Les États-Unis ont autorisé Nvidia à vendre des puces à un bureau vide en Chine
Des inquiétudes émergent sur la rigueur des vérifications menées par le département du Commerce américain et par Nvidia auprès des entreprises chinoises autorisées à manipuler les puces d'IA H200. Selon le New York Times, New Matrix figure sur la liste des sociétés approuvées, mais ses bureaux sont vides. Le journal décrit « une coquille grise et creuse, avec des fils qui pendent du plafond à la place des lampes ». Le quotidien n'a trouvé presque aucune trace d'une activité réelle de cette société, créée il y a 17 mois. Très peu d'informations existent en ligne à son sujet, et l'annuaire de l'immeuble qu'elle indique comme adresse ne la mentionne pas.
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Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de The Verge AI. Lire l'article original →
Ce cas jette un doute sur l'efficacité du filtrage censé encadrer les ventes de semi-conducteurs avancés vers la Chine. Si une entité sans présence physique ni existence commerciale visible peut obtenir un feu vert, rien ne garantit que les puces ne finiront pas entre les mains d'acteurs que Washington cherche justement à tenir à distance. Cela concerne autant Nvidia, dont le chiffre d'affaires dépend de ces ventes, que les décideurs chargés de faire respecter les règles d'exportation.
L'affaire s'inscrit dans le bras de fer entre les États-Unis et la Chine sur les technologies d'intelligence artificielle. Les autorités américaines ont autorisé des ventes de H200 sous conditions, en comptant sur une liste de partenaires contrôlés. Les révélations du Times pourraient relancer le débat sur la fiabilité de ce dispositif et pousser le Congrès ou le département du Commerce à exiger des vérifications plus strictes.
Pas d'impact direct sur la France/UE