Comment la nouvelle patronne d'Office chez Microsoft a redressé Copilot et convaincu Nadella
Durant l'été 2025, Microsoft recevait de nombreuses plaintes de clients au sujet de Copilot, son assistant d'intelligence artificielle. Les utilisateurs le jugeaient bogué et insuffisamment capable d'automatiser des tâches dans Excel ou PowerPoint. Face à ce constat, Charles Lamanna, alors président chez Microsoft et étoile montante du groupe, est allé voir le PDG Satya Nadella avec une proposition audacieuse: envisager de payer pour utiliser les modèles d'Anthropic afin d'améliorer Copilot. « À l'époque, c'était une hérésie », a-t-il confié dans un entretien.
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L'enjeu dépasse la simple correction de défauts techniques. Copilot est la vitrine de la stratégie de Microsoft pour faire payer l'IA aux entreprises qui utilisent ses logiciels de bureautique. Si l'assistant déçoit dans les applications les plus employées au monde, c'est la crédibilité de cette offre qui est menacée. En acceptant d'écouter l'idée de Lamanna, Nadella a montré que la qualité du produit pouvait passer avant la fidélité à un fournisseur. Pour les clients, cela ouvre la perspective d'outils plus fiables au quotidien. Pour Lamanna, l'épisode a visiblement contribué à sa promotion à la tête d'Office.
Le mot « hérésie » s'explique par la relation privilégiée de Microsoft avec OpenAI, dans laquelle le groupe a investi massivement et dont les modèles alimentent une grande partie de ses produits. Se tourner vers Anthropic, concurrent direct d'OpenAI, revenait à admettre qu'un autre acteur faisait mieux sur certains usages. Cette démarche illustre une tendance plus large: les géants du numérique cherchent à diversifier leurs sources de modèles plutôt que de dépendre d'un seul partenaire. La suite dépendra de la capacité de Copilot à convaincre durablement les entreprises clientes.
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