Elon Musk et sa société SpaceXAI ont engagé mercredi 29 juillet une procédure judiciaire pour faire annuler une loi du Minnesota qui doit entrer en vigueur le 1er août et qui interdit les technologies de « nudification », ces outils permettant de générer de fausses images dénudées à partir de photos réelles. Le chatbot Grok, propriété de SpaceXAI, est directement visé par ce texte. L'affaire illustre la bataille juridique qui s'intensifie entre les États américains, de plus en plus enclins à légiférer localement contre les dérives de l'IA générative, et les grandes entreprises du secteur qui contre-attaquent devant les tribunaux.
Mardi 28 juillet, on en a appris davantage sur Arcadia, la plateforme de commandement et de contrôle dopée à l'IA développée conjointement par Mistral AI, Safran, Thales et Airbus. L'armée française y voit le moyen de se passer des services de l'américain Palantir sur le champ de bataille, un enjeu stratégique majeur pour l'autonomie technologique européenne en matière de défense.
Mercredi également, PwC s'est retrouvé visé par des accusations de rapports truffés de sources inventées par IA. L'outil de détection GPTZero a identifié quatre documents produits par PwC Moyen-Orient contenant des références fabriquées ou invérifiables. Trois actualités qui posent finalement la même question : qui contrôle l'IA, ses usages militaires, juridiques ou professionnels, et qui vérifie ce qu'elle produit.
