Andreessen Horowitz et General Catalyst se battent pour garantir à leurs startups l'accès aux puces dont elles ont besoin
Andreessen Horowitz envisage d'étendre l'offre de puissance de calcul qu'il propose à ses start-up. Il y a deux ans, le fonds de capital-risque avait constitué un cluster de 20 000 processeurs graphiques (GPU) à leur intention. Selon des sources proches du dossier, il discute aujourd'hui d'un élargissement, possiblement via deux sociétés de centres de données dans lesquelles il a investi. General Catalyst construit de son côté un centre de données destiné à alimenter en calcul les jeunes pousses de son portefeuille, selon deux autres personnes informées. Plusieurs autres fonds ont enfin recours à des courtiers pour dénicher les puces très recherchées dont leurs entreprises ont besoin.
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Ces initiatives montrent que l'accès aux serveurs d'intelligence artificielle est devenu un enjeu de survie pour les start-up, au point que les investisseurs s'en mêlent directement. Pour un fondateur, la promesse de capacités de calcul garanties peut peser autant qu'un chèque dans le choix d'un fonds. Les start-up qui n'ont pas de tels appuis risquent de se retrouver en position de faiblesse face à des concurrents mieux servis. Le métier de capital-risqueur évolue lui aussi, puisque certains fonds se rapprochent d'un rôle de fournisseur d'infrastructure.
Cette évolution découle de la course effrénée aux GPU, dont l'offre reste limitée face à une demande portée par les grands laboratoires et les géants du cloud, qui captent l'essentiel des livraisons. Les jeunes entreprises, moins bien placées pour négocier, cherchent donc des intermédiaires. Si ces fonds poursuivent dans cette voie, d'autres pourraient suivre, avec des investissements lourds et de possibles conflits d'intérêts entre rôle d'investisseur et de fournisseur.
Les start-up européennes sans fonds adossés à des capacités de calcul garanties pourraient être désavantagées dans l'accès aux GPU face à leurs concurrentes américaines.