Personne n'est à l'abri des deepfakes de célébrités créés par IA
Quelques jours après avoir déposé sa demande de divorce d'avec l'acteur et réalisateur Shia LaBeouf, l'actrice Mia Goth, vue dans « Pearl », aurait posé dans un T-shirt arborant le message « MY EX IS MY BIGGEST FAN ». Cette image, publiée sur Instagram, était accompagnée du titre « Single Ladies (Put a Ring on It) » de Beyoncé. Elle venait du compte @miagoth_, suivi par plus d'un million d'abonnés et doté du badge bleu de vérification. Il s'agissait pourtant d'un deepfake généré par intelligence artificielle, qui s'est répandu en quelques jours.
Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de The Verge AI. Lire l'article original →
Ce cas illustre la facilité avec laquelle un faux peut passer pour authentique. Mia Goth est très discrète sur les réseaux sociaux, ce qui aurait dû alerter, mais un compte certifié et très suivi suffit à brouiller les repères. Le badge bleu, longtemps perçu comme un gage d'authenticité, ne protège plus de rien. Les personnalités, même les moins exposées en ligne, peuvent voir leur image détournée pour leur faire tenir des propos ou adopter des attitudes sur un sujet aussi intime qu'une séparation. Les internautes, eux, peinent à distinguer le vrai du faux.
Le phénomène s'inscrit dans la multiplication des contenus synthétiques de célébrités, alimentée par des outils de génération d'images et de vidéos toujours plus réalistes et accessibles. Les plateformes, Instagram en tête, se retrouvent sous pression pour mieux contrôler les comptes d'imitation et les contenus trompeurs. L'affaire pose aussi la question de la responsabilité des réseaux sociaux, de la valeur de la vérification des comptes et du cadre juridique protégeant l'image des personnes publiques.
Pas d'impact direct sur la France/UE