☕️ Une majorité d’Américains pensent que l’IA est une mauvaise chose pour la société
Alors que les élections de mi-mandat approchent aux États-Unis, prévues le 3 novembre, l'intelligence artificielle s'impose comme l'un des thèmes majeurs de la campagne. Un sondage de l'institut Ipsos réalisé pour le Washington Post et ABC News auprès de 2 545 Américains révèle que 57 % des sondés jugent l'IA néfaste pour la société, même si 50 % estiment qu'elle est une bonne chose pour eux personnellement. Les deux tiers considèrent que le gouvernement fédéral ne régule pas assez cette technologie, contre seulement 9 % qui pensent qu'il la régule trop. Mercredi 21 octobre, Donald Trump a réagi sur Truth Social en affirmant avoir imposé aux nouveaux centres de données, parfois « gigantesques », de produire leur propre électricité et de céder ou vendre leurs excédents à la communauté locale ou au réseau, ce qui, selon lui, entraîne une hausse du prix de l'électricité.
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Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de Next INpact. Lire l'article original →
Ce sondage met en lumière un décalage entre les préoccupations de l'opinion et le discours de l'industrie. Alors que les grands acteurs du secteur évoquent volontiers de supposés risques d'extinction de l'humanité, les Américains s'inquiètent surtout du piratage des systèmes informatiques, de leur capacité à prendre eux-mêmes leurs décisions, de la suppression d'emplois et de la montée des inégalités économiques. Les bénéfices attendus restent modestes : 34 % citent d'abord la facilitation des tâches du quotidien et le renforcement de la domination de leur pays dans le domaine, 20 % seulement croient à une productivité accrue, et 13 % à une création massive d'emplois. Pour les républicains, l'enjeu est direct, car l'implantation de centres de données est devenue un handicap électoral dans plusieurs communes, où les habitants redoutent la pression sur le réseau électrique et l'augmentation de leur facture.
Cette situation tranche avec la ligne suivie jusqu'ici par la Maison-Blanche. Donald Trump a longtemps soutenu l'industrie de l'IA sans tenir compte des critiques, et a récemment écarté toute régulation contraignante en misant sur la « responsabilité » des entreprises. Sa déclaration sur l'électricité des centres de données apparaît donc comme une tentative tardive de répondre à une impopularité déjà bien installée. Elle intervient à quelques semaines d'un scrutin où le coût de la vie, et en particulier celui de l'énergie, pèse lourd. Reste à savoir si cette annonce se traduira par des mesures concrètes et si les électeurs y verront autre chose qu'un geste de campagne. Le parti démocrate pourrait pour sa part s'emparer du thème de la régulation, que l'opinion réclame massivement, et en faire un axe de son offensive.
Pas d'impact direct sur la France/UE