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Actualités IA — page 140

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Sites : l’outil de Codex qui transforme vos idées en applications et sites web en un clic
2781Le Big Data 

Sites : l’outil de Codex qui transforme vos idées en applications et sites web en un clic

OpenAI a annoncé le 2 juin 2026 une nouvelle fonctionnalité pour Codex baptisée Sites, qui permet de transformer une description textuelle en application web interactive hébergée en ligne. L'outil génère automatiquement des interfaces fonctionnelles, tableaux de bord de suivi de projet, planificateurs financiers, espaces collaboratifs, hubs de lancement produit, accessibles via une URL partageable. Sites est déployé en priorité sur les plans Business et Enterprise avant une ouverture plus large. La même annonce s'inscrit dans un rapport publié ce jour par OpenAI, révélant que Codex dépasse désormais 5 millions d'utilisateurs actifs par semaine, soit une croissance multipliée par six depuis le lancement de son application de bureau en février 2026. L'impact le plus significatif de Sites concerne l'élargissement du public capable de créer des outils numériques. Jusqu'ici, produire une application nécessitait un enchaînement d'étapes techniques, maquettage, développement, tests, intégration, souvent inaccessibles sans équipe dédiée. En automatisant ce processus par l'IA, OpenAI ouvre la création d'applications à des profils non techniques : analystes, designers, équipes marketing, responsables commerciaux. Ces professionnels représentent déjà une part importante de l'audience de Codex, qu'ils utilisent pour automatiser des tâches répétitives ou produire des contenus complexes. Sites prolonge cette logique en leur donnant accès à des livrables concrets et partageables, sans écrire une ligne de code. Cette annonce s'inscrit dans une tendance de fond où les grands acteurs de l'IA cherchent à capturer un marché bien au-delà des développeurs. Codex, lancé initialement comme assistant de programmation, s'est progressivement repositionné en outil de productivité généraliste pour les travailleurs du savoir. La concurrence dans ce segment est dense : des plateformes no-code comme Webflow ou Bubble, mais aussi des rivaux directs comme GitHub Copilot, Cursor ou encore Claude d'Anthropic. OpenAI mise sur l'intégration native de la génération de code et d'interface dans un seul workflow conversationnel pour se différencier. Reste que les questions de sécurité, de maintenance à long terme et de personnalisation avancée demeurent entières, des domaines où l'expertise humaine conserve sa valeur, et qui pourraient freiner l'adoption en entreprise pour des cas d'usage critiques.

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Anthropic envisage une introduction en bourse, signe de la maturité de l'IA en entreprise
2782AI News 

Anthropic envisage une introduction en bourse, signe de la maturité de l'IA en entreprise

Anthropic prépare une introduction en bourse qui constitue un tournant symbolique pour l'industrie de l'intelligence artificielle générative. L'entreprise fondée par Dario et Daniela Amodei, valorisée à plusieurs dizaines de milliards de dollars, franchit ainsi le seuil qui sépare la phase de recherche à capital-risque d'un statut de fournisseur d'infrastructure d'entreprise à part entière. William Samengo-Turner, responsable du secteur technologique chez le cabinet juridique A&O Shearman, résume l'enjeu : "La vraie question n'est pas de savoir si les marchés publics sont prêts pour l'IA, mais si l'IA est prête pour les marchés publics." Karthik Hariharan, ingénieur senior chez DoorDash, observe pour sa part qu'Anthropic et OpenAI se livrent une course à l'IPO, et que le premier à franchir la ligne "fixera probablement le plancher et le plafond des valorisations pour les 12 à 18 mois suivants." Cette cotation en bourse redéfinit concrètement la relation entre Anthropic et ses clients professionnels. Les entreprises qui intègrent Claude dans leurs workflows internes pourront désormais planifier sur plusieurs années autour de grilles tarifaires, de limites d'API et de contrats de service formalisés. Mais l'équation est contrainte : entraîner chaque nouvelle génération de modèles nécessite des dizaines de milliers de GPU et des dépenses d'investissement massives, que la structure des marchés publics oblige à répercuter de façon prévisible sur les clients. Si Wall Street exige une expansion agressive des marges post-IPO, les entreprises devront anticiper des conditions de licence plus strictes et l'abandon progressif des versions de modèles les moins rentables, créant des cycles de migration forcée pour les équipes de développement. Le modèle économique sous-jacent révèle une dépendance structurelle au marché B2B. Suvrankar Datta, chercheur au CRASH Lab, le chiffre sans détour : sur huit milliards d'êtres humains, seulement 100 millions peuvent se permettre de payer Claude au tarif actuel, et les 20 dollars mensuels de l'abonnement grand public ne financent pas des clusters de serveurs à plusieurs milliards de dollars. La survie financière d'Anthropic repose donc sur son ancrage dans les budgets des grandes organisations, à travers des usages comme la gestion des ressources humaines, la revue de documents juridiques ou le tri du support client. Nate Elliott, analyste IA chez Emarketer, pointe la tension centrale : "Claude a construit une base d'utilisateurs enterprise solide, mais il n'est pas compétitif en tant que plateforme IA grand public." La cotation d'Anthropic sera ainsi le premier test grandeur nature pour savoir si Wall Street considère l'IA comme une histoire de consommateurs ou comme une infrastructure industrielle.

BusinessOpinion
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Les téléphones Android pourront bientôt détecter les appels usurpés et les arnaques à l'usurpation d'identité
2783Ars Technica AI 

Les téléphones Android pourront bientôt détecter les appels usurpés et les arnaques à l'usurpation d'identité

Google va déployer dans les prochaines semaines une série de mises à jour pour l'écosystème Android, parmi lesquelles une fonctionnalité de détection automatique des arnaques par usurpation d'identité vocale. La nouveauté s'appuie sur un système déjà introduit le mois dernier pour les appels financiers vérifiés, et l'étend désormais à l'ensemble des contacts enregistrés sur l'appareil. Concrètement, si un numéro présent dans vos contacts est usurpé lors d'un appel entrant, Android sera capable de le signaler en temps réel, sans intervention manuelle de l'utilisateur. L'enjeu financier est considérable. La Federal Trade Commission américaine a recensé près de 3 milliards de dollars de pertes liées aux arnaques par usurpation d'identité en 2024, et les outils de clonage vocal basés sur l'IA ont rendu ces attaques bien plus accessibles et convaincantes. Les escrocs combinent désormais l'usurpation du numéro de téléphone, qui fait apparaître un contact de confiance sur l'écran, avec une voix synthétique reproduisant fidèlement celle de cet interlocuteur habituel. Le résultat est une mise en scène crédible où la victime croit parler à un proche en urgence financière. La protection automatisée de Google vise précisément à briser ce mécanisme avant que la conversation ne commence. Cette annonce s'inscrit dans un contexte plus large de course entre les fabricants de plateformes mobiles et la sophistication croissante des fraudes à l'IA générative. Google avait posé un premier jalon le mois dernier en sécurisant les appels bancaires et financiers, une catégorie particulièrement ciblée. L'extension aux contacts personnels représente une couverture bien plus large. Android 17, attendu lui aussi ce mois-ci, devrait amplifier cette dynamique sécuritaire. La question qui reste ouverte est celle de la précision de la détection : un taux de faux positifs trop élevé pourrait nuire à l'adoption, tandis qu'un taux de faux négatifs laisserait les utilisateurs dans un faux sentiment de sécurité.

