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Le directeur d'Agentforce quitte Salesforce pour son concurrent Sierra
BusinessThe Information AI13sem· 1 min de lecture

Le directeur d'Agentforce quitte Salesforce pour son concurrent Sierra

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Eric Eyken-Sluyters, le cadre de Salesforce responsable d'Agentforce, l'outil d'IA agentique phare de l'entreprise, a quitté le géant du CRM pour rejoindre Sierra, une startup concurrente en pleine ascension. Il y occupera le poste de président des opérations terrain, selon les informations disponibles.

Ce départ est significatif car Eyken-Sluyters supervisait directement Agentforce, le produit sur lequel Salesforce mise pour rester compétitif dans la course aux agents IA d'entreprise. Perdre un dirigeant aussi central au profit d'un concurrent direct envoie un signal fort sur les tensions qui traversent le secteur, où les talents spécialisés en IA sont devenus un enjeu stratégique majeur.

Sierra a été fondée par Bret Taylor, actuel président du conseil d'administration d'OpenAI et ancien co-PDG de Salesforce lui-même, ce qui rend le mouvement particulièrement symbolique. Taylor connaît intimement les rouages de son ancienne entreprise, et Sierra se positionne directement sur le marché des agents IA conversationnels pour les entreprises, terrain que Salesforce considère comme central à sa stratégie de croissance. Ce recrutement illustre la bataille de plus en plus ouverte entre les acteurs établis et les startups pour capter les profils qui ont construit les produits IA de la génération actuelle.

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Salesforce a annoncé le 15 juin 2026 l'acquisition de Fin, anciennement connue sous le nom d'Intercom, pour un montant de 3,6 milliards de dollars. La transaction, soumise aux approbations réglementaires habituelles, devrait se clôturer au quatrième trimestre de l'exercice fiscal 2027. Fin s'est imposée comme l'un des leaders du support client automatisé, avec une base de plus de 30 000 entreprises clientes dans le monde. Sa technologie phare repose sur un agent IA propriétaire baptisé Apex, capable de traiter des demandes complexes de bout en bout sur une dizaine de canaux : chat en direct, e-mail, Slack, WhatsApp, téléphone et SMS. Selon les chiffres avancés par Salesforce, cet agent résout en moyenne 76 % des demandes de support de façon entièrement autonome. Cette acquisition vient directement renforcer Agentforce, la plateforme d'agents IA de Salesforce dont les revenus annuels récurrents ont atteint 1,2 milliard de dollars au premier trimestre de l'exercice 2027, soit une progression de 205 % sur un an. En intégrant Fin, Salesforce accède à une solution déjà éprouvée industriellement, ce qui lui permet d'accélérer le retour sur investissement pour ses clients sans attendre des mois de développement. Pour les entreprises, l'enjeu est considérable : elles peuvent désormais envisager un déploiement rapide d'agents autonomes capables de gérer le service client à grande échelle, sans lancer de projets de transformation longs et coûteux. L'offre combinée cible aussi bien les PME cherchant une solution clé en main que les grands groupes aux besoins d'intégration complexes, avec des exigences fortes en matière de gouvernance et de sécurité. Cette opération s'inscrit dans une stratégie d'acquisitions accélérée que Salesforce mène depuis 2025 pour pivoter vers un modèle centré sur les agents intelligents. Le géant du CRM fait face à une pression croissante de la part d'acteurs nativement construits autour de l'IA, et cherche à démontrer sa capacité à rester compétitif dans un secteur en recomposition rapide. La logique d'intégration verticale que poursuit Salesforce, données, CRM et agents autonomes réunis sur une seule plateforme, pourrait constituer un avantage décisif dans les prochaines années. Fin apporte par ailleurs une équipe d'ingénieurs spécialisés qui devrait accélérer le développement d'Agentforce. La question qui demeure est celle de l'intégration technique et culturelle entre deux organisations de tailles très différentes, un exercice qui a souvent constitué le talon d'Achille des grandes acquisitions dans la tech.

UELes entreprises européennes clientes de Salesforce pourraient bénéficier d'un déploiement accéléré d'agents IA de support client, et la transaction sera probablement soumise à l'examen des autorités européennes de la concurrence.

💬 76 % de demandes résolues sans intervention humaine, si ce chiffre tient en prod, c'est le vrai argument de toute l'opération. Salesforce rachète ce qu'il aurait dû construire lui-même, et 3,6 milliards c'est le prix de l'urgence face aux acteurs nativement IA. Bon, reste l'intégration, qui a déjà coulé des deals bien plus propres que celui-là.

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OpenAI a annoncé le 11 juin 2026 son intention d'acquérir Ona, une société spécialisée dans les environnements cloud sécurisés pour agents logiciels. L'objectif est d'intégrer la technologie d'Ona directement au sein de Codex, l'assistant de développement d'OpenAI, afin de lui permettre d'exécuter des tâches complexes sur des durées allant de plusieurs heures à plusieurs jours, y compris lorsque l'ordinateur de l'utilisateur est éteint. Codex compte déjà plus de 5 millions d'utilisateurs hebdomadaires, un chiffre en hausse de 400 % depuis le début de l'année 2026. Quelque 2 millions de développeurs ont par ailleurs utilisé les technologies d'Ona pour travailler dans des environnements cloud sécurisés et mutualisés. À l'issue du rachat, l'équipe d'Ona rejoindra directement l'équipe Codex chez OpenAI. Cette acquisition marque un tournant dans la manière dont les agents IA seront déployés en entreprise. Jusqu'ici, les agents fonctionnaient principalement à l'échelle d'une session utilisateur. Avec les environnements persistants d'Ona, un utilisateur pourra lancer une tâche, fermer son ordinateur, et retrouver l'avancement du travail plus tard, tout en conservant le contrôle sur les décisions critiques. Pour les organisations, l'enjeu dépasse la simple performance du modèle : il s'agit désormais de garantir la gouvernance, la gestion des accès et des identifiants, la journalisation des activités et la validation des actions réalisées par les agents. Les agents pourront opérer directement dans le cloud du client, pendant qu'OpenAI fournit l'intelligence et l'orchestration, permettant aux entreprises de conserver la maîtrise de leurs données sans brider les capacités de Codex. Initialement conçu pour assister les développeurs dans l'écriture de code, Codex s'est imposé comme un outil bien plus transversal, mobilisé aujourd'hui pour la recherche d'informations, l'analyse de données, la création de contenu et l'automatisation de processus métiers. Le marché des agents IA entre dans une phase d'industrialisation : après les expérimentations, les entreprises cherchent des solutions intégrables en production, conformes à leurs exigences réglementaires et de sécurité. Ona apporte précisément cette expertise, développée sur plusieurs années en aidant des équipes à migrer leurs workflows depuis des machines locales vers des infrastructures cloud reproductibles. Face à des concurrents comme Microsoft Copilot ou les agents de Google DeepMind qui avancent sur le même terrain, OpenAI consolide ainsi sa position en dotant Codex d'une couche d'exécution sécurisée et persistante, indispensable pour convaincre les grands comptes de passer à l'échelle.

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