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La collaboration entre Qualcomm et Neura Robotics n'est que le début
RobotiqueTechCrunch AI · 1 min de lecture

La collaboration entre Qualcomm et Neura Robotics n'est que le début

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Neura Robotics va développer de nouveaux robots basés sur les processeurs IQ10 de Qualcomm, dévoilés au CES. Ce partenariat marque le début d'une collaboration plus large entre les deux entreprises dans le domaine de la robotique.

Impact France/UE

Neura Robotics, startup allemande spécialisée en robotique humanoïde, renforce sa position sur le marché mondial grâce à ce partenariat technologique, consolidant l'écosystème européen de la robotique.

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Neura Robotics, startup allemande spécialisée dans la robotique humanoïde, vient d'annoncer une levée de fonds de 1,4 milliard de dollars, soit environ 1,2 milliard d'euros, portant sa valorisation à près de 6 milliards d'euros. L'opération regroupe un consortium d'investisseurs aussi large qu'inédit : Amazon, NVIDIA et Qualcomm côté tech, Bosch et Schaeffler côté industrie allemande, la Banque européenne d'investissement comme acteur public, auxquels s'ajoutent plusieurs fonds financiers internationaux. Il s'agit du plus grand tour de financement jamais réalisé pour une entreprise européenne de robotique. Ce signal dépasse la simple performance financière. La présence simultanée de géants technologiques américains, de champions industriels allemands et d'une institution publique européenne traduit une convergence rare : le robot humanoïde n'est plus un projet de laboratoire, il devient une infrastructure industrielle crédible. Pour Amazon, qui déploie déjà des robots dans ses entrepôts, l'enjeu est d'intégrer des machines capables de remplacer la main humaine dans les tâches non automatisées. Pour NVIDIA et Qualcomm, c'est un débouché majeur pour leurs puces d'IA embarquée. Fondée par David Reger, Neura Robotics s'inscrit dans une course mondiale qui oppose désormais les Américains Figure AI, Agility Robotics et Boston Dynamics aux acteurs chinois en pleine montée en puissance. L'Europe, longtemps absente de ce segment, tente d'y placer un champion. Ce financement donne à Neura les moyens d'accélérer la production et de conquérir des clients industriels avant que la fenêtre de leadership ne se referme.

UEUne startup allemande lève 1,2 milliard d'euros avec le soutien de la Banque européenne d'investissement et des industriels allemands Bosch et Schaeffler, positionnant l'Europe comme acteur crédible dans la course mondiale aux robots humanoïdes industriels.

💬 La liste des investisseurs dit tout : Amazon, NVIDIA, Bosch et la BEI dans le même tour, ça ne ressemble plus à un pari de VC, ça ressemble à une infrastructure qui se construit. L'Europe avait besoin d'un champion dans cette course aux humanoïdes, Neura pourrait être lui, bon, sur le papier du moins. Reste à voir si 1,2 milliard suffit à tenir le rythme face aux acteurs américains et chinois qui n'ont pas attendu.

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Google DeepMind lance trois modèles d'IA physique pour le contrôle corporel complet, la dextérité et la collaboration multi-robots