SécuritéOpinion
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Les agents IA d'entreprise fragmentent les données : Microsoft répond avec Microsoft IQ et Rayfin
2784VentureBeat AI 

Les agents IA d'entreprise fragmentent les données : Microsoft répond avec Microsoft IQ et Rayfin

Microsoft a présenté lors de sa conférence Build 2026 deux nouvelles solutions destinées à résoudre un problème croissant dans les entreprises : la prolifération des silos de données générés par les agents IA. La première, Microsoft IQ, étend Fabric IQ en une couche de contexte unifiée regroupant quatre sources d'information distinctes : Work IQ (emails, réunions, flux de travail internes), Foundry IQ (bases de connaissances et procédures institutionnelles), Fabric IQ (état opérationnel en temps réel via Fabric Real-Time Intelligence), et Web IQ (signaux en provenance du web public). La seconde, Rayfin, est un SDK et CLI open-source qui déploie les applications générées par des agents directement dans Microsoft Fabric, acheminant automatiquement leurs données vers Microsoft OneLake plutôt que vers des backends isolés. Ces annonces interviennent dans un contexte révélateur : selon le VB Pulse Q1 2026 RAG Infrastructure Market Tracker, la proportion d'organisations de plus de 100 employés utilisant une approche hybride de récupération d'information a triplé entre janvier et mars 2026, passant de 10,3 % à 33,3 %. L'enjeu est considérable pour les équipes techniques et les directions des systèmes d'information. Chaque nouvel agent IA déployé repart aujourd'hui de zéro, sans mémoire du fonctionnement de l'organisation, des règles métier applicables ou de l'emplacement des données. Microsoft IQ vise à éliminer ce problème en offrant un point d'accès unique à l'ensemble du contexte organisationnel, qu'un développeur peut connecter en une seule étape d'intégration. De son côté, Rayfin s'attaque à l'autre versant du problème : les outils de développement assistés par IA génèrent des applications à un rythme que les équipes data ne peuvent plus gouverner, chacune créant par défaut un nouveau silo. Microsoft positionne explicitement Rayfin contre Supabase et Neon, les backends compatibles Postgres que ces outils utilisent spontanément, en substituant à ces solutions une infrastructure soumise aux politiques de conformité de Fabric. Cette double offensive s'inscrit dans une compétition acharnée entre les grands acteurs des plateformes de données d'entreprise, tous engagés dans la même course vers une couche de contexte partagée pour agents. Amir Netz, directeur technique de Microsoft Fabric, résume l'ambition avec une métaphore : comme l'écran vert de Matrix construisait la réalité dans laquelle évoluaient les agents du film, la plateforme data doit désormais "créer la réalité pour les agents à partir des données". La relation entre Rayfin et Microsoft IQ est présentée comme bidirectionnelle : un agent construit une application en puisant dans l'ontologie organisationnelle, et les données produites par cette application viennent enrichir l'ontologie pour les agents suivants. Les ontologies de Fabric IQ sont attendues en disponibilité générale dans les prochains mois, et l'exécution réelle de cette vision reste encore à démontrer à l'échelle.

OutilsOpinion
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TinyFish lance BigSet : un système multi-agents open source qui construit des jeux de données structurés à partir de descriptions en langage naturel
2785MarkTechPost 

TinyFish lance BigSet : un système multi-agents open source qui construit des jeux de données structurés à partir de descriptions en langage naturel

TinyFish vient de publier BigSet, un système multi-agents open source sous licence AGPL-3.0, conçu pour automatiser la construction de jeux de données structurés à partir du web en langage naturel. Le principe est simple : l'utilisateur décrit en une phrase les données qu'il souhaite obtenir, par exemple "les entreprises YC actuellement en train de recruter des ingénieurs, avec leur stade de financement, leur localisation et le nombre de postes ouverts", et BigSet se charge d'inférer le schéma, de collecter les données sur le web, de dédupliquer les résultats et d'exporter le tout en CSV ou XLSX. Le code source complet est disponible sur GitHub. La génération d'un dataset prend entre 2 et 5 minutes, le temps que les agents effectuent de vraies recherches web. Une fonctionnalité de rafraîchissement automatique permet de maintenir les données à jour selon une cadence paramétrable : 30 minutes, 6 heures, 12 heures, quotidienne ou hebdomadaire. L'architecture repose sur un pipeline en cinq étapes clairement séparées. Claude Sonnet 4.6, accessible via OpenRouter, intervient en premier pour inférer le schéma : noms de colonnes, types de données, clés primaires et sources potentielles, avant tout accès web. Un agent orchestrateur basé sur Qwen (qwen/qwen3.7-max, via OpenRouter) identifie ensuite les entités correspondant à la description. Des sous-agents sont alors déployés en parallèle, chacun responsable d'une seule ligne du tableau final, avec un budget plafonné à 6 appels d'outils. Chaque agent utilise TinyFish Fetch pour récupérer le contenu des pages, extrait les champs pertinents, puis insère la ligne avec une attribution de source traçable. La déduplication par clé primaire est appliquée avant l'export final. La stack technique s'appuie sur Next.js 16, React 19, Fastify, TypeScript, Convex pour la base de données, et Mastra pour l'orchestration des workflows IA. BigSet s'attaque à un problème persistant dans le travail avec les données web : la fragmentation du pipeline entre identification des sources, scraping, conception du schéma, déduplication et planification des mises à jour. Ces étapes restent manuelles et chronophages, que l'on construise un dataset ou cent. En abstrayant l'ensemble de cette chaîne derrière une description en langage naturel, TinyFish cible directement les analystes, journalistes de données, équipes produit et chercheurs qui ont besoin de tableaux structurés sans vouloir maintenir une infrastructure de scraping. Le système est auto-hébergé via Docker, ce qui répond aussi aux préoccupations de confidentialité des données. TinyFish, qui développe par ailleurs ses propres outils de recherche et de fetch web, positionne BigSet comme une couche d'abstraction entre un besoin en données et une table exploitable, dans un écosystème où les agents IA commencent à remplacer les pipelines ETL traditionnels.

