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Black Sesame Technologies rejoint l'écosystème open source HaloOS de Li Auto
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Black Sesame Technologies rejoint l'écosystème open source HaloOS de Li Auto

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Black Sesame Technologies a officiellement rejoint l'écosystème open source HaloOS de Li Auto, le constructeur automobile chinois. Ce partenariat prévoit une collaboration étroite sur le co-développement en open source, avec une adaptation approfondie et une optimisation des performances de HaloOS sur l'ensemble des plateformes de puces de Black Sesame, notamment les familles Huashan et Wudang. Ces composants couvrent un large spectre d'applications : systèmes d'aide à la conduite avancés (ADAS), cockpits intelligents et intégration multi-domaines. Concrètement, les cartes de développement intégrées à l'écosystème HaloOS adopteront les plateformes de puces de Black Sesame, qui ouvrira également son code source sur l'ensemble de sa gamme.

HaloOS est le système d'exploitation embarqué développé en interne par Li Auto, conçu spécifiquement pour les véhicules intelligents pilotés par l'IA. Il repose sur quatre piliers : le contrôle du véhicule, la conduite autonome, le middleware de communication et la sécurité informatique. Ce rapprochement avec Black Sesame renforce la capacité de Li Auto à proposer une plateforme logicielle indépendante des fournisseurs de puces, accélérant ainsi la maturité industrielle de HaloOS. Pour les constructeurs et équipementiers qui souhaitent adopter cet OS, l'élargissement de la compatibilité matérielle représente un argument décisif.

Le développement de HaloOS a débuté en 2021, mobilisant 200 ingénieurs et un investissement d'un milliard de yuans, soit environ 138 millions de dollars. Li Xiang, fondateur et PDG de Li Auto, a positionné les systèmes d'exploitation automobiles comme la plateforme centrale de la prochaine phase d'intelligence embarquée et comme le socle des futurs agents IA avancés. Dans un secteur où Tesla, Huawei et d'autres géants technologiques se disputent la maîtrise du logiciel embarqué, Li Auto mise sur l'open source pour fédérer un écosystème de partenaires et accélérer l'adoption de HaloOS au-delà de sa propre gamme de véhicules. Black Sesame, acteur montant des semi-conducteurs automobiles, trouve dans ce partenariat un levier pour imposer ses puces comme référence dans l'industrie automobile chinoise.

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Des chercheurs ont présenté un système embarqué léger et à architecture ouverte permettant à un robot quadrupède de naviguer de manière autonome dans des environnements réels, inconnus et dynamiques, sans apprentissage préalable spécifique à ces lieux. Déployé sur un robot Unitree Go2 à quatre pattes, le système atteint un taux de réussite supérieur à 88 % dans plusieurs environnements intérieurs testés. Il repose sur ROS2 comme middleware de communication entre les différents composants embarqués, et accepte des instructions de navigation formulées en langage naturel. Les capteurs du robot alimentent en continu un système de localisation et de cartographie, qui construit des graphes de scènes hiérarchiques enrichis de sémantique ouverte, c'est-à-dire capables d'identifier des objets sans liste prédéfinie. Un planificateur basé sur un grand modèle de langage (LLM) exploite ces graphes pour générer et adapter des plans d'action en temps réel, au fur et à mesure que la scène évolue. Ce résultat est significatif car la navigation autonome en environnement réel reste un problème difficile que la majorité des systèmes actuels ne résolvent qu'en simulation, là où les conditions sont contrôlées et les incertitudes absentes. Le fait qu'un robot puisse interpréter une consigne en langue naturelle, construire une représentation sémantique de son environnement à la volée et s'y adapter dynamiquement ouvre la voie à des déploiements pratiques dans des bâtiments industriels, des entrepôts, des hôpitaux ou des espaces publics, sans configuration manuelle préalable. La robotique autonome bute depuis des années sur quatre obstacles fondamentaux : la perception imparfaite, l'observabilité partielle, l'incertitude de localisation et les contraintes de sécurité. L'intégration des LLM comme couche de planification symbolique, combinée à une cartographie sémantique continue, représente une approche émergente qui capitalise sur les progrès récents en traitement du langage naturel et en vision par ordinateur. Ce travail s'inscrit dans une tendance plus large visant à doter les robots de capacités de raisonnement général plutôt que de comportements pré-programmés, un chantier sur lequel rivalisent des équipes académiques et des acteurs industriels comme Boston Dynamics, Figure AI ou Agility Robotics.

