Character.AI est en faillite : que deviennent les données de ses utilisateurs ?
La procureure générale de l'État de New York, Letitia James, a révélé l'existence d'une enquête multi-États menée depuis plusieurs années contre Character.AI. Elle cherche désormais à imposer des protections sur les données des consommateurs susceptibles d'être cédées dans le cadre de la procédure de faillite de l'entreprise. Elle fait partie de 40 procureurs généraux issus des deux bords politiques, qui ont déposé un avis d'intérêt dans le dossier afin d'avertir toutes les parties des questions réglementaires à traiter lors de toute vente ou tout transfert de l'activité ou des actifs du débiteur. Character.AI a annoncé mardi son placement sous le régime du Chapitre 11 et la cession d'une partie de ses actifs à Disney.
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Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de The Verge AI. Lire l'article original →
Pour les utilisateurs, l'enjeu est considérable. Character.AI héberge des conversations très intimes avec des personnages d'IA, souvent menées par des adolescents, et ces échanges peuvent contenir des confidences personnelles, émotionnelles ou sensibles. Les procureurs généraux préviennent que le transfert de cette technologie et des données associées comporte des risques sérieux. Sans garde-fous, des informations recueillies dans un cadre de confiance pourraient passer entre les mains d'un acquéreur dont les usages et les protections restent inconnus. Cette démarche pourrait aussi fixer un précédent sur le sort des données d'utilisateurs lors de la faillite d'une entreprise d'IA grand public.
Cette intervention s'inscrit dans une pression réglementaire croissante sur les compagnons conversationnels. Character.AI a fait l'objet de critiques et de poursuites liées à la sécurité des mineurs, et plusieurs États enquêtent sur ces plateformes depuis des années. La faillite place désormais le tribunal au centre du dossier, avec Disney comme acquéreur identifié d'une partie des actifs. La suite dépendra des conditions que le juge et les États imposeront à la vente, notamment sur la suppression, l'anonymisation ou le consentement des utilisateurs avant tout transfert de leurs données.
Pas d'impact direct sur la France/UE