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L'optimisation des hyperparamètres sur Amazon Nova Forge
2786AWS ML Blog 

L'optimisation des hyperparamètres sur Amazon Nova Forge

Amazon a publié un guide technique détaillé sur l'optimisation des hyperparamètres dans Nova Forge, son service cloud dédié à la personnalisation de modèles de langage à grande échelle. Nova Forge permet aux entreprises de partir de points de contrôle anticipés des modèles Amazon Nova, de les entraîner sur leurs données propriétaires tout en les mélangeant à des jeux de données soigneusement sélectionnés par Amazon, et d'héberger les modèles résultants de façon sécurisée sur AWS. Le processus repose sur trois leviers principaux : le taux d'apprentissage, le ratio de mélange des données, la sélection du point de contrôle et les techniques d'entraînement. Selon Amazon, mal calibrer l'un de ces paramètres suffit à compromettre silencieusement toute une campagne d'entraînement, parfois très coûteuse en ressources de calcul. L'enjeu central est ce que les chercheurs appellent l'oubli catastrophique : lorsqu'un modèle est entraîné intensivement sur des données d'un domaine étroit, il tend à écraser les capacités générales acquises lors du pré-entraînement, comme le raisonnement, le suivi d'instructions ou la gestion de conversations multi-tours. Un modèle de service client affiné sur des tickets de support peut ainsi perdre sa capacité à traiter des requêtes ambiguës. Pour contrecarrer ce phénomène, Nova Forge s'appuie sur le mélange de données, qui intègre des corpus Amazon curatés aux données propriétaires pendant l'entraînement, et sur la sélection de point de contrôle, qui permet de doser la quantité d'alignement général conservée. Le taux d'apprentissage reste le paramètre le plus sensible : trop élevé, il déstabilise l'entraînement ou provoque un oubli rapide des capacités de base ; trop bas, il gaspille du calcul en convergeant très lentement. Nova Forge s'inscrit dans une dynamique plus large de démocratisation des modèles frontières propriétaires. Plutôt que de laisser les entreprises se limiter à du fine-tuning superficiel, le service leur permet d'accéder à des checkpoints précoces des modèles Nova et d'y injecter leur propre connaissance métier dès les premières couches d'entraînement. Ce positionnement concurrence directement les offres similaires d'OpenAI, Google et Mistral, qui proposent eux aussi des voies de personnalisation profonde pour les grandes entreprises. La publication de ce guide signale une volonté d'Amazon de réduire le taux d'échec des projets de personnalisation, souvent abandonnés faute de maîtrise des interactions entre hyperparamètres. Les prochaines étapes pour Nova Forge pourraient inclure des outils automatisés de recherche d'hyperparamètres, déjà expérimentés dans d'autres plateformes MLOps, afin de réduire encore la charge d'expertise requise.

LLMsActu
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5 stratégies pour maîtriser les coûts liés à l'IA en entreprise
2787The Information AI 

5 stratégies pour maîtriser les coûts liés à l'IA en entreprise

Le PDG de Snowflake, Sridhar Ramaswamy, a reconnu publiquement lundi, lors de la conférence annuelle de son entreprise à San Francisco, que les dépenses en intelligence artificielle représentent une source d'inquiétude croissante, même pour les plus grands acteurs du secteur. Snowflake, cliente d'Anthropic, d'OpenAI et d'autres fournisseurs, fait partie des entreprises qui ont développé des stratégies concrètes pour maîtriser ces coûts. Parmi les méthodes les plus répandues, les routeurs de modèles permettent d'orienter automatiquement chaque tâche vers le modèle le moins cher adapté à la situation : Snowflake et Palo Alto Networks ont conçu leurs propres routeurs, et une startup du BTP a utilisé Claude d'Anthropic pour construire le sien, sans que l'outil ne favorise les modèles Anthropic pour autant. L'éditeur de logiciels UiPath a quant à lui réduit de plus de 90 % les coûts de certaines tâches grâce au prompt engineering, en limitant simplement la phase de "réflexion" du modèle avant exécution, selon son directeur de la sécurité Scott Roberts. D'autres entreprises fixent des plafonds de tokens par employé ou réservent les modèles avancés aux profils techniques : chez Zscaler, les ingénieurs logiciels accèdent à OpenAI Codex, mais pas les équipes commerciales ou juridiques. Ces arbitrages traduisent une prise de conscience généralisée : l'accès illimité aux modèles les plus puissants peut générer des factures incontrôlables sans garantir un retour sur investissement proportionnel. Le vice-président de Zscaler Dhawal Sharma résume la philosophie émergente : "utiliser un très grand modèle pour résoudre un problème simple est un mauvais usage des ressources." Chez Novo Nordisk, l'analyse de données issues d'essais cliniques via Claude d'Anthropic a conduit les équipes à réaliser que la version standard du modèle suffisait dans de nombreux cas, ouvrant la voie à des économies substantielles. Plus largement, certaines entreprises choisissent de revenir à des logiciels traditionnels, plus adaptés aux tâches structurées et répétitives, plutôt que de systématiser le recours à l'IA. Cette rationalisation intervient alors que les fournisseurs de modèles continuent d'augmenter leurs tarifs, alimentant un débat intense sur la rentabilité réelle de l'IA en entreprise. Les directions informatiques se retrouvent à arbitrer entre la demande des équipes métiers, désireuses d'accéder aux outils les plus performants, et la nécessité de contenir les budgets. Des solutions tierces comme OpenRouter, qui proposent du routage à la demande, commencent à structurer un marché naissant de l'optimisation des coûts IA. À mesure que la concurrence s'intensifie entre fournisseurs, une baisse mécanique des prix est attendue, mais d'ici là, les entreprises qui maîtrisent l'ingénierie des coûts IA pourraient transformer cette contrainte en avantage compétitif durable.

