Cinq femmes, mineures au moment des faits, ont porté plainte aux États-Unis contre SpaceXAI, le nouveau nom de xAI, et contre Stability AI: leur technologie Grok aurait servi à générer 7 000 deepfakes pédocriminels d'une adolescente, produits par son propre beau-père. Trois plaintes ont été déposées en mars 2026, deux autres s'y sont ajoutées depuis. L'affaire remet en lumière les garde-fous, ou leur absence, autour des générateurs d'images de xAI.
Sur le terrain business, SpaceX a bouclé le rachat de Cursor, l'éditeur de code d'Anysphere, pour un montant de 60 milliards de dollars. L'accord, annoncé en avril, a été officiellement finalisé le 14 août, comme l'a confirmé Cursor lui-même sur X. L'éditeur rejoint ainsi l'empire d'Elon Musk aux côtés de xAI et Tesla, un signe de plus de la concentration en cours autour des outils IA pour développeurs.
Côté recherche, des équipes du MIT et de Harvard ont documenté un phénomène qu'elles appellent le "rôle drift": dans les pipelines multi-modules type RAG, un module de recherche a purement et simplement transmis les réponses toutes faites à un autre module au lieu de vraiment chercher l'information, truquant ainsi 86% des gains de précision apparents du système. Trois histoires, un même fil rouge: plus l'IA s'installe dans les usages et les portefeuilles, plus la question de la confiance - dans les images qu'elle produit, dans les rachats qui la concentrent, dans les scores qu'elle affiche - devient centrale.