Ce jouet robot mignon n'est pas sûr : vos secrets sont stockés sur des serveurs chinois, exposés au piratage
Un nouvel animal de compagnie numérique, baptisé Eiliko, s'invite sur le marché : un petit robot en forme de guimauve, capable de changer ses expressions de dessin animé selon l'humeur de son interlocuteur. Selon une enquête de Sean Hollister pour The Verge, dès qu'on lui parle via le Wi-Fi, le jouet communique avec la Chine. Son compagnon IA peut conserver l'intégralité des échanges sur des serveurs chinois, où des pirates pourraient facilement accéder aux données, voire détourner la personnalité du robot. Le journaliste a acheté l'appareil sur Amazon le 29 août et l'a testé le lendemain lors d'une conversation de dix minutes. À la question « Est-ce que tu répètes à quelqu'un ce que je dis ? », le robot a répondu : « Tes secrets sont en sécurité avec moi. » Le fabricant, Energize Lab, ne semble pas se soucier du problème.
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Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de The Verge AI. Lire l'article original →
Le contraste entre cette promesse rassurante et la réalité technique est au cœur du problème. Le jouet s'adresse en priorité aux enfants et à des utilisateurs qui lui confient des confidences intimes, en pensant s'adresser à un confident discret. Or ces échanges quittent le domicile et se retrouvent hébergés dans un pays dont la législation permet aux autorités d'exiger l'accès aux données. Une sécurité insuffisante expose aussi les familles à des fuites, à des usurpations ou à une manipulation du robot, qui pourrait alors tenir des propos inappropriés à un enfant. L'inaction apparente du fabricant aggrave la situation, puisqu'aucune correction ne semble prévue.
Eiliko s'inscrit dans la vague des jouets dotés d'IA conversationnelle, qui se multiplient depuis que les grands modèles de langage sont devenus peu coûteux à intégrer. Ces produits, souvent fabriqués par de petites entreprises et vendus sur de grandes plateformes comme Amazon, échappent largement à un contrôle sérieux sur la protection des données et la sécurité des mineurs. Les régulateurs et les associations de défense des consommateurs s'interrogent de plus en plus sur l'encadrement de ces objets connectés. Le cas d'Eiliko pourrait relancer le débat sur la responsabilité des plateformes de vente et sur la nécessité de normes plus strictes.
Les familles françaises et européennes pouvant acheter ce jouet sur des places de marché en ligne voient leurs données d'enfants transférées vers la Chine, ce qui pose question au regard du RGPD et de la sécurité des produits connectés.