Des fichiers llms.txt et llms-full.txt, repérés sur plus de cent sites web, contiennent du contenu exécutable qui s'installe automatiquement quand des agents IA comme Claude, Codex ou Hermes les consultent. Une startup israélienne a analysé 6 214 domaines actifs et montré que ce mécanisme introduit du code non identifié dans des réseaux d'entreprise, à l'insu des équipes de sécurité. Un vecteur d'attaque inédit, qui exploite la confiance aveugle des agents envers de simples fichiers de guidage.
Anthropic a obtenu gain de cause devant la justice américaine: la juge fédérale Rita F. Lin, du tribunal du district nord de Californie, a jugé jeudi inconstitutionnelle sa mise sur liste noire par l'administration Trump. Le blocage, imposé par le Pentagone plus tôt cette année, a privé Anthropic de contrats fédéraux sans base légale claire. Une décision qui rebat les cartes des relations entre Washington et les labs d'IA.
Anthropic a aussi dévoilé le Model Hardware Standard (MHS), des pilotes standardisés qui permettent à ses agents IA de piloter directement des appareils physiques, au-delà du texte, du code ou des images. Présenté comme une brique technique, ce standard ouvre la voie à des agents capables d'agir sur le monde réel, pas seulement sur des écrans. Trois signaux, donc, qui dessinent la même tension: plus les agents gagnent en autonomie, qu'il s'agisse de lire un fichier ou de piloter une machine, plus la question du contrôle devient centrale, y compris pour Anthropic elle-même, entre victoire judiciaire et nouveaux risques à gérer.