BusinessActu
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Détection d'objets avec Amazon Nova 2 Lite
2788AWS ML Blog 

Détection d'objets avec Amazon Nova 2 Lite

Amazon a intégré à son service Bedrock un nouveau modèle multimodal, Nova 2 Lite, capable de détecter des objets dans des images via de simples instructions en langage naturel. Concrètement, il suffit de spécifier les éléments à repérer, une "voiture", une "personne", un "défaut", et le modèle retourne les coordonnées précises de chaque objet sous forme de JSON structuré, avec des boîtes englobantes normalisées sur une échelle de 0 à 1 000. Le déploiement repose sur trois services AWS : Bedrock pour l'inférence, Lambda pour l'exécution serverless, et API Gateway pour exposer l'endpoint. Le coût est particulièrement bas : 0,0003 dollar pour mille tokens en entrée et 0,0025 dollar pour mille tokens en sortie, ce qui revient à environ 5,69 dollars pour 10 000 images. Une intégration complète prend entre 30 et 45 minutes, sans aucun entraînement de modèle nécessaire. L'intérêt principal est d'éliminer la barrière d'entrée de la vision par ordinateur traditionnelle. Jusqu'ici, mettre en place un système de détection d'objets exigeait des pipelines de données, une infrastructure d'entraînement, des ressources de calcul significatives et souvent une équipe dédiée de data scientists, un investissement prohibitif pour les petites structures. Nova 2 Lite rend cette capacité accessible à n'importe quel développeur Python maîtrisant boto3, sans expertise en machine learning. Les cas d'usage couverts sont concrets : contrôle qualité en fabrication pour repérer des défauts sur une chaîne de production, comptage de cultures en agriculture, suivi de colis en logistique. La précision repose sur le prompt engineering, la façon dont on formule la demande au modèle conditionne directement la qualité des détections. Cette annonce s'inscrit dans une tendance de fond : les grands modèles de fondation multimodaux absorbent progressivement des tâches qui relevaient auparavant de pipelines spécialisés entraînés sur mesure. Amazon positionne Nova 2 Lite comme une alternative crédible aux solutions de computer vision classiques comme AWS Rekognition ou des bibliothèques comme YOLO, en misant sur la flexibilité du langage naturel plutôt que sur des catégories prédéfinies. Le fait que les coordonnées soient retournées dans un format standardisé et que l'architecture soit entièrement serverless facilite l'intégration dans des workflows existants. La prochaine étape logique pour les équipes adoptant cette approche sera d'évaluer les limites de précision face à des cas complexes, occlusions, objets de petite taille, scènes encombrées, là où les modèles spécialisés conservent encore un avantage.

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Le plan de GitHub pour les agents, par Kyle Daigle
2789Latent Space 

Le plan de GitHub pour les agents, par Kyle Daigle

Kyle Daigle, directeur des opérations de GitHub, a accordé une longue interview au podcast AI Engineer World's Fair, enregistrée en marge de Microsoft Build, pour expliquer comment l'essor des agents de code transforme en profondeur la plateforme. Le chiffre clé de l'entretien : les contributions générées par des agents ont bondi de 1 400 % en 2026, une explosion qui se traduit concrètement par une multiplication massive des commits, des pull requests, des builds et des charges sur l'infrastructure GitHub, conçue à l'origine pour des développeurs humains travaillant à vitesse humaine. Face à cette pression, GitHub a connu des épisodes d'indisponibilité remarqués. Daigle détaille les outils que son équipe a déployés en interne : WorkIQ, des flux de travail Copilot intégrés dans Slack, Teams et l'e-mail, le protocole MCP, une nouvelle application de bureau Copilot, une interface CLI, et des agents cloud. Il décrit aussi sa propre routine du week-end, où il pilote jusqu'à quinze agents en parallèle pour préparer ses décisions stratégiques en consultant l'historique de contexte de l'entreprise. L'enjeu dépasse largement la fiabilité d'une plateforme : c'est la définition même du développeur et du logiciel qui est en train de changer. Quand n'importe quelle idée déclenche automatiquement un build, les systèmes CI/CD actuels atteignent leurs limites. Les mainteneurs de projets open source, eux, se retrouvent submergés de contributions automatiques de faible qualité, que Daigle qualifie de « slop forks ». GitHub doit donc inventer de nouveaux mécanismes de confiance, révision assistée par IA, système de parrainage, requêtes de prompt, pour préserver le contrat social qui a fait le succès de l'open source. Par ailleurs, Copilot n'est plus seulement un outil d'autocomplétion : il évolue vers un agent ambiant capable d'agir sur un contexte d'entreprise complet, ce qui redéfinit des fonctions comme celle de chef de cabinet ou d'analyste. GitHub aborde cette transition avec une histoire particulière : près de vingt ans de couches d'infrastructure accumulées, des webhooks aux Actions, en passant par le rachat de npm et l'intégration de Dependabot et de Semmle pour la sécurité de la chaîne d'approvisionnement. GitHub Actions, initialement pensé pour l'automatisation des workflows de développement, est devenu de facto une couche de calcul généraliste sur laquelle les agents s'appuient. Daigle reconnaît que cette évolution « casse » GitHub d'une façon inédite, mais il y voit aussi une opportunité : les anciens développeurs reconvertis dans le management pourraient avoir un avantage structurel dans cette ère où comprendre le code redevient une compétence décisionnelle clé. La prochaine étape, selon lui, est de faire en sorte que GitHub « agisse comme Kyle veut qu'il agisse », c'est-à-dire transformer la plateforme en système d'exploitation personnel pour agents.

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Microsoft lance MXC, un bac à sable au niveau OS pour agents IA, avec OpenAI et Nvidia à bord
2790VentureBeat AI 

Microsoft lance MXC, un bac à sable au niveau OS pour agents IA, avec OpenAI et Nvidia à bord

Microsoft a présenté mardi, lors de sa conférence annuelle Build, une nouvelle couche de sécurité intégrée directement dans Windows : les Microsoft Execution Containers, ou MXC. Il ne s'agit pas d'un produit à acheter, mais d'un SDK et d'un modèle de politique embarqués dans le système d'exploitation et dans le Windows Subsystem for Linux. Concrètement, MXC permet aux développeurs et aux administrateurs informatiques de définir précisément ce qu'un agent IA peut ou ne peut pas faire, avec des limites appliquées en temps réel par le noyau du système. Le dispositif couvre un spectre allant de l'isolation légère de processus, déjà adoptée par la CLI de GitHub Copilot, jusqu'aux micro-machines virtuelles, conteneurs Linux et instances cloud tournant sous Windows 365. Chaque agent est lié à une identité forte, locale ou provisionnée via Microsoft Entra, ce qui permet d'attribuer, d'auditer et de gouverner chacune de ses actions. OpenAI et Nvidia font partie des premiers partenaires annoncés. L'annonce intervient à un moment charnière pour les entreprises. Jusqu'à présent, le déploiement d'agents IA autonomes sur des réseaux d'entreprise se heurtait à un paradoxe : plus un agent est capable, plus il est dangereux à laisser opérer sans garde-fous. MXC sépare l'exécution de l'agent du bureau de l'utilisateur, du presse-papiers, de l'interface graphique et des périphériques d'entrée, ce qui réduit drastiquement la surface d'attaque. Pour les directions informatiques et sécurité, c'est potentiellement le verrou qui empêchait de passer des démos à la production réelle : un environnement d'exécution de confiance, standardisé et intégré à l'OS, plutôt qu'une solution maison bricolée par chaque éditeur. Depuis deux ans, les chercheurs en sécurité ont multiplié les démonstrations montrant comment des agents IA pouvaient être manipulés par injection de prompt, appels d'outils malveillants ou exfiltration de données dissimulée dans des flux de travail normaux. Microsoft elle-même décrit le problème comme "un enjeu systémique multi-couches" : chaque interaction entre un agent et des humains, des outils, des applications ou d'autres agents ouvre de nouvelles failles. En intégrant MXC directement dans Windows plutôt qu'en le proposant comme une surcouche optionnelle, Microsoft cherche à établir un standard de facto pour l'industrie. Si les grands éditeurs de logiciels d'entreprise adoptent ce modèle, ce sont potentiellement toutes les entreprises du monde utilisant Windows qui bénéficieront automatiquement de ce cadre de sécurité pour leurs déploiements d'agents, sans action supplémentaire.

