USA Today poursuit à son tour OpenAI en justice
USA Today Co., propriétaire du quotidien national et de plusieurs journaux locaux, a déposé jeudi une plainte contre OpenAI devant la justice américaine. L'éditeur accuse la société de Sam Altman d'avoir copié « des centaines de milliers » d'articles pour entraîner ses modèles d'intelligence artificielle, sans autorisation. Il réclame plus de 250 millions de dollars de dommages et intérêts, estimant que cette utilisation non autorisée de ses contenus a causé un préjudice « réel et continu » à ses titres. L'information a d'abord été rapportée par Reuters.
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Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de The Verge AI. Lire l'article original →
Cette action ajoute un nouveau nom à la liste déjà longue des médias qui poursuivent OpenAI. Pour la presse, l'enjeu est financier autant que juridique : si les tribunaux jugent que l'entraînement des modèles sur des articles protégés exige une licence, les éditeurs pourraient obtenir des compensations importantes et une position de force dans les négociations avec les développeurs d'IA. À l'inverse, une décision favorable à OpenAI fragiliserait le modèle économique d'une industrie dont les contenus alimentent des outils qui peuvent ensuite détourner son audience. Le montant réclamé, supérieur à 250 millions de dollars, montre aussi que les éditeurs chiffrent désormais très précisément la valeur de leurs archives.
Ce dossier s'inscrit dans une vague de contentieux sur le droit d'auteur visant OpenAI. Le New York Times avait ouvert la voie avec sa propre plainte, suivie par The Intercept, Ziff Davis (propriétaire de CNET), CBC/Radio-Canada et l'Encyclopaedia Britannica, entre autres. Ces procédures portent toutes sur la même question centrale : l'entraînement d'un modèle sur des œuvres protégées relève-t-il de l'usage loyal, ou constitue-t-il une contrefaçon ? En l'absence de jurisprudence tranchée, les décisions à venir pourraient redéfinir les relations entre médias et entreprises d'IA, entre licences payantes et affrontements judiciaires.
Pas d'impact direct sur la France/UE