Google DeepMind a annoncé le déploiement de Gemini Robotics 2, la nouvelle couche d'intelligence artificielle destinée à sa prochaine génération de robots. Cette version se compose de trois modèles distincts, chacun avec un niveau d'accès différent. Le premier, Gemini Robotics 2, est un modèle vision langage action qui convertit les entrées visuelles et textuelles en commandes motrices ; il peut piloter des humanoïdes complets, des pieds jusqu'aux doigts, ainsi que d'autres robots à deux bras. Le deuxième, Gemini Robotics ER 2, agit comme le cerveau de haut niveau : basé sur Gemini 3.5 Flash, il comprend l'environnement physique, communique avec les humains et planifie des tâches en plusieurs étapes pouvant durer plusieurs minutes, avec une fenêtre de contexte allant jusqu'à 128 000 tokens et une sortie de 64 000 tokens ; ce modèle est disponible en preview publique, contrairement aux deux autres, réservés à un accès restreint. Le troisième, Gemini Robotics On-Device 2, s'appuie sur la technologie de Gemini Robotics 1.5 et les modèles Gemma de Google pour fonctionner directement sur le robot. Un seul point de contrôle pilote simultanément trois configurations physiques différentes : l'humanoïde Apollo 2 d'Apptronik équipé de la main à cinq doigts et 22 degrés de liberté SharpaWave, le même Apollo 2 avec des mains Inspire, et un bras Franka Duo muni d'une pince Robotiq. Cette avancée marque une étape importante car elle dépasse pour la première fois la simple manipulation sur table pour intégrer le contrôle du corps entier, la dextérité fine et la coordination entre plusieurs robots. Dans une démonstration, Apollo 2 reçoit l'instruction de déposer un arrosoir dans un bac vert situé sur une étagère basse : le robot marche jusqu'à la table, saisit l'objet, se déplace vers l'étagère et le range au bon endroit. Les taux de réussite rapportés varient fortement selon les tâches, entre 76,3% pour attraper un objet sur une étagère et seulement 45,7% depuis le sol, tandis que la dextérité multi-doigts oscille entre 92% pour dévisser une ampoule et à peine 40% pour fermer un sac ziplock, illustrant que cet axe reste le point faible du système. Ce lancement s'inscrit dans la course entre grands laboratoires d'IA pour doter les robots humanoïdes d'une intelligence générale capable de s'adapter à des environnements imprévisibles, plutôt que de dépendre de programmes figés ou de téléopération. Google DeepMind reconnaît lui-même que la vitesse de mouvement reste à améliorer. Parallèlement, l'entreprise publie ASIMOV-Agentic, un nouveau benchmark de sécurité mis à disposition sur Hugging Face sous licence CC-BY-4.0, signe que les questions de fiabilité et de sécurité deviennent centrales à mesure que ces robots gagnent en autonomie physique.

💬 Bon, sur le papier ça a l'air d'une démo comme les autres. Sauf que là, un seul point de contrôle pilote trois configurations physiques différentes, main à cinq doigts, main Inspire, pince Robotiq, et ça c'est du concret, ça sent le passage à l'échelle plutôt que le prototype maison. Reste que 40% de réussite pour fermer un sac ziplock, ça dit tout : la marche et la préhension grossière progressent vite, la dextérité fine traîne encore loin derrière, et c'est elle qui décidera si ces robots sortent un jour du labo.

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Les robots tueurs arrivent sur le champ de bataille et ce n’est plus de la science-fiction
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La guerre robotisée n'est plus un scénario de film. Des entreprises technologiques de la Silicon Valley testent actuellement des robots humanoïdes autonomes conçus pour opérer sur les champs de bataille sans intervention humaine directe. Ce qui relevait hier de la fiction scientifique s'impose aujourd'hui comme une réalité militaire en cours de déploiement. L'enjeu est considérable pour l'ensemble du secteur de la défense et pour les États qui cherchent à maintenir leur supériorité stratégique. L'intégration de systèmes autonomes létaux redéfinit les doctrines militaires traditionnelles et pose une question centrale : jusqu'où peut-on déléguer la décision de tuer à une machine ? Les développements en cours impliquent des robots humanoïdes capables de naviguer en terrain complexe et d'exécuter des missions de combat de manière autonome. Des acteurs technologiques issus de la Silicon Valley, dont les noms restent pour l'instant partiellement confidentiels, financent et accélèrent ces programmes, au croisement de l'intelligence artificielle, de la robotique avancée et de l'industrie de défense. Ces avancées soulèvent une opposition croissante dans la communauté scientifique et parmi les organisations de défense des droits humains, qui réclament un cadre juridique international pour encadrer les systèmes d'armes létaux autonomes (SALA). En l'absence de régulation, la course aux robots soldats risque de s'emballer sans garde-fous éthiques suffisants.

UEL'UE est engagée dans des négociations sur la réglementation des systèmes d'armes létales autonomes (SALA) dans le cadre du droit humanitaire international, et ce déploiement accélère la pression sur les États membres pour définir une position commune.

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