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Les accords d’entreprise abordant la question de l’IA se multiplient
SociétéLe Monde Pixels12sem· 1 min de lecture

Les accords d’entreprise abordant la question de l’IA se multiplient

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Le dialogue social autour de l'intelligence artificielle s'accélère en France. Le nombre d'accords d'entreprise mentionnant l'IA a quasiment doublé entre 2024 et 2025, signe que les partenaires sociaux prennent de plus en plus la mesure des transformations en cours dans le monde du travail.

Ce phénomène touche en particulier trois secteurs en première ligne de la révolution numérique : la finance, l'industrie et le secteur de l'information et de la communication. Ces branches concentrent les usages les plus avancés des outils d'IA, qu'il s'agisse d'automatisation des processus, d'aide à la décision ou de génération de contenu — ce qui en fait naturellement des terrains de négociation prioritaires entre directions et syndicats.

Ce qui ressort clairement de cette dynamique, c'est la montée en puissance de la question de l'emploi au sein de ces textes. Les accords ne se limitent plus à encadrer l'usage des outils : ils abordent de plus en plus directement les conséquences sur les métiers, les reconversions, la formation et les conditions de travail. Cette évolution reflète une prise de conscience collective que l'IA ne se déploie pas dans un vide social, et que ses effets sur les effectifs et les compétences doivent être anticipés par la négociation.

La tendance devrait se confirmer dans les prochains mois, à mesure que les entreprises accélèrent leurs déploiements et que les obligations légales de consultation des instances représentatives du personnel se précisent. Le cadre réglementaire européen — notamment l'AI Act — pourrait également pousser davantage d'entreprises à formaliser leurs pratiques par voie d'accord collectif.

Impact France/UE

La multiplication des accords d'entreprise sur l'IA en France reflète une adaptation du dialogue social aux transformations du marché du travail, avec des implications directes pour les salariés et les DRH français.

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UEEn France, des étudiants en journalisme refusent déjà d'utiliser l'IA dans leur formation, et une enquête menée en Europe révèle que 29 % des salariés sabotent activement les outils IA de leur entreprise, posant un risque opérationnel concret pour les déploiements en cours.

💬 Les 29% de salariés qui sabotent activement les outils IA dans leur boîte, c'est le chiffre à retenir, pas les huées en amphi. Ce rejet n'est pas irrationnel : la Gen Z subit de plein fouet la substitution dans les métiers créatifs, personne ne leur a demandé leur avis, et on leur vend la chose comme une "prochaine révolution industrielle" par des executives bien à l'abri de la substitution. Reste à voir comment les équipes tech vont déployer leurs outils quand un tiers des utilisateurs travaillent activement contre eux.

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