L'ancien responsable d'Optimus chez Tesla lance une startup de robots industriels
Ashish Kumar, ancien responsable IA des robots humanoïdes Optimus chez Tesla, a cofondé une startup qui développe des robots non humanoïdes. Ces machines sont conçues pour accomplir des tâches normalement confiées à des travailleurs très qualifiés, notamment dans l'industrie manufacturière et l'aérospatiale, selon deux personnes ayant une connaissance directe du dossier. Baptisée Intelligent Machines et installée à San Francisco, la jeune pousse a déjà recruté plusieurs anciens membres de l'équipe Optimus. Elle est en train de lever un tour d'amorçage qui pourrait atteindre environ 100 millions de dollars, d'après l'une de ces sources. Pour l'instant, l'entreprise se concentre sur le logiciel destiné aux robots, même si ses dirigeants ont évoqué la possibilité de concevoir aussi le matériel.
Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de The Information AI. Lire l'article original →
Un tour d'amorçage de cette ampleur est exceptionnel et témoigne de l'appétit des investisseurs pour la robotique pilotée par l'IA. Le projet suggère aussi que la valeur à court terme pourrait se trouver moins dans les humanoïdes polyvalents que dans des robots spécialisés, taillés pour des gestes complexes que l'automatisation classique peine à reproduire. Pour les industriels, cela ouvrirait la voie à l'automatisation de postes qualifiés, où le savoir-faire humain restait jusqu'ici difficile à transférer à une machine. Le départ de plusieurs ingénieurs d'Optimus illustre en outre la concurrence pour les talents du secteur.
Intelligent Machines mise sur l'apprentissage par renforcement, une méthode qui récompense une IA lorsqu'elle atteint certains objectifs et la pénalise dans le cas contraire, afin de lui apprendre des tâches complexes. C'est la spécialité de Ashish Kumar, dont les recherches doctorales à l'Université de Californie à Berkeley portaient sur ce domaine. Cette approche s'inscrit dans la course actuelle à l'IA dite incarnée, où Tesla fait d'Optimus un pilier de sa stratégie. La suite dépendra de la capacité de la startup à finaliser son financement, à préciser son choix entre logiciel seul et conception de machines complètes, et à prouver ses résultats auprès de clients industriels.
Pas d\'impact direct sur la France/UE