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Comment l'IA transforme le conflit en Iran en théâtre
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Comment l'IA transforme le conflit en Iran en théâtre

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Des tableaux de bord de renseignement en temps réel, souvent développés en quelques jours avec des outils d'IA, prolifèrent autour du conflit Iran-Israël-États-Unis — dont un créé par deux personnes d'Andreessen Horowitz combinant imagerie satellite, suivi de navires et marchés de prédiction. Ces outils, accessibles au grand public, sont présentés comme une alternative plus rapide et directe aux médias traditionnels. Mais leur essor — facilité par le vibe-coding, les chatbots d'analyse et la confirmation que l'armée américaine utilise Claude d'Anthropic — crée un nouvel écosystème qui distord autant l'information qu'il ne la clarifie.

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L'intelligence artificielle représente un défi croissant pour l'informatique durable : chaque requête adressée à un modèle d'IA consomme une quantité considérable d'énergie, les puces GPU ont une durée de vie limitée à seulement deux ou trois ans, et les coûts environnementaux réels restent invisibles pour les utilisateurs finaux. C'est le constat dressé par Ludi Akue lors de sa conférence intitulée What I Wish I Knew When I Started with Green IT, où elle a mis en lumière l'ampleur d'un problème souvent sous-estimé par les équipes techniques. Pour Akue, les cadres réglementaires actuels — dont l'AI Act de l'Union européenne — restent insuffisants sur le plan de l'application concrète : les obligations existent sur le papier, mais les mécanismes d'enforcement font défaut. Face à cette lacune, elle plaide pour intégrer la durabilité dès la conception des systèmes d'IA, en traitant l'impact environnemental comme une contrainte de design à part entière, au même titre que la performance ou la sécurité. Parmi les leviers techniques disponibles, Akue cite la compression de modèles, la quantification — qui réduit la précision des calculs pour diminuer la consommation — et le développement de nouvelles architectures plus sobres. Ces approches existent déjà dans l'écosystème de la recherche, mais peinent à s'imposer dans les pratiques industrielles courantes. Le débat sur le Green IT en IA s'inscrit dans un contexte plus large de prise de conscience environnementale du secteur numérique, alors que la demande en infrastructure de calcul explose avec la généralisation des grands modèles de langage.

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Une analyse publiée dans Trends in Cognitive Sciences, portant sur plus de 130 études, révèle que les grands modèles de langage comme ChatGPT tendent à homogénéiser l'expression et le raisonnement humains. Ces systèmes privilégient les idées dominantes de leurs données d'entraînement — surreprésentant certaines langues et cultures occidentales, comme le reconnaît OpenAI lui-même — produisant des réponses plus uniformes que la pensée humaine. Selon l'informaticien Zhivar Sourati, cette mécanique statistique risque, à mesure que des millions d'utilisateurs s'en remettent à ces outils pour écrire et réfléchir, d'entraîner une standardisation progressive de la pensée collective.

UEL'UE, engagée dans l'AI Act et attentive à la diversité culturelle et linguistique, est directement concernée par ce risque d'homogénéisation cognitive que les régulateurs européens pourraient intégrer dans leurs critères d'évaluation des systèmes d'IA.

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L'intelligence artificielle s'invite désormais dans les conflits armés. Anthropic et le Pentagone se sont affrontés sur la manière de militariser Claude, le modèle phare de l'entreprise, avant qu'OpenAI ne conclue un accord qualifié d'« opportuniste et bâclé » avec l'armée américaine. Résultat : Anthropic, fondée sur des principes éthiques stricts, se retrouve aujourd'hui à accélérer des frappes américaines contre l'Iran. Ces développements provoquent une réaction croissante dans la société. Des utilisateurs quittent ChatGPT en masse, et des milliers de personnes ont défilé à Londres lors de la plus grande manifestation anti-IA jamais organisée. Pendant ce temps, le phénomène des agents IA gagne du terrain sur internet : OpenAI recrute le créateur d'OpenClaw, un agent viral, tandis que Meta rachète Moltbook, une plateforme où des agents semblent méditer sur leur propre existence et inventer de nouvelles religions comme le « Crustafarianism ». Sur RentAHuman, des bots embauchent désormais des humains pour livrer des produits au CBD. Ces anecdotes illustrent un glissement profond : l'IA ne se contente plus d'automatiser des tâches, elle devient décisionnaire — dans la guerre comme dans le quotidien —, soulevant des questions urgentes sur la gouvernance et les limites éthiques de son déploiement.

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UELe RGPD encadre strictement la surveillance des salariés en Europe, rendant une pratique similaire juridiquement risquée pour toute entreprise opérant dans l'UE, et pourrait accélérer les débats législatifs sur les droits des travailleurs face à l'IA générative.

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