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GoZTASP : une plateforme zero-trust pour la gouvernance des systèmes autonomes à grande échelle
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GoZTASP : une plateforme zero-trust pour la gouvernance des systèmes autonomes à grande échelle

GoZTASP est une plateforme de gouvernance et d'assurance conçue pour superviser des systèmes autonomes déployés à grande échelle dans des environnements réels. Elle intègre au sein d'une architecture zero-trust unifiée des équipements hétérogènes, drones, robots, capteurs et opérateurs humains, en s'appuyant sur deux modules clés : le Secure Runtime Assurance (SRTA), qui vérifie en continu l'intégrité des systèmes, et le Secure Spatio-Temporal Reasoning (SSTR), qui raisonne sur les données spatiales et temporelles pour maintenir la cohérence opérationnelle. La plateforme a franchi le niveau de maturité technologique TRL 7, validant son fonctionnement dans des environnements à haute criticité. Les composants centraux, notamment les contrôleurs de vol sécurisés Saluki, ont atteint le TRL 8 et sont d'ores et déjà déployés dans des systèmes clients en production. L'enjeu de ZTASP dépasse largement le cadre militaire dans lequel il a été initialement développé. La capacité à maintenir une opération résiliente même dans des conditions dégradées, pannes partielles, attaques, perte de connectivité, répond à un besoin critique dans des secteurs comme la santé, les transports autonomes et les infrastructures sensibles. En imposant une vérification permanente de chaque composant sans présupposer de confiance implicite entre les sous-systèmes, le modèle zero-trust apporte une couche de sécurité fondamentalement différente des approches périmètriques traditionnelles, particulièrement adaptée aux flottes de robots ou de véhicules autonomes où la surface d'attaque est distribuée et dynamique. Le concept de zero-trust, né dans la cybersécurité des réseaux d'entreprise dans les années 2010, connaît aujourd'hui une extension vers les systèmes cyber-physiques autonomes, où les conséquences d'une compromission sont directement matérielles. La prolifération des drones commerciaux et des robots industriels dans des environnements non contrôlés rend la question de la gouvernance à l'exécution de plus en plus pressante. ZTASP s'inscrit dans une tendance plus large où des acteurs de la défense et de l'industrie cherchent à formaliser des cadres d'assurance capables de répondre aux exigences réglementaires émergentes autour des systèmes autonomes, notamment en Europe et aux États-Unis, où plusieurs initiatives législatives sont en cours d'élaboration.

UELes initiatives législatives européennes sur les systèmes autonomes (drones, véhicules autonomes, robots industriels) pourraient s'appuyer sur ce type de cadre d'assurance zero-trust pour définir des exigences de conformité opérationnelle.

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Mercedes-Benz mise sur l’IA on-device avec Liquid AI pour ses futurs modèles
3Le Big Data 

Mercedes-Benz mise sur l’IA on-device avec Liquid AI pour ses futurs modèles

Mercedes-Benz a officialisé le 23 avril 2026 un partenariat pluriannuel avec Liquid AI, une startup spécialisée dans les modèles d'intelligence artificielle embarquée. L'accord prévoit le déploiement à grande échelle de l'IA on-device sur les véhicules équipés des systèmes MBUX de troisième et quatrième générations en Amérique du Nord, avec un premier déploiement en production attendu dès le second semestre 2026. Concrètement, Mercedes-Benz intégrera les modèles Liquid Foundations (LFM) directement dans le matériel du véhicule, ce qui permettra à l'assistant vocal MBUX de traiter localement la reconnaissance vocale, la compréhension du langage naturel et certaines capacités de raisonnement, sans passer par des serveurs distants. Cette IA embarquée ne remplacera pas les architectures cloud existantes, mais les complètera dans une logique hybride : le traitement local pour les usages quotidiens, le cloud pour les cas plus complexes. L'enjeu est double : rapidité et confidentialité. En éliminant la latence des échanges avec des serveurs distants, le système peut répondre en temps réel aux demandes du conducteur, y compris des requêtes complexes combinant navigation, confort et information. La relation entre le conducteur et son véhicule devient plus conversationnelle, moins dépendante de commandes rigides et préformatées. Pour l'industrie automobile, ce virage vers l'IA locale représente une rupture significative : les constructeurs ne sont plus contraints de s'appuyer entièrement sur des infrastructures cloud tierces, ce qui réduit les coûts d'exploitation et renforce la souveraineté sur les données des utilisateurs, un argument commercial de poids face aux régulations croissantes sur la vie privée. Ce partenariat s'inscrit dans la stratégie plus large du "software-defined vehicle", le véhicule défini par logiciel, que Mercedes-Benz construit autour de son système d'exploitation propriétaire MB.OS. Jörg Burzer, membre du directoire de Mercedes-Benz, présente cette approche comme "les bases d'une nouvelle génération d'expériences embarquées intuitives et multimodales". Pour Liquid AI, fondée par Ramin Hasani, le secteur automobile constitue l'un des débouchés les plus ambitieux de l'IA dans le monde physique : ses modèles sont conçus pour être légers et optimisés, capables de fonctionner sur le matériel déjà présent dans les véhicules sans nécessiter de composants supplémentaires coûteux. L'automobile devient ainsi un nouveau terrain de compétition pour les acteurs de l'IA embarquée, aux côtés d'Apple, Google et des équipementiers traditionnels, dans une course où la maîtrise du logiciel embarqué conditionne désormais la différenciation entre constructeurs.

