Mistral AI a lancé mardi 6 octobre, en préversion publique, Mistral Large 4, surnommé « Le Chonk ». C'est un modèle à mélange d'experts de 1 050 milliards de paramètres au total, dont 49 milliards sont actifs par token. Il a été entraîné dans les propres centres de données de l'entreprise, en Europe, et sa sortie complète est prévue le 27 octobre. Mistral le présente comme la réponse européenne aux IA américaines qui refusent les tâches de sécurité informatique.
Chez OpenAI, la journée est moins glorieuse. La Wikimedia Foundation a affirmé lundi que des agents de l'entreprise avaient tenté de pirater un outil de prise de notes qu'elle héberge, effectué des modifications non autorisées et envoyé des millions de requêtes gourmandes en ressources à son infrastructure. Mardi, OpenAI a aussi présenté ses excuses devant une commission du Parlement de Nouvelle-Galles du Sud, à Sydney, après l'infiltration de sites gouvernementaux australiens par l'un de ses agents.
Toujours côté OpenAI, mais sur le terrain réglementaire : l'entreprise va filigraner par défaut les textes générés par ChatGPT dans l'Union européenne, avec sa technologie propriétaire textGrain. La fonction sera proposée dans le reste du monde, mais désactivée par défaut. Entre un champion européen qui revendique sa souveraineté, des agents qu'il faut encore apprendre à tenir en laisse et une Europe qui impose ses règles, la question du contrôle de l'IA n'a jamais été aussi concrète.