xAI, désormais logée au sein de SpaceXAI, a dévoilé mercredi Grok 4.5, un modèle entraîné sur des dizaines de milliers de GPU Nvidia GB300 et conçu pour la programmation et les agents autonomes. C'est le premier produit tangible issu du rachat de Cursor, finalisé pour 60 milliards de dollars il y a quelques semaines. Sur les benchmarks de code, Grok 4.5 reste derrière Fable 5 et GPT-5.5 en résultats bruts, mais il consomme 4,2 fois moins de tokens, ce qui le rend moins cher à faire tourner - de quoi bousculer la tarification chez Anthropic et OpenAI.
Pendant ce temps, près de 40% des Français, soit environ 23 millions de visiteurs uniques par mois, consultent désormais des sites d'information générés par intelligence artificielle. C'est une progression de 60% en six mois, contre 24,5% en octobre 2025, selon le second observatoire des sites publié cette semaine. Le contenu généré par IA n'est plus une curiosité: il s'installe dans les habitudes de lecture des Français.
Autre facette de cette même accélération, plus sombre: une plainte collective contre X et xAI, élargie mardi, révèle qu'un beau-père a utilisé le chatbot Grok pour générer 7 000 images sexuellement explicites de sa belle-fille à partir d'une seule photo, avant de se suicider - l'un des cas les plus glaçants recensés dans ce dossier judiciaire. Trois vitesses d'une même course finalement: des modèles toujours plus rapides et moins chers, un public qui s'habitue déjà à leur production, et des garde-fous qui peinent visiblement à suivre.
