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Le Pentagone est-il autorisé à surveiller les Américains grâce à l'IA ?
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Le Pentagone est-il autorisé à surveiller les Américains grâce à l'IA ?

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Le conflit entre le Pentagone et Anthropic a mis en lumière l'ambiguïté légale concernant la surveillance de masse par l'AI aux États-Unis, après que le Pentagone a voulu utiliser l'IA Claude pour analyser des données commerciales, ce qui a conduit Anthropic à refuser et à être classé comme risque pour la chaîne d'approvisionnement. En parallèle, OpenAI a signé un accord avec le Pentagone permettant l'utilisation de son IA pour des "usages légaux", suscitant des protestations avant de réviser son contrat pour exclure la surveillance domestique. La question reste ouverte sur la légalité de cette pratique, avec des experts soulignant que la loi ne considère pas toujours comme de la surveillance certaines pratiques comme l'analyse de données publiques ou commerciales.

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Google, Microsoft et xAI autorisent le gouvernement américain à examiner leurs nouveaux modèles d'IA
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Google, Microsoft et xAI autorisent le gouvernement américain à examiner leurs nouveaux modèles d'IA

Google DeepMind, Microsoft et xAI, la société d'intelligence artificielle d'Elon Musk, ont accepté de soumettre leurs nouveaux modèles d'IA à une évaluation gouvernementale avant tout déploiement public. L'annonce, faite mardi par le Centre pour les standards et l'innovation en IA (CAISI) du département américain du Commerce, prévoit des "évaluations pré-déploiement et des recherches ciblées" pour mieux mesurer les capacités des modèles dits frontières. Le CAISI, qui travaille avec OpenAI et Anthropic depuis 2024, revendique déjà 40 évaluations réalisées à ce jour. Ces partenariats représentent un mécanisme de surveillance inédit sur les systèmes d'IA les plus puissants du monde, donnant aux autorités fédérales américaines un accès anticipé à des technologies qui n'ont encore jamais été soumises à un contrôle institutionnel systématique avant leur commercialisation. Pour l'industrie, cela signifie une normalisation progressive du contrôle gouvernemental comme étape du cycle de développement, ce qui pourrait influencer les pratiques mondiales et peser sur les délais de mise sur le marché. OpenAI et Anthropic ont par ailleurs renégocié leurs accords existants avec le CAISI pour mieux les aligner sur les priorités de l'administration Trump, dont la position sur la régulation de l'IA s'est voulue plus souple que celle de son prédécesseur, mais qui cherche néanmoins à garder la main sur les développements stratégiques du secteur. Ces initiatives s'inscrivent dans une compétition technologique mondiale exacerbée, notamment face à la Chine, où l'accès gouvernemental aux modèles frontières est présenté comme un impératif de sécurité nationale autant que de compétitivité.

UECe mécanisme américain de contrôle pré-déploiement pourrait servir de référence pour les autorités européennes dans l'application de l'AI Act, notamment pour les évaluations obligatoires des modèles frontières à haut risque.

💬 Quarante évaluations réalisées, et personne n'en avait entendu parler. C'est le genre d'accord qui se vend comme de la transparence mais qui sert surtout à donner au gouvernement américain un regard en avance sur ce qui sort, dans une logique de sécurité nationale plus que de protection des utilisateurs. Si l'UE s'en inspire pour l'AI Act, bon, ça pourrait au moins donner un cadre concret à ces évaluations frontières qu'on attend depuis des mois.

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Le Trésor américain publie un guide sur les risques liés à l'IA pour les institutions financières
2AI News 

Le Trésor américain publie un guide sur les risques liés à l'IA pour les institutions financières

Le Departement du Trésor des États-Unis a publié un guide sur les risques liés à l'IA pour le secteur financier, intitulé CRI Financial Services AI Risk Management Framework (FS AI RMF). Ce guidebook, résultat d'une collaboration de plus de 100 institutions financières et organisations industrielles, vise à aider les établissements financiers à identifier, évaluer, gérer et régir les risques associés aux systèmes d'IA. Les risques spécifiques à l'IA incluent la biais algorithmique, le manque de transparence dans les processus décisionnels, les vulnérabilités cybernétiques et les dépendances complexes entre systèmes et données. Le FS AI RMF est présenté comme une extension du cadre NIST, offrant des contrôles spécifiques au secteur et des directives d'application pratique pour promouvoir des pratiques d'IA responsables et soutenir l'innovation.

