène connu sous le nom de reward hacking. Arbor propose une réponse directe : rendre la recherche algorithmique cumulative comme l'est la recherche humaine, où chaque expérience informe les suivantes. Pour les entreprises qui cherchent à automatiser l'amélioration continue de systèmes d'ingénierie complexes, pipelines de données ou architectures d'agents, cette approche ouvre une voie concrète vers une optimisation fiable et traçable.

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Meta lance Autodata : un framework à base d'agents qui transforme les modèles IA en data scientists autonomes pour créer des données d'entraînement de haute qualité
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Meta lance Autodata : un framework à base d'agents qui transforme les modèles IA en data scientists autonomes pour créer des données d'entraînement de haute qualité

L'équipe RAM (Reasoning, Alignment and Memory) de Meta AI a présenté Autodata, un cadre de génération de données d'entraînement reposant sur des agents IA autonomes. Plutôt que de produire des données synthétiques en une seule passe, Autodata confie à un agent le rôle d'un data scientist humain : il crée des exemples, les analyse, en évalue la qualité, puis affine sa méthode de génération en boucle fermée. La première implémentation concrète du système, baptisée Agentic Self-Instruct, s'appuie sur un LLM orchestrateur qui coordonne quatre sous-agents spécialisés : un Challenger LLM qui génère des exemples d'entraînement, un Weak Solver (modèle plus faible censé échouer sur ces exemples), un Strong Solver (modèle plus capable censé réussir), et un Evaluator qui valide la pertinence et la difficulté des exemples produits. Testée sur des problèmes de raisonnement scientifique complexe, cette approche surpasse significativement les méthodes classiques de génération de données synthétiques comme Self-Instruct ou ses variantes Chain-of-Thought. L'enjeu est de taille : la qualité des données d'entraînement a toujours été un goulot d'étranglement dans le développement des grands modèles de langage, autant que la puissance de calcul. Autodata ouvre une voie pour convertir du calcul d'inférence supplémentaire en données de meilleure qualité, plus on alloue de ressources à l'agent, plus les données produites sont pertinentes. Pour les équipes qui développent des modèles IA, c'est une rupture méthodologique : il devient possible de piloter et d'améliorer la qualité des données en cours de génération, et non plus seulement de filtrer ou corriger après coup. Cela réduit également la dépendance à l'annotation humaine, coûteuse et difficile à scaler, tout en maintenant un contrôle itératif sur la distribution et la difficulté des exemples générés. Jusqu'ici, la génération de données synthétiques suivait des pipelines largement statiques : on promptait un LLM avec des exemples zéro-shot ou few-shot, parfois en s'appuyant sur des documents source pour limiter les hallucinations. Les méthodes dites "Self-Challenging" avaient commencé à introduire une dynamique agent-outil, mais sans boucle de feedback réelle sur la qualité globale du jeu de données. Autodata représente l'étape suivante en intégrant cette rétroaction directement dans le processus de création. Meta s'inscrit ici dans une tendance plus large du secteur : utiliser des agents IA pour automatiser des tâches d'ingénierie complexes, y compris la construction des données qui servent à entraîner ces mêmes agents. La publication est portée par l'équipe RAM de Meta AI Research, ce qui signale une ambition de long terme autour de l'autonomie des systèmes d'apprentissage.

UELes laboratoires européens développant des LLMs pourraient indirectement bénéficier de cette méthodologie open research pour réduire leur dépendance à l'annotation humaine coûteuse.

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Google DeepMind permet à un LLM de réécrire ses propres algorithmes de théorie des jeux — et il surpasse les experts
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Google DeepMind permet à un LLM de réécrire ses propres algorithmes de théorie des jeux — et il surpasse les experts

Des chercheurs de Google DeepMind ont publié une étude présentant AlphaEvolve, un système d'évolution de code piloté par un grand modèle de langage capable de réécrire et d'améliorer automatiquement des algorithmes de théorie des jeux. Appliqué à deux paradigmes de référence en apprentissage par renforcement multi-agents (MARL) — le Counterfactual Regret Minimization (CFR) et le Policy Space Response Oracles (PSRO) — le système a découvert de nouvelles variantes qui égalent ou surpassent les meilleures solutions conçues manuellement par des experts. Tous les tests ont été conduits dans le cadre OpenSpiel, sur des jeux à information imparfaite comme le poker de Kuhn à trois joueurs, le Leduc Poker, le Goofspiel et le Liar's Dice. Le modèle LLM utilisé pour muter le code source est Gemini 2.5 Pro. Ce travail représente un changement de paradigme dans la conception d'algorithmes pour les jeux stratégiques complexes, un domaine où les chercheurs passaient jusqu'ici des mois à affiner manuellement des règles de pondération, de discount et de convergence. AlphaEvolve automatise entièrement ce processus d'exploration : à chaque génération, un algorithme parent est sélectionné selon ses performances, son code source est transmis au LLM avec une consigne de modification, et le candidat résultant est évalué sur un ensemble de jeux d'entraînement. La variante CFR découverte, baptisée VAD-CFR (Volatility-Adaptive Discounted CFR), introduit notamment un mécanisme de discount adaptatif basé sur la volatilité, là où les variantes classiques comme DCFR ou PCFR+ appliquent des règles statiques définies par des humains. L'implication pratique est directe : des algorithmes qui convergent plus vite vers un équilibre de Nash signifient des agents de jeu plus efficaces, avec des applications potentielles en simulation économique, en sécurité et en IA adversariale. Google DeepMind s'inscrit ici dans une tendance plus large d'automatisation de la recherche en IA, où les LLM ne servent plus seulement à générer du texte mais à explorer des espaces de conception algorithmique. CFR est à la base de systèmes comme Libratus et Pluribus, les IA de poker qui ont battu les meilleurs joueurs humains en 2017 et 2019 ; améliorer ses variantes reste donc un enjeu concret pour les applications de prise de décision sous incertitude. Le framework AlphaEvolve avait déjà été utilisé par DeepMind pour optimiser des noyaux de calcul dans des contextes d'infrastructure. Son application aux algorithmes de théorie des jeux ouvre la voie à une automatisation plus systématique de la recherche en MARL, avec la question ouverte de jusqu'où un LLM peut explorer un espace algorithmique avant de buter sur des limites structurelles que l'intuition humaine seule saurait franchir.

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