Jensen Huang a réaffirmé, lors de la conférence Goldman Sachs Communacopia début septembre, sa prévision de croissance de 70 % du chiffre d'affaires de Nvidia, visant un total record de 680 milliards de dollars pour le prochain exercice fiscal. Mais derrière ce chiffre, les directeurs des systèmes d'information s'interrogent de plus en plus sur le retour sur investissement réel de l'IA générative. L'écart se creuse entre l'euphorie des marchés et la difficulté, en interne, à justifier des budgets qui explosent.
Microsoft AI a publié lundi un projet de "Humanist AI Code of Conduct" et ouvert une consultation publique de six semaines sur le comportement de ses modèles frontière MAI. Mustafa Suleyman, qui dirige l'IA chez Microsoft, résume la doctrine du texte par une formule sans détour : "Si ce n'est pas sûr, nous ne le construisons pas." Le document place le contrôle humain au-dessus de l'autonomie et refuse toute idée de vie intérieure ou de droits pour les systèmes.
Reach Capital, société de capital-risque californienne, a bouclé son cinquième fonds à 265 millions de dollars, portant ses actifs sous gestion au-delà du milliard de dollars. Soutenue notamment par la Fondation LEGO, cette levée confirme un virage des investisseurs vers l'IA d'augmentation en entreprise plutôt que le remplacement pur et simple des salariés. Trois signaux, une même tension : entre la croissance promise par Nvidia, les garde-fous posés par Microsoft, et les paris plus mesurés de fonds comme Reach Capital, l'IA de 2026 cherche encore son équilibre entre ambition et confiance.