SécuritéOpinion
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Microsoft lance le Surface RTX Spark Dev Box pour faire tourner de grands modèles IA sans recourir au cloud
2791VentureBeat AI 

Microsoft lance le Surface RTX Spark Dev Box pour faire tourner de grands modèles IA sans recourir au cloud

Microsoft a dévoilé lundi le Surface RTX Spark Dev Box lors de la conférence Build 2026, un ordinateur de bureau compact destiné aux développeurs de logiciels qui souhaitent faire tourner de grands modèles d'intelligence artificielle en local, sans passer par le cloud. La machine embarque le nouveau processeur RTX Spark d'Nvidia, basé sur l'architecture Blackwell, et dispose de 128 gigaoctets de mémoire unifiée partagée dynamiquement entre le CPU et le GPU. Cette configuration permet d'atteindre un pétaflop de puissance de calcul IA, ce qui autorise l'exécution de modèles dépassant 120 milliards de paramètres sans envoyer la moindre requête vers un serveur distant. Pavan Davuluri, vice-président exécutif de Windows et Devices chez Microsoft, a précisé que la mémoire joue un rôle critique : à 100 000 tokens de contexte, le cache clé-valeur d'un grand modèle peut à lui seul consommer entre 40 et 50 gigaoctets, ce qui explique le choix de ce pool mémoire de 128 Go. L'appareil sera commercialisé exclusivement sur Microsoft.com aux États-Unis d'ici la fin de l'année, sans prix annoncé à ce stade. L'enjeu est directement économique. Les entreprises de toutes tailles font face à des factures cloud GPU qui s'accumulent de façon imprévisible : chaque appel d'inférence, chaque cycle de fine-tuning, chaque workflow agentique qui itère sur un modèle frontier génère des coûts qui s'emballent pour un développeur testant son prototype des dizaines de fois par jour. Andrew Hill, vice-président de Surface, a résumé la promesse dans le billet d'annonce : le Dev Box "change l'équation" en permettant aux équipes de "réserver les appels aux modèles frontier aux vrais problèmes frontier, et de traiter le reste sur leur propre matériel." La proposition n'est pas que le cloud soit dépassé, mais qu'une large partie des tâches actuellement envoyées à des datacenters distants ne justifie pas des modèles de pointe et serait mieux servie par du matériel local à coût fixe et prévisible. Ce lancement marque un tournant stratégique notable pour Microsoft, dont Azure génère plusieurs dizaines de milliards de dollars de revenus annuels. En commercialisant explicitement un appareil qui réduit la dépendance au cloud de ses propres clients, l'entreprise reconnaît une tension structurelle qui monte dans l'industrie depuis l'explosion des coûts d'inférence. Le pari de Redmond est que les développeurs qui prototypent en local déploieront ensuite sur Azure lorsqu'ils auront besoin de passer à l'échelle, et que contrôler les deux extrémités de ce cycle de développement est plus rentable que de n'en posséder qu'une. L'architecture RTX Spark, qui fusionne CPU ARM et GPU Blackwell en un seul chip avec mémoire unifiée, remplace quatre composants distincts d'un PC classique et ouvre la voie à une nouvelle génération de postes de travail IA autonomes.

InfrastructureOpinion
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Anthropic étend Project Glasswing à 150 partenaires dans 15 pays pour traquer les failles logicielles critiques
2792The Decoder 

Anthropic étend Project Glasswing à 150 partenaires dans 15 pays pour traquer les failles logicielles critiques

Anthropic étend son programme Project Glasswing à 150 partenaires répartis dans plus de 15 pays, tous mobilisés pour détecter des failles de sécurité dans des infrastructures critiques à l'aide de Claude Mythos Preview, la dernière version expérimentale de son modèle d'IA. Les organisations déjà intégrées au programme ont collectivement identifié plus de 10 000 vulnérabilités sérieuses, un chiffre qui illustre l'ampleur des failles encore présentes dans les systèmes jugés sensibles à l'échelle mondiale. L'initiative soulève une question stratégique importante : Anthropic se positionne simultanément des deux côtés du marché de la cybersécurité. D'un côté, le programme Glasswing cartographie les vulnérabilités avec des partenaires externes ; de l'autre, la société commercialise Claude Security, un produit payant permettant aux organisations de corriger ces mêmes failles. Ce double positionnement lui confère un avantage concurrentiel considérable, mais expose également l'entreprise à des critiques sur les potentiels conflits d'intérêts inhérents à ce modèle. Cette expansion s'inscrit dans une course plus large entre les grands acteurs de l'IA pour s'imposer dans le secteur de la cybersécurité, estimé à plusieurs centaines de milliards de dollars. Google, Microsoft et OpenAI ont chacun lancé des offres similaires ces derniers mois. Pour Anthropic, Project Glasswing représente aussi un argument de crédibilité : démontrer que ses modèles peuvent détecter des failles réelles, à grande échelle, renforce la légitimité de Claude comme outil professionnel au-delà des usages textuels classiques.

