☕️ YouTube Music étiquète à son tour les chansons générées par IA
YouTube Music s'apprête à afficher un badge « AI » sur les morceaux dans lesquels l'intelligence artificielle a joué « un rôle important ». Google rejoint ainsi Spotify et Deezer, qui signalent déjà ces contenus, tandis qu'Apple Music a lancé des travaux similaires récemment. En touchant le badge, l'auditeur accède à une explication, par exemple : « Ce contenu audio a été modifié ou entièrement généré à l'aide de l'IA ». Le dispositif reprend celui de YouTube, où les créateurs doivent déjà déclarer leur usage de l'IA et où la plateforme peut apposer elle-même l'étiquette « afin de réduire les risques pour les spectateurs ». Les partenaires de la filière musicale sont aussi invités à signaler leur recours à l'IA générative dans les vidéos téléversées, selon deux niveaux : « Fully Gen AI » et « Partly Gen AI ». Parallèlement, Deezer a annoncé un réglage permettant à ses abonnés de supprimer entièrement de leur écoute les titres générés par IA. Son directeur général, Alexis Lanternier, invoque une demande claire des utilisateurs et une responsabilité de « façonner un avenir fondé sur la transparence et le libre choix ».
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Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de Next INpact. Lire l'article original →
L'enjeu est d'abord pour l'auditeur, qui obtient une information jusque-là difficile à repérer : savoir si le morceau qu'il écoute provient d'un artiste humain, d'un outil génératif ou d'un mélange des deux. Google reconnaît que ses utilisateurs lui ont demandé d'être informés. Pour les artistes, l'étiquetage offre un début de distinction face à une production synthétique qui s'accumule. Le filtre de Deezer va plus loin en donnant un véritable pouvoir de choix, là où un simple badge laisse l'écoute inchangée. Reste une limite de taille : le système repose largement sur la déclaration des créateurs et des ayants droit, et un contenu non déclaré peut échapper à l'étiquette si la plateforme ne le détecte pas elle-même.
Cette multiplication des signalements répond à une inondation de contenus synthétiques. Chez Deezer, plus de la moitié des titres téléversés chaque jour sont désormais générés par IA, soit près de 90 000 morceaux quotidiens. Cette masse nourrit aussi la fraude aux écoutes, où des productions artificielles servent à capter des redevances au détriment des artistes. L'industrie musicale s'organise donc sur deux fronts : la transparence envers le public et la lutte contre la manipulation des streams. Google, qui promeut par ailleurs l'IA générative comme outil de création pour les artistes, tente de concilier cette ambition avec la demande de clarté des auditeurs. La suite dépendra de la fiabilité de la détection, de l'harmonisation des critères entre plateformes et de l'éventuelle généralisation de filtres comme celui de Deezer à Spotify, YouTube Music et Apple Music.
Deezer, entreprise française, propose à ses abonnés un filtre pour supprimer les titres générés par IA, et son directeur général Alexis Lanternier plaide pour la transparence, ce qui touche directement les auditeurs français et européens.