Anthropic a déposé publiquement son prospectus S-1 auprès de la SEC. L'entreprise vise une introduction au Nasdaq sous le symbole « ANT », et c'est une première pour un grand laboratoire d'IA. Le document fait 335 pages, dont une centaine sur les risques, et affiche 11,6 milliards de dollars de revenus. Selon la MIT Technology Review, l'opération valoriserait l'entreprise à plus de 1 500 milliards de dollars. Anthropic avait déjà soumis un dossier confidentiel en juin.
Meta, de son côté, fait machine arrière sur le calendrier. Le groupe a repoussé du 30 octobre au 20 novembre l'entrée en vigueur de ses nouvelles conditions commerciales, après une semaine de polémique. Le texte l'autorisait à utiliser des crawlers pour accéder à du contenu, l'indexer et le réutiliser. Le délai est donc de trois semaines, mais on ne sait pas encore si le contenu du texte changera.
Enfin, OpenAI a annoncé ce mardi trois découvertes qu'elle qualifie de majeures, en mathématiques, en informatique et en physique. Elle propose aussi une nouvelle façon de collaborer avec les universitaires. L'annonce arrive moins d'un mois après la publication en masse de centaines de manuscrits censés résoudre de vieilles questions mathématiques, ce qui laisse penser qu'elle sera examinée de près.
Entre l'entrée en Bourse d'Anthropic, les règles de Meta sur les données et les promesses scientifiques d'OpenAI, une même question se pose : qui a le droit de dire ce que l'IA vaut, et sur quelles preuves ?