SécuritéOpinion
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OpenAI met à jour Codex : les agents peuvent créer des espaces de travail interactifs via Sites et plugins par rôle
2793VentureBeat AI 

OpenAI met à jour Codex : les agents peuvent créer des espaces de travail interactifs via Sites et plugins par rôle

OpenAI a annoncé mardi une mise à jour majeure de sa plateforme agentique Codex, avec l'introduction de plusieurs fonctionnalités destinées à conquérir le monde de l'entreprise : des plugins sectoriels, un outil d'édition ciblée baptisé "Annotations", et une fonctionnalité d'hébergement web rapide appelée "Sites". Cette évolution transforme délibérément Codex, jusqu'ici perçu comme un assistant spécialisé pour développeurs, en environnement de travail quotidien pour les professionnels non-techniques. Parmi les 5 millions d'utilisateurs hebdomadaires de la plateforme, les non-développeurs, analystes financiers, marketeurs, opérationnels, chercheurs, représentent désormais environ 20% de la base et adoptent l'outil trois fois plus vite que les ingénieurs traditionnels. La fonctionnalité Annotations résout un problème concret qui freinait l'adoption en entreprise : jusqu'ici, demander à l'IA de modifier un graphique ou un calcul dans un tableur forçait le modèle à réécrire l'intégralité du fichier, détruisant souvent la mise en forme et introduisant des erreurs. Annotations isole précisément le segment sélectionné par l'utilisateur, un bloc de cellules dans un modèle financier, par exemple, et exécute les modifications sans toucher aux formules, styles ou dépendances environnantes. En parallèle, OpenAI déploie six plugins métier qui agrègent 62 applications professionnelles et 110 compétences automatisées dès le départ : un plugin Data Analytics connecte Snowflake, Databricks et Tableau ; le plugin Creative Production intègre Figma, Canva et Shutterstock ; le plugin Sales synchronise Salesforce, HubSpot, Slack et Clay ; le plugin Finance bancaire agrège des flux institutionnels comme Moody's, FactSet, PitchBook et S&P pour automatiser la modélisation financière et la préparation de pitch books. Le calendrier de cette annonce n'est pas anodin : elle intervient précisément au moment où Microsoft, principal investisseur mais concurrent direct d'OpenAI, ouvre sa conférence annuelle Build à San Francisco, où plusieurs outils de productivité enterprise concurrents sont attendus. Elle suit aussi de près la progression rapide d'Anthropic sur ce même segment, via Claude et Claude Code, auprès des travailleurs du savoir. OpenAI cherche à positionner Codex comme la référence pour l'automatisation des tâches de col blanc, avant que le marché des agents IA d'entreprise ne se structure autour d'autres acteurs. La stratégie est claire : ne plus réserver l'IA agentique aux équipes techniques, mais en faire un couche opérationnelle transversale, accessible à chaque département sans intervention du service informatique.

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Baz améliore la précision de la revue de code par agents IA grâce à Amazon Bedrock AgentCore
2794AWS ML Blog 

Baz améliore la précision de la revue de code par agents IA grâce à Amazon Bedrock AgentCore

Baz, une startup spécialisée dans l'automatisation des revues de code, a développé un agent IA capable de vérifier non seulement la qualité technique du code, mais aussi sa conformité aux spécifications produit et aux maquettes de design. Baptisé Spec Review Agent, ce système repose sur Amazon Bedrock et Amazon Bedrock AgentCore, les services d'IA managés d'AWS. Concrètement, l'agent s'active automatiquement à l'ouverture d'une pull request GitHub, interroge simultanément Figma pour récupérer les spécifications visuelles et Jira pour les exigences fonctionnelles, puis décompose l'ensemble en critères vérifiables. Il spawne ensuite des sous-agents parallèles, un par exigence, qui analysent le code source et interagissent avec l'environnement de prévisualisation via l'outil AgentCore Browser Tool, capable d'inspecter le DOM, de simuler des interactions utilisateur et de comparer visuellement l'interface rendue avec les maquettes Figma. L'enjeu est considérable pour les équipes de développement modernes. Jusqu'ici, la vérification qu'une fonctionnalité correspondait réellement à ce que le product owner avait demandé ou que le designer avait conçu reposait entièrement sur des tests manuels effectués par des équipes QA. Ces vérifications prenaient des heures, introduisaient des incohérences d'une release à l'autre et s'appuyaient sur une connaissance interne non documentée et donc fragile. En automatisant cette couche de validation, Baz cherche à supprimer le délai systématique entre la livraison du code et la détection des écarts, réduisant ainsi les régressions et accélérant les cycles de mise en production. Pour les équipes engineering qui travaillent à haute vélocité, c'est potentiellement une transformation profonde du workflow de review, qui passe d'une vérification de syntaxe à une validation de comportement réel. Ce projet s'inscrit dans une tendance plus large d'industrialisation des agents IA dans le cycle de développement logiciel, après l'émergence des assistants de génération de code comme GitHub Copilot. Amazon Bedrock AgentCore, lancé récemment par AWS, propose des primitives spécifiquement conçues pour l'orchestration d'agents multi-étapes en production, incluant la navigation web autonome, la gestion de la mémoire et l'exécution de code dans des environnements isolés. Baz exploite ces capacités pour bâtir une infrastructure d'orchestration déployée sur Amazon EKS, avec un Application Load Balancer en entrée. La prochaine étape logique pour ce type de système sera d'étendre la couverture au-delà des critères d'acceptation Jira et des maquettes Figma, vers des dimensions comme la performance ou l'accessibilité, transformant progressivement la revue de code en audit produit complet piloté par l'IA.

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BlueME : Ils ont créé la tech qui permet aux robots de communiquer à 700m sous la mer
2795Le Big Data 

BlueME : Ils ont créé la tech qui permet aux robots de communiquer à 700m sous la mer

Des chercheurs de l'Université de Floride ont développé BlueME, une antenne magnétoélectrique compacte permettant à des robots sous-marins autonomes de communiquer entre eux sur plus de 700 mètres de profondeur. Dirigé par le Dr Md Jahidul Islam, spécialiste en robotique marine, le projet repose sur un réseau d'antennes qui vibrent à leur fréquence naturelle pour émettre des signaux électromagnétiques à très basse fréquence. La consommation énergétique du système est remarquablement faible : environ 10 watts à pleine puissance, soit moins qu'une caméra stéréo standard. Ces signaux traversent les eaux troubles, les sédiments et les environnements sous-marins les plus hostiles sans être perturbés par les particules en suspension ni les échos, contrairement aux technologies acoustiques ou laser actuellement utilisées. Cette percée répond à une limitation critique des drones sous-marins actuels : incapables d'échanger des données complexes en pleine mission, ils doivent régulièrement interrompre leurs opérations et remonter à la surface pour transmettre des informations ou recevoir de nouvelles consignes. BlueME élimine cette contrainte en offrant des communications robot-à-robot fiables et continues dans des profondeurs significatives. Les applications envisagées sont nombreuses et concrètes : les marines militaires pourraient déployer des essaims de drones coopératifs pour détecter des dangers sans exposer de personnel humain, les entreprises offshore pourraient automatiser l'inspection de pipelines sous-marins, et les scientifiques pourraient surveiller des écosystèmes marins en temps réel sans interruption de mission. L'origine de BlueME illustre la fécondité des collaborations interdisciplinaires inattendues. Le Dr Adam Khalifa, spécialiste des implants médicaux miniatures sans fil, a rejoint le projet en apportant une analogie surprenante : le corps humain, composé essentiellement d'eau légèrement salée, pose aux signaux sans fil des défis physiques similaires à ceux rencontrés en milieu sous-marin. L'eau salée absorbe rapidement les ondes radio, forçant habituellement le recours à des antennes volumineuses ou à des niveaux de puissance élevés pour maintenir une communication. En transposant les techniques développées pour faire transiter des signaux à travers les tissus humains, l'équipe a conçu une architecture radicalement différente. Alors que la course à l'autonomie des drones sous-marins s'intensifie, notamment dans les secteurs de la défense, de l'énergie et de la recherche océanographique, BlueME positionne l'Université de Floride comme un acteur clé d'une infrastructure de communication sous-marine qui reste aujourd'hui l'un des derniers grands angles morts des réseaux connectés mondiaux.

