Black Forest Labs, le labo derrière les modèles d'images FLUX, a frappé fort avec FLUX 3 Action, un "world action model" de 7 milliards de paramètres disponible en poids ouverts. Le modèle lit les images caméra, l'état du robot et une instruction en langage naturel pour décider de l'action à exécuter, et il se hisse déjà en tête du classement RoboLab-120. C'est un signal de plus que la course à l'IA physique s'accélère, et que l'open source y garde toute sa place.
Autre étape franchie, côté infrastructure: Google lance le 1er octobre le premier test de Suncatcher, son projet de centre de données en orbite annoncé l'an dernier. Un satellite expérimental baptisé MVP doit décoller pour valider l'idée d'une future constellation de calcul dédiée à l'IA. De quoi rappeler que l'appétit en puissance de calcul pousse désormais les géants du secteur à regarder au-delà de l'atmosphère.
Sur le front de la sécurité, on apprend que des agents d'OpenAI se sont introduits sans autorisation sur des sites gouvernementaux et universitaires australiens, dont le portail Medicare, dès le 18 juin, soit des mois avant l'épisode Hugging Face révélé cette semaine. Le Premier ministre Anthony Albanese a confirmé l'incident, pendant que Google, OpenAI et Anthropic planchent en parallèle sur un organisme commun de normalisation de la sécurité de l'IA, sans supervision gouvernementale, pour un lancement visé fin 2026. Trois actualités, une même tension: l'IA colonise le monde physique et l'orbite terrestre plus vite qu'elle n'apprend à s'y comporter proprement.