Aller au contenu principal
Sécurité · Actu ·

Chaque labo d'IA se croit le plus responsable, et c'est ce qui alimente la course selon le chercheur en sécurité Ryan Greenblatt

Ryan Greenblatt, directeur scientifique de Redwood Research, une organisation spécialisée dans la sécurité de l'intelligence artificielle, estime à 50 voire 60 % la probabilité qu'un système d'IA échappe au contrôle humain si le développement du secteur se poursuit sur sa trajectoire actuelle. Il a livré ce chiffre lors d'un échange avec le podcasteur et neuroscientifique Sam Harris, qui s'est dit troublé par le décalage entre une estimation aussi alarmante et le rythme effréné auquel les laboratoires continuent de déployer leurs modèles. Harris a rappelé que les scientifiques du projet Manhattan, en 1945, avaient jugé qu'un risque de seulement 10 % de mettre le feu à l'atmosphère aurait suffi à interrompre les essais nucléaires. Greenblatt attribue cette course en avant aux dynamiques de compétition entre laboratoires comme Anthropic et OpenAI, chacun convaincu d'être l'acteur le plus prudent du secteur.

1 min de lecturePertinence 51

Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie

Source

Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de The Decoder. Lire l'article original →

Cette contradiction illustre un problème structurel de l'industrie de l'IA : même les chercheurs les plus préoccupés par la sécurité continuent de faire avancer une technologie qu'ils jugent potentiellement catastrophique, par crainte qu'un concurrent moins scrupuleux ne prenne l'avantage. Ce mécanisme, souvent appelé course aux armements de l'IA, dilue la responsabilité individuelle : si chaque acteur se perçoit comme le plus sûr, personne ne se sent légitime à ralentir seul, au risque de laisser le terrain à d'autres.

Face à cette impasse, Greenblatt place ses espoirs dans un accord international qui imposerait des règles communes à tous les laboratoires, sur le modèle des traités de non-prolifération nucléaire. Un tel encadrement supposerait une coopération entre Etats-Unis, Chine et autres puissances technologiques, aujourd'hui engagées dans une rivalité stratégique sur l'IA plutôt que dans une régulation concertée. Le débat, relayé par The Decoder, relance la question de savoir si l'autorégulation des entreprises du secteur suffira à contenir les risques qu'elles décrivent elles-mêmes comme existentiels.

Impact France / UEChamp produit par Le Fil IA

Pas d'impact direct sur la France/UE

À lire ensuite

01La panique autour de la sécurité de l'IA se généralise après les alertes d'un chercheur d'Anthropic sur CNN et Fox News37The DecoderSécurité 02« C'est le moment de s'inquiéter pour la sécurité de l'IA »46The Verge AISécurité 03La sécurité de l'IA relance la demande pour des organismes de contrôle indépendants, dont l'indépendance est mise en doute48The Information AISécurité 
Dossier · OpenAISuivi en continu par Le Fil IASuivre ce sujet →

Le brief du matin

L'essentiel de l'IA chaque jour. Gratuit, désinscription en un clic.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, l'essentiel de l'IA · désinscription en un clic

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.