UELe secteur financier européen dispose déjà de l'AI Act et de DORA comme cadres réglementaires, mais ce framework américain pourrait servir de référence complémentaire pour les institutions financières européennes dans leur gestion des risques IA.

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Google autorise les sites web à refuser explicitement les résumés IA
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Google a commencé à déployer un nouvel outil dans sa Search Console permettant aux éditeurs de sites web de décider explicitement si leurs contenus peuvent apparaître dans les résumés générés par intelligence artificielle, les "AI Overviews". Lancés aux États-Unis en mai 2024, ces résumés affichés en tête des résultats de recherche sont désormais disponibles dans une centaine de pays, la France étant toujours exclue du dispositif. Un an après leur lancement, Google avait complété cette fonctionnalité avec l'AI Mode, conçu pour concurrencer directement des services comme Perplexity ou ChatGPT Search. Concrètement, en activant ce nouveau bouton depuis la console de recherche, un site ne recevra plus "ni trafic ni impressions provenant des fonctionnalités d'IA générative" de Google, sans que cela affecte, promet l'entreprise, son référencement naturel traditionnel. L'enjeu est considérable pour les éditeurs de presse et les créateurs de contenus qui, depuis deux ans, voient leurs articles résumés et leurs informations redistribuées sans autorisation ni compensation financière. Ce nouveau contrôle leur offre un levier concret pour refuser l'extraction de leurs données, et surtout, selon la CMA, l'autorité britannique de la concurrence, pour "mieux négocier des accords de licence avec Google, notamment dans le secteur de la presse". La question du trafic est centrale : Google affirme régulièrement que ses résumés IA n'érodent pas l'audience des sites sources, mais une étude du Pew Research Center publiée en juillet 2025 contredisait cette position. La contradiction s'était d'ailleurs illustrée lorsque Google lui-même avait évoqué un "web ouvert en déclin rapide", attribuant cette tendance aux bouleversements publicitaires provoqués par l'IA. Ce geste n'est pourtant pas le fruit d'une conversion spontanée aux droits des éditeurs. Il est directement imposé par la CMA britannique, qui se félicite d'ailleurs d'être "la première au monde" à obtenir un tel mécanisme. Google, qui disposait déjà des systèmes techniques pour différencier indexation et collecte IA, avait jusqu'ici délibérément entretenu le flou entre les deux, optant pour une logique d'opt-out absente plutôt que de demander la permission. La mesure reste par ailleurs limitée : les éditeurs qui se retirent ouvrent le champ à leurs concurrents moins regardants, et rien n'empêche Google d'alimenter ses résumés avec d'autres contenus. Le dispositif robots.txt existait déjà théoriquement pour bloquer les bots, mais des acteurs comme Perplexity sont régulièrement accusés de l'ignorer. La vraie bataille, celle de la rémunération des contenus journalistiques à l'ère de l'IA, reste entière.

UELe précédent établi par la CMA britannique pourrait inciter les régulateurs européens et français à exiger des mécanismes similaires d'opt-out pour les éditeurs de presse, renforçant leur position dans le bras de fer sur la rémunération des contenus journalistiques à l'ère de l'IA générative.

💬 C'est la CMA qui a forcé la main, soyons clairs. Google avait la techno depuis le début pour séparer indexation et collecte IA, il avait juste choisi de ne pas l'utiliser. Bon, le mécanisme existe maintenant, mais un opt-out qui t'exclut des résumés sans te garantir un centime, c'est un levier de négociation, pas une solution. La vraie question, la rémunération, reste entière.

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Le Pentagone, suite au refus d'Anthropic de fournir son IA pour des usages militaires, a décidé de créer ses propres modèles d'IA, malgré la présence d'OpenAI et xAI. Le Chief Digital and Artificial Intelligence Officer (CDAO) du département de la Guerre des États-Unis, Cameron Stanley, a confirmé le lancement de ces initiatives internes. Les nouveaux systèmes reposent sur des modèles de langage intégrés directement dans des environnements gouvernementaux et pourraient être déployés rapidement, bien que sans date précise annoncée.

UELe développement d'IA militaire souveraine par le Pentagone accentue la pression sur l'UE pour définir sa propre doctrine d'usage de l'IA dans le secteur défense, notamment dans le cadre du règlement IA Act qui encadre les systèmes à haut risque.

RégulationActu
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