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Quels sont les métiers les plus menacés par l’IA ? Anthropic dévoile la liste

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Résumé IA

Anthropic a analysé des millions d'interactions réelles avec son IA Claude pour cartographier les métiers les plus exposés à l'automatisation, via un indicateur appelé "Observed Exposure". Contrairement aux idées reçues, ce sont les métiers intellectuels qui arrivent en tête : développeurs, analystes financiers, agents de service client et spécialistes des dossiers médicaux, avec plus de 70 % de leurs tâches potentiellement automatisables. Paradoxalement, les professions les plus menacées sont aussi parmi les mieux rémunérées.

Impact France/UE

Les travailleurs français des secteurs touchés — développeurs, analystes financiers, agents de service client — font face au même risque d'automatisation, ce qui renforce la pression sur les partenaires sociaux et le gouvernement français pour adapter les politiques de reconversion professionnelle.

Depuis l’arrivée des IA génératives comme ChatGPT ou Claude, une question obsède salariés et dirigeants : quels métiers vont disparaître en premier ? Jusqu’ici, la plupart des réponses reposaient sur des projections théoriques. Mais cette fois, la startup Anthropic a choisi une autre approche. En analysant des millions d’utilisations réelles de son IA Claude, l’entreprise dévoile une cartographie inédite des professions les plus exposées à l’automatisation. Imaginez un instant un sociologue du futur capable d’observer, en temps réel, des millions de personnes travailler… sauf que ce sociologue est une intelligence artificielle . C’est en quelque sorte l’expérience qu’a menée Anthropic . La société américaine, connue pour développer le modèle Claude , a analysé des millions d’interactions avec son IA afin d’identifier les tâches professionnelles confiées aux modèles génératifs. L’objectif n’était pas de deviner quels métiers pourraient être automatisés un jour, mais de mesurer ce que les gens délèguent déjà à l’IA aujourd’hui . Pour cela, les chercheurs ont conçu un indicateur baptisé “Observed Exposure” . Le principe consiste à comparer les tâches réellement demandées à l’IA avec celles qui composent chaque profession. En croisant ces données avec la classification officielle des métiers, l’étude tente d’estimer le niveau d’exposition de chaque activité à l’automatisation. Le fruit de ce travail est une radiographie étonnamment précise des secteurs où l’IA commence déjà à s’infiltrer. Et contrairement à une idée largement répandue, ce ne sont pas forcément les métiers peu qualifiés qui apparaissent en première ligne. Les métiers les plus menacés par l’IA selon le rapport On imagine souvent l’automatisation frapper d’abord les emplois répétitifs ou manuels . Pourtant, le rapport d’Anthropic raconte une toute autre histoire. Les professions les plus exposées à l’IA sont majoritairement des métiers intellectuels centrés sur l’information . Parmi les activités où l’intelligence artificielle intervient le plus souvent, on retrouve notamment : les développeurs et programmeurs les agents de service client les spécialistes de la saisie de données les analystes financiers les analystes d’études de marché les spécialistes des dossiers médicaux Dans certains cas, les chercheurs estiment que plus de 70 % des tâches associées à ces métiers peuvent être assistées ou automatisées par une IA générative . Les développeurs arrivent même en tête de plusieurs analyses : les modèles actuels sont capables d’intervenir dans près des trois quarts des tâches liées au code , qu’il s’agisse de génération de scripts, de correction d’erreurs ou d’explication de fonctions. Autrement dit, la révolution de l’IA ne commence pas par remplacer les travailleurs manuels. Elle s’attaque d’abord aux métiers du savoir, de l’analyse et de la production de contenu . Les métiers les plus remplaçables sont aussi les mieux payés… L’étude révèle un autre résultat surprenant . Les professions les plus exposées à l’IA ne correspondent pas aux emplois les plus précaires . Au contraire. Les travailleurs concernés sont en moyenne plus diplômés, plus expérimentés et mieux rémunérés que ceux des métiers peu exposés. Dans certains cas, leurs revenus sont même près de 50 % plus élevés que la moyenne des professions analysées. Cette situation s’explique assez simplement. Les IA génératives excellent dans un domaine très précis : le traitement de l’information et du langage . Rédiger un texte, analyser un document , générer du code, synthétiser un rapport ou produire une réponse structurée… toutes ces tâches constituent le cœur du travail dans de nombreux emplois de bureau . Et ce sont précisément ces activités que les grands modèles de langage savent désormais accomplir avec une efficacité croissante. Pas de vague de licenciements… pour l’instant Face à ces conclusions, on pourrait imaginer un marché du travail déjà secoué par une vague massive de suppressions de postes. Pourtant, l’étude d’Anthropic appelle à la nuance . Pour l’instant, les chercheurs n’observent pas d’augmentation généralisée du chômage dans les professions exposées à l’IA. Les entreprises utilisent encore majoritairement les modèles génératifs comme des outils d’assistance plutôt que comme des remplaçants . En revanche, certains signaux commencent à apparaître ailleurs. L’un des phénomènes les plus visibles concerne le ralentissement des embauches dans les métiers exposés . Selon plusieurs analyses relayées autour du rapport, les recrutements des jeunes travailleurs âgés de 22 à 25 ans auraient diminué d’environ 14 % dans ces secteurs depuis l’arrivée de ChatGPT. Autrement dit, les emplois ne disparaissent pas encore… mais la porte d’entrée se referme progressivement pour les nouveaux arrivants. Les métiers qui résistent encore et toujours à l’IA À l’inverse, certaines professions semblent pour l’instant relativement protégées . Les métiers les moins exposés sont ceux qui reposent sur des

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