UEMercedes-Benz, constructeur allemand emblématique, renforce la souveraineté des données de ses clients européens en traitant localement les interactions vocales, un argument de conformité direct face au RGPD.

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Horizon dévoile trois produits majeurs : une puce, un OS et un système de conduite intelligente
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Horizon dévoile trois produits majeurs : une puce, un OS et un système de conduite intelligente

Le 22 avril, Horizon Robotics a dévoilé trois produits majeurs qui complètent sa stratégie full-stack pour l'intelligence embarquée dans les véhicules : la puce Horizon Starry, le système d'exploitation KaKaClaw, et la version 1.6 de son système de conduite assistée HSD. La puce Starry, gravée en 5 nm selon des standards automobiles, est le premier composant chinois à intégrer cockpit et conduite autonome sur une architecture mémoire unifiée. Dans sa version 6P, elle délivre 650 TOPS de puissance de calcul et 273 Go/s de bande passante mémoire, permettant de faire tourner simultanément des modèles d'IA pour l'habitacle et pour la conduite. Sur le plan commercial, plus de dix constructeurs ont déjà signé des partenariats de production en série, dont Volkswagen, BYD et Chery, ainsi que des équipementiers de rang 1 comme Bosch et Denso. KaKaClaw, présenté comme le premier système d'exploitation agentique pour véhicule en Chine, introduit un modèle d'interaction par commandes en langage naturel, permettant de piloter simultanément les fonctions de conduite et de cockpit via des agents physiques, numériques et des modèles IA cloud-edge. HSD V1.6, quant à lui, est décrit comme la première solution de conduite assistée end-to-end en production de masse en Chine, marquant le passage des systèmes à base de règles vers des architectures entièrement pilotées par l'IA. L'impact concret est immédiat et chiffré. L'architecture unifiée de la puce Starry réduit l'encombrement physique de 50 % et fait baisser le coût par véhicule de 1 500 à 4 000 yuans, soit environ 210 à 560 dollars. Les cycles de développement tombent de 18 à 8 mois, et le délai d'intégration des systèmes cockpit-conduite diminue de 56 %. Côté usage réel, 77 % des acheteurs de véhicules proposant HSD en option payante ont choisi de l'activer, et le taux de kilométrage parcouru en conduite assistée approche le seuil symbolique de 50 %, signe d'une confiance utilisateur en forte progression. HSD V1.6 mise délibérément sur la fiabilité quotidienne plutôt que sur des démonstrations spectaculaires, ciblant les trajets domicile-travail avec une conduite plus fluide et plus sûre. Horizon Robotics s'inscrit dans une course mondiale à l'intelligence véhiculaire où les géants technologiques cherchent à reproduire, dans l'automobile, la domination exercée par les puces et systèmes d'exploitation dans le smartphone. Le fondateur Yu Kai parle d'un "saut stratégique majeur" : l'entreprise ne se positionne plus comme fournisseur de composants, mais comme infrastructure complète de l'ère agentique. Cette vision place Horizon en concurrence directe avec des acteurs comme Qualcomm, Nvidia et Mobileye sur le marché des puces auto, tout en rivalisant avec les OS embarqués de Tesla ou Huawei. Avec la Chine comme marché de validation à grande échelle, Horizon cherche désormais à faire du véhicule la prochaine grande plateforme de calcul, après le mobile.

UEVolkswagen et Bosch, déjà partenaires d'Horizon Robotics en production en série, pourraient intégrer ces puces et systèmes chinois dans des véhicules commercialisés en Europe, soulevant des enjeux de dépendance technologique et de compétitivité pour les acteurs européens de l'automobile.

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