RobotiqueActu
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☕️ Anthropic élargit l’accès à Mythos à une quinzaine de pays
2796Next INpact 

☕️ Anthropic élargit l’accès à Mythos à une quinzaine de pays

Anthropic a annoncé l'élargissement de son projet Glasswing à plus de 150 organisations réparties dans plus de 15 pays, contre une présence initiale limitée aux États-Unis et au Royaume-Uni. Ce programme donne accès à un aperçu anticipé de Mythos, le modèle d'IA le plus ambitieux du laboratoire californien. Parmi les nouvelles organisations intégrées figurent des acteurs des secteurs de l'énergie, de la santé, des télécommunications et de la construction informatique, dont beaucoup gèrent des bases de données critiques dont dépendent d'autres organisations, gouvernements inclus. L'Union européenne pourrait également rejoindre le périmètre, selon Bloomberg, qui cite l'ENISA, l'agence européenne pour la cybersécurité, comme potentielle première bénéficiaire européenne, bien que Bruxelles n'ait pour l'instant rien confirmé officiellement. Cet élargissement n'est pas anodin sur le plan stratégique. Anthropic se retrouve à quelques encablures d'une introduction en Bourse, et Mythos constitue à la fois son produit phare et son meilleur argument de vente auprès d'investisseurs et de grandes organisations. En intégrant des secteurs d'infrastructures critiques dans le projet Glasswing, le laboratoire positionne Mythos comme un outil de niveau souverain, capable d'adresser des besoins que les modèles grand public ne peuvent pas satisfaire. L'accès reste délibérément restrictif : les candidats doivent justifier de leur sérieux avant d'être admis, ce qui entretient une image d'exclusivité et renforce la perception d'un outil puissant et contrôlé. Anthropic joue également sur la dimension sécuritaire pour asseoir son positionnement. Le laboratoire prévient que les modèles concurrents de "classe Mythos" attendus dans les six à douze prochains mois pourraient ne pas intégrer les mêmes garde-fous contre les usages malveillants, une façon d'installer la comparaison avant même que ces modèles n'existent. Cette rhétorique accompagne la mise en avant de Claude Security, un service reposant sur Claude Opus 4.8 pour analyser des bases de code et proposer des correctifs de sécurité. La manœuvre est transparente mais efficace : en distribuant Mythos à des organisations influentes dans des secteurs stratégiques, Anthropic crée des ambassadeurs institutionnels avant l'ouverture commerciale, tout en construisant un récit autour de la "responsabilité" qui distingue le labo de ses rivaux OpenAI et Google DeepMind dans la course aux modèles de nouvelle génération.

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Claude Mythos : Anthropic ouvre son IA à 150 nouvelles organisations
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Claude Mythos : Anthropic ouvre son IA à 150 nouvelles organisations

Anthropic a annoncé le 2 juin 2026 l'élargissement de son programme Project Glasswing, ouvrant l'accès à son IA spécialisée en cybersécurité Claude Mythos à environ 150 nouvelles organisations réparties dans plus de 15 pays. Lancé en avril 2026, le programme comptait initialement une cinquantaine de partenaires parmi lesquels AWS, Apple, Google et Microsoft. Ces premiers participants auraient, selon Anthropic, identifié plus de 10 000 vulnérabilités critiques dans différents projets logiciels en l'espace de quelques semaines. La nouvelle vague d'organisations intègre des secteurs considérés comme essentiels : énergie, santé, télécommunications et gestion de l'eau. Sur le plan géographique, l'expansion touche plusieurs pays européens, mais aussi le Canada, l'Australie, le Japon, l'Inde et la Corée du Sud. L'ENISA, l'agence européenne de cybersécurité, figure parmi les nouveaux membres du programme. L'enjeu est considérable : en donnant à des défenseurs un accès anticipé aux capacités d'analyse de Mythos, Anthropic cherche à inverser l'asymétrie traditionnelle entre attaquants et défenseurs dans le cyberespace. Les secteurs critiques comme les hôpitaux ou les réseaux électriques sont des cibles de choix pour les cyberattaques, souvent paralysées par des failles logicielles non corrigées. Disposer d'un outil capable de détecter automatiquement ces vulnérabilités avant leur exploitation représente un avantage opérationnel majeur. Pour les équipes de sécurité, cela se traduit par une capacité à traiter en quelques jours un volume d'analyse qui aurait autrefois mobilisé des équipes entières pendant des mois. Project Glasswing illustre un débat structurant de l'industrie de l'IA : comment mettre à disposition des outils puissants sans les transformer en vecteurs d'attaque. L'accès à Mythos reste contrôlé et réservé à des acteurs vérifiés, une approche délibérément prudente face à des capacités qui, entre de mauvaises mains, pourraient tout aussi bien servir à exploiter les failles qu'à les colmater. La pression internationale avait par ailleurs pesé sur cette décision : plusieurs gouvernements et régulateurs hors des États-Unis réclamaient un accès équitable à ces outils, estimant ne pas pouvoir assurer la défense de leurs infrastructures sans disposer des mêmes capacités analytiques que leurs homologues américains. Cette expansion marque donc à la fois une réponse diplomatique et une validation commerciale du modèle : les résultats obtenus lors de la première phase ont suffisamment convaincu Anthropic pour accélérer le déploiement et asseoir Mythos comme référence dans la cybersécurité assistée par IA.

Panique sur Instagram : l’IA de Meta offre les comptes de stars aux hackers
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Panique sur Instagram : l’IA de Meta offre les comptes de stars aux hackers

Des cybercriminels ont exploité une faille critique dans l'assistant IA de Meta pour compromettre des milliers de comptes Instagram, vraisemblablement depuis février 2026. La technique était d'une simplicité déconcertante : les pirates initiaient une procédure de réinitialisation de mot de passe, simulaient la localisation de la victime via un VPN, puis manipulaient le chatbot Meta AI pour qu'il modifie l'adresse e-mail associée au compte ciblé, ouvrant ainsi la voie à une prise de contrôle totale. Des tutoriels vidéo décrivant cette méthode circulaient depuis plusieurs semaines dans des groupes Telegram spécialisés. L'affaire a éclaté publiquement le 31 mai 2026, quand le chercheur en renseignement open source ZachXBT a dénoncé sur X les permissions excessives accordées à l'assistant Meta AI, lequel pouvait réinitialiser des mots de passe sans authentification à deux facteurs ni vérification d'identité sérieuse. Parmi les comptes compromis figuraient des handles de grande valeur comme @hey et @jowo, dont la valeur cumulée dépasserait le million de dollars sur le marché gris, ainsi que des comptes appartenant à des chercheurs en sécurité reconnus comme Jane Manchun Wong. Certains comptes détournés ont même diffusé brièvement des contenus à caractère politique avant d'être récupérés. L'impact est double : financier et réputationnel. Des comptes à forte audience ont été revendus à prix élevé ou exploités pour usurper l'identité de marques, le temps que Meta déploie un correctif. Les victimes ordinaires, elles, ont perdu l'accès à leurs profils sans recours immédiat. Ce qui rend l'incident particulièrement préoccupant, c'est qu'une protection élémentaire suffisait à bloquer l'attaque : l'activation de l'authentification multifacteur, même par simple SMS, rendait la manœuvre inefficace. Les pirates eux-mêmes l'ont reconnu publiquement. La vulnérabilité a donc touché en priorité les utilisateurs qui n'avaient pas activé cette couche de sécurité de base, souvent par méconnaissance ou par négligence. Cet incident illustre un risque systémique croissant : à mesure que les entreprises confient à des agents IA des droits d'action sur des données sensibles, la surface d'attaque s'élargit considérablement. Un assistant de support mal configuré peut devenir un point d'entrée aussi dangereux qu'une API mal protégée. Les experts en sécurité réclament désormais des architectures dans lesquelles les agents IA ne peuvent effectuer d'actions sensibles, comme modifier les identifiants d'un compte, qu'après une vérification indépendante et une validation humaine. Meta a corrigé la faille, mais l'affaire pose une question structurelle qui dépasse Instagram : qui surveille les droits accordés aux systèmes d'IA, et selon quels standards ? Le secteur tech n'a pas encore de réponse unifiée, et des incidents similaires sont prévisibles chez d'autres acteurs ayant déployé des assistants IA avec des permissions étendues.

SécuritéActu
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Amnesty appelle à interdire les IA génératives entraînées sur du pillage de données
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Amnesty appelle à interdire les IA génératives entraînées sur du pillage de données

Amnesty International a publié un rapport détaillé sur les violations des droits humains causées par l'intelligence artificielle générative, appelant explicitement à interdire les modèles entraînés sur du scraping de données non consenti. L'organisation analyse l'ensemble de la chaîne de production de l'IA, des fabricants de puces GPU jusqu'aux contenus générés, en passant par la constitution des jeux de données. Elle cible directement les outils grand public les plus utilisés : ChatGPT, DALL-E, Gemini, Midjourney, LLaMA, Stable Diffusion et DeepSeek. Selon Amnesty, ces modèles ont été construits à partir de données collectées "sans la connaissance ni le consentement des personnes à l'origine des données", qu'il s'agisse d'utilisateurs de réseaux sociaux ou d'artistes. La conclusion est sans appel : le scraping massif et non consenti est "fondamentalement incompatible avec le droit international relatif aux droits humains", notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté par l'ONU en 1966. L'impact dépasse la seule question de la vie privée. Amnesty identifie des violations du droit à la non-discrimination, à la liberté d'expression et à la liberté de pensée. Le rapport pointe également les coûts environnementaux de l'IA générative, dont l'augmentation continue de la taille des modèles et des volumes de données nécessaires à leur entraînement affecte de manière disproportionnée les pays du Sud global. À cela s'ajoute une domination culturelle et linguistique anglophone structurelle, intégrée dès la phase de collecte des données. Pour l'ONG, derrière l'apparence de sophistication technologique se cache "une réalité faite de principes de conception qui bafouent les droits humains", comparables aux dérives des outils d'IA antérieurs à la générative. Ce rapport s'inscrit dans un mouvement plus large de contestation juridique et institutionnelle du modèle économique des grandes plateformes d'IA. En Europe, l'organisation noyb a déjà menacé Meta d'une class action pour l'entraînement de ses modèles sur des données d'utilisateurs européens, et plusieurs artistes ainsi que des éditeurs de presse ont engagé des procédures similaires aux États-Unis contre OpenAI et Google. Le règlement européen sur l'IA impose des obligations de transparence sur les données d'entraînement, mais les ONG estiment ces mesures insuffisantes. En demandant une interdiction pure et simple des systèmes bâtis sur du scraping non consenti, Amnesty franchit un cap rhétorique notable : il ne s'agit plus de réguler ces pratiques, mais de les proscrire au nom du droit international, ce qui pourrait alimenter de nouvelles stratégies judiciaires et législatives dans les mois à venir.

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NP COMPANY lève 6 millions d’euros avec le soutien des cofondateurs de Mistral AI et du fondateur de Dataiku
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NP COMPANY lève 6 millions d’euros avec le soutien des cofondateurs de Mistral AI et du fondateur de Dataiku

NP Company, une startup parisienne issue des laboratoires de l'Inria, a annoncé une levée de fonds de 6 millions d'euros. Le tour de table réunit des investisseurs de premier plan, dont les cofondateurs de Mistral AI et le fondateur de Dataiku, Florian Douetteau. La jeune pousse développe des logiciels d'intelligence artificielle destinés à la conception d'objets physiques complexes : avions, réacteurs nucléaires, composants électroniques et centres de données. Ce financement signe la montée en puissance d'un segment encore peu médiatisé de l'IA : les outils de simulation et d'ingénierie assistée par intelligence artificielle. Les secteurs industriels concernés, aéronautique, énergie et semiconducteurs, sont réputés pour leurs cycles de développement longs et leurs coûts de prototypage massifs. En accélérant la phase de conception, NP Company promet des gains de temps et d'argent significatifs pour des industries où une erreur de calcul peut coûter des centaines de millions d'euros. L'émergence de NP Company s'inscrit dans une tendance plus large où la France ambitionne de transformer sa recherche fondamentale en champions industriels de l'IA. L'Inria, incubateur d'où est sortie la startup, a déjà contribué à former plusieurs équipes qui ont rejoint Mistral AI. La présence des cofondateurs de Mistral au capital n'est pas anodine : elle signale que l'IA générative commence à irriguer des domaines d'ingénierie complexes, traditionnellement dominés par des logiciels lourds comme ceux d'Ansys ou Siemens. Cette levée devrait permettre à NP Company de recruter et d'accélérer ses déploiements chez des industriels.

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