Les clients de Salesforce s'attendent à de nouveaux frais pour utiliser Claude dans ses applications
Salesforce ouvre la voie à une facturation de l'usage des agents d'IA externes, comme Claude d'Anthropic, au sein de ses applications d'entreprise. Dès novembre, selon son site, l'éditeur exigera que les clients enregistrent tout agent conçu par un tiers qui agit en leur nom dans ses logiciels. Chaque action d'un agent comptera comme une « interaction » facturable, qu'il s'agisse de mettre à jour ou d'analyser des données stockées dans Salesforce. Aucun tarif n'a été publié et les péages ne sont pas encore activés : les clients peuvent expérimenter gratuitement encore un moment, tout en continuant de payer des fournisseurs comme Anthropic pour l'agent lui-même. Les nouveaux clients disposeront de trois mois après l'annonce des prix pour enregistrer leurs agents, et les clients existants ne seront touchés qu'au renouvellement de leur contrat. Un commercial de Salesforce a aussi évoqué auprès du consultant Nick Hamm une « licence headless » donnant un usage illimité des agents. Salesforce présente l'enregistrement comme une mesure de sécurité, chaque agent recevant sa propre identité et des droits d'accès aux données plus restreints que ceux d'un humain.
Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de The Information AI. Lire l'article original →
L'enjeu est financier pour les deux camps. Selon Nick Hamm, la plupart des 150 entreprises qu'il accompagne font déjà tourner l'IA d'Anthropic ou d'OpenAI dans Salesforce sans rien payer à l'éditeur, en contournant ses outils d'IA intégrés. Ces clients pourraient donc voir leur facture grimper nettement. Hamm prévient que, si les tarifs sont trop élevés, certains sortiront leurs données de Salesforce pour les analyser ailleurs sans surcoût. D'autres, comme l'opérateur de fibre Lumen, qui s'appuie jusqu'ici sur l'IA native de Salesforce, attendent la publication des prix avant de tester les nouveaux connecteurs. On ignore encore comment Salesforce contrôlera les agents que les clients exécutent eux-mêmes, par exemple ceux fondés sur OpenClaw, qui tournent sur un ordinateur et accèdent à toutes les applications qui s'y trouvent. Salesforce n'a pas répondu aux sollicitations.
Cette initiative s'inscrit dans une remise en cause du modèle d'abonnement par utilisateur, qui domine le logiciel d'entreprise. Si des agents d'IA exploitent les applications plus efficacement que des humains, le nombre de licences nécessaires pourrait fondre. Atlassian, Workday, ServiceNow et Datadog érigent eux aussi, à des degrés divers, des péages pour agents externes. Les éditeurs testent parallèlement une facturation à l'usage de leurs outils d'IA intégrés et des tarifs au résultat, où le client ne paie que si la tâche aboutit ou génère des revenus. La question centrale est de savoir si ces nouvelles sources compenseront un éventuel recul des revenus par siège, alors que la grande majorité des salariés n'a pas encore délégué son travail à l'IA. Cette stratégie a récemment rassuré les investisseurs de Salesforce.
Les entreprises européennes utilisant Claude ou d'autres agents d'IA dans Salesforce pourraient voir leur facture augmenter dès le renouvellement de leur contrat, une fois